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La laïcité et la foi sont-elles incompatibles ? – Café Théo du Vendredi 19 mars à Nogent le Roi

Chaque être humain éprouve naturellement une forme d’allégeance à son pays, parce qu’il se reconnaît comme citoyen de ce pays, avec les devoirs et les droits afférents à cette qualité ; mais l’homme ne vit pas que de pain, il a aussi des aspirations morales et spirituelles. Nous sommes des citoyens et non des clones, à savoir que si nous nous reconnaissons comme membres d’une même identité nationale, nous n’accordons pas à L’Etat la possibilité d’avoir  prise sur nos croyances et de formater nos consciences.

En outre, il n’y a pas de contradiction ni d’incompatibilité à être citoyen de sa nation et éprouver une sensibilité particulière vis-à-vis de tel ou tel univers spirituel qui nous est proche. On peut avoir pour la Mère Patrie des devoirs et l’aimer profondément, tout en ayant des devoirs spirituels et un amour infini pour le Père  céleste.

On peut également faire de toute idéologie une religion, comme l’écrit Edgar Morin : « En fait, la religion à dieu(x) est une religion du premier type. L’Europe moderne a vu apparaître des religions sans dieux qui s’ignoraient comme telles et que l’on peut appeler religions du second type. Ainsi, l’Etat-nation a secrété de lui-même sa propre religion. Puis, c’est la sphère laïque qui a élaboré des religions terrestres. Robespierre a voulu une religion de la raison, Auguste Comte a cru fonder une religion de l’humanité, Marx a créé une religion du salut terrestre qui s’est proclamée science. On peut même penser que l’esprit républicain de la France de la Troisième République avait quelque chose de religieux, dans le sens où il reliait ses fidèles par la foi républicaine et par la morale civique. Malraux, en annonçant que le XXI° siècle serait religieux, n’avait pas vu que le XX° siècle était fanatiquement religieux, mais inconscient de la nature religieuse de ses idéologies […] Nous avons besoin, pour poursuivre l’hominisation et civiliser la Terre, d’une force communicante et communiante. […] Ce serait une religion qui comporterait une mission rationnelle : sauver la planète, civiliser la terre, accomplir l’unité humaine et sauvegarder sa diversité » (E. Morin et A-B. Kerne, Terre Patrie, Paris, Seuil ; 1993, p. 205-207).

L’idéal de la laïcité que promeut la Loi 1905 n’est pas d’interdire la religion, ou de l’empêcher de s’exprimer, mais de promouvoir le respect de la diversité. Dans la pluralité des cultures et des convictions morales, politiques, philosophiques ou religieuses, qui caractérise la société française d’aujourd’hui, cette loi nous permet de construire une solidarité dans le respect de la dignité de chacun. Au lieu d’être animé par la rage de convaincre à tout prix, elle nous propose de développer une éthique du débat. A nous d’être assez civilisés pour respecter les croyances ou les opinions auxquelles nous n’adhérons pas, sans pour autant perdre l’avantage de défendre les nôtres. Liberté, égalité, fraternité sont bien les devises de la nation.

JC PERRIN.

Changer nos vies, avec l’aide de Dieu

La prédication de ce dimanche 7 mars porte sur Luc 13, 1 à 5, la réaction des disciples et de Jésus face à deux malheurs injustes :

1 En ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices.
2 Il leur répondit : Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ?
3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même.
4 Ou encore, ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu’elle a tués, pensez-vous qu’ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement.

S’il y a une grande part d’aléatoire dans la vie, il n’y a par contre pas de vie sans Dieu. Jésus, quant à lui, ne regarde pas à l’origine du malheur, mais à l’avenir des vivants. Il n’y a pas de fatalisme dans la vie, simplement des possibilités nouvelles. Nous avons tous la possibilité de changer nos vies, avec l’aide de Dieu.

Texte

Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Jean-Christophe Perrin (culte du 07/03/2010 a Marsauceux)

 

« Dieu est amour », ce n’est pas un vain message

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Beaucoup de gens n’ont de la religion qu’un rapport sporadique, superficiel, pour ne pas dire superstitieux. Pour eux, tout reste en surface, ils ne cherchent pas à approfondir leur foi, à sonder la profondeur des textes qu’ils lisent, ou à se remettre sérieusement en question.  Ils ne savent pas que les perles se trouvent non à la surface des vagues, mais dans la profondeur de l’océan. Ils ont peur de se mouiller et d’aller au fond des choses.

S’ils leur arrivent d’aller à l’église, à moins d’être dans une grande souffrance, les mots prononcés du haut de la chaire, telle l’eau ruisselant sur le duvet d’un canard, ne font qu’effleurer leur esprit sans parvenir à y entrer. Et pour peu qu’ils touchent en eux une corde sensible et les voilà dans l’indignation. Que Jésus ait pu bousculer les convictions de son époque passe encore, mais ils ont du mal à accepter qu’il puisse le faire encore  aujourd’hui. N’est-il pas cloué en haut d’une croix ?

Et pourtant, Dieu est amour.

Cela n’a rien de naïf, de vieux, ni de provocateur. C’est la vérité. Et cette vérité nous rendra libre. De quoi ? De notre rancœur, de notre ignorance des choses saines et vraies, de notre enfermement en nous-mêmes. Nous nous aimons souvent trop, mais mal.

« Dieu est amour », ce n’est pas un vain message. Mais il ne suffit pas de le dire ou de l’entendre, encore faut-il le vivre et y croire. Certes, si nous sommes trop occupés à crier à l’injustice, nous ne pourrons entrevoir la voie de la justesse. Si nous ne faisons que panser nos petits maux, nous ne saurons penser avec des grands mots.

L’amour est un grand mot. Un mot avec un A majuscule. Qui se conjugue au passé, au présent, au futur. A toutes les personnes. Pas juste « moi, moi, moi ». Mais aussi Tu. Et le divin Il/Elle, le collectif Nous. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce que nous n’osons pas. Nous ne sommes pas du monde, mais nous ne le savons pas. Nous pensons tout savoir. Mais le plus important nous échappe. « L’essentiel est invisible » disait Saint-Exupéry.

JC PERRIN.

Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez-le !

Les trois textes de ce dimanche 28 février  illustrent la révélation de Dieu aux hommes, à des hommes parfois endormis, qui comprennent ou écoutent imparfaitement, et son alliance avec eux.

Dans Genèse 15, 5 à 18, Abraham reçoit avec Foi l’annonce de sa descendance (v5 et 6). Dans un songe, le Seigneur lui annonce le destin d’Israël et son alliance avec sa descendance (v12 à 18).

Paul dans Philippiens 3, 17 à 4,1 s’adresse à des disciples qui ont déjà reçu le message de Jésus Christ, mais s’endorment dans leur confort (ne nous ressemblent-ils pas un peu ?) : « leur Dieu c’est leur ventre, … eux qui n’ont à cœur que les choses de la terre ». Paul les exhorte à revenir à Jésus Christ par l’exemple de quelques uns : « car notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons comme Sauveur Jésus Christ qui transfigurera notre corps »

Luc 9, 28 à 36, nous raconte avec détails le récit de la Transfiguration. Pendant que Jésus prie>, il est soudain transformé, éclatant de gloire. Moise et Elie apparaissent et parlent avec Jésus de sa mission à Jérusalem. Les disciples s’endorment (comme Abraham), puis se réveillent et sont éblouis et contents, sans bien comprendre. Dieu enfin révèle aux disciples la nature de Jésus : « celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

La prédication de Marie-Lise Riglet ce dimanche  porte sur le récit de Luc.

Texte

Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Marie-Lise Riglet (culte du 28/02/2010 a Dreux)

 

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