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La prédication de Jean-Christophe Perrin porte sur les lectures de Matthieu, Mtt4 :23-25, et Marc, Mc1 :14-15
Mt 4 :23-25
23 Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la bonne nouvelle du Règne et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.
24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amenait tous ceux qui souffraient, en proie à toutes sortes de maladies et de tourments — démoniaques, lunatiques, paralytiques — et il les guérit.
25 De grandes foules le suivirent, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de la Transjordanie.
Mc 1 :14-15
14 Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée ; il proclamait la bonne nouvelle de Dieu
15 et disait : Le temps est accompli et le règne de Dieu s’est approché. Changez radicalement et croyez à la bonne nouvelle.
Quelle est pour nous cette Bonne Nouvelle du Royaume ?
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Les trois textes de ce jour, 2 Samuel 12.1-16, Luc 7.36-8.3, Galates 2.16-21, nous parlent de l’homme pêcheur, mais sauvé par la grâce de Dieu et justifié par sa foi. « Ta foi t’a sauvé », « tes péchés sont pardonnés ». Ces deux phrases reviennent dans de nombreux passages des Evangiles.
La prédication de ce dimanche porte sur ce thème, principalement à partir de Galates 2.16-21 et Luc 7.36-50 :
Galates, 2,16-21 :
16 Sachant que l’être humain n’est pas justifié en vertu des œuvres de la loi, mais au moyen de la foi de Jésus-Christ, nous aussi nous avons mis notre foi en Jésus-Christ, afin d’être justifiés en vertu de la foi du Christ et non pas des œuvres de la loi — car personne ne sera justifié en vertu des œuvres de la loi.
17 Mais si, en cherchant à être justifiés dans le Christ, nous étions nous aussi trouvés pécheurs, le Christ serait alors serviteur du péché ? Jamais de la vie !
18 Si je reconstruis ce que j’ai détruit, je montre que je suis un transgresseur ;
19 en effet, par la loi, je suis moi-même mort pour la loi, afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec le Christ :
20 ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.
21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice est par la loi, alors le Christ est mort pour rien.
Puis Luc 7,36 à 8,3 :
Un des pharisiens l’invita à manger avec lui. Il entra donc chez le pharisien et s’installa à table.
37 Or une femme, une pécheresse de la ville, sut qu’il était à table chez le pharisien ; elle apporta un flacon d’albâtre plein de parfum 38et se tint derrière lui, à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus ; elle les essuyait avec ses cheveux, les embrassait et répandait sur eux du parfum.
39 En voyant cela, le pharisien qui l’avait invité se dit : Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse.
40 Jésus lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Maître, parle, répondit-il.
41 — Un créancier avait deux débiteurs ; l’un devait cinq cents deniers et l’autre cinquante.
42 Comme ils n’avaient pas de quoi le rembourser, il leur fit grâce à tous les deux. Lequel des deux l’aimera le plus ?
43 Simon répondit : Je suppose que c’est celui à qui il a fait grâce de la plus grosse somme. Il lui dit : Tu as bien jugé.
44 Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon : Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds ; mais elle, elle a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m’as pas donné de baiser, mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a pas cessé de m’embrasser les pieds. 46Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, puisqu’elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui l’on pardonne peu aime peu.
48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
49 Ceux qui étaient à table avec lui commencèrent à se dire : Qui est-il, celui-ci, qui va jusqu’à pardonner les péchés ?
50 Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée ; va en paix.
…
Dieu attend que nous acceptions sa grâce, lui confessions nos limites, nos fautes, nos péchés. Cet amour que Dieu donne est un envoi en mission. « Tes péchés sont pardonnés, va ».
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En ce mois de juin, marqué comme d’habitude par des catastrophes en tout genre, je soumets à votre attention la réflexion suivante :
« Nous ne nous représentons plus le futur à long terme sur un mode utopique parce que nous ne pouvons plus du tout nous le représenter, que ce soit ou non sous une forme utopique. Nous voici en quelque sorte privé d’avenir. Notre temps est en effet marqué par une grande difficulté à se projeter autrement qu’en perpétuant les diverses modalités d’un présent à déployer et à aménager. Les grandes utopies politiques du XX° siècle, dont on connaît les impasses et souvent le tragique, ont laissé place à une nouvelle croyance selon laquelle il n’y a rien d’autre que ce qu’il y a et à une certaine représentation de l’individu occidental comme forme historiquement achevé de l’humain […].
« Par ailleurs, l’économie se substitue aujourd’hui à la politique pour devenir le nom contemporain de l’inexorable nécessité, c’est-à-dire ce à quoi il est fait devoir de se résigner. Nous assistons impuissants à une sorte de fatalisation de l’histoire dont l’un des effets est de rabattre le désir sur le seul registre de la possession d’objets qui, à un moment donné, laisse parfois place à une profonde lassitude et même à une forme de désespérance […].
« En contrepoint du consentement résigné à ce qu’il y a, on peut ici retrouver le travail de Paul Ricœur sur ‘l’imaginaire social ou culturel’ qu’il problématise notamment à partir d’une reprise critique des concepts d’idéologie et d’utopie […].
« Si le maniement des concepts ‘idéologie’ et ‘utopie’ exige une grande prudence et l’exercice permanent de la critique, Ricœur n’en récuse pas tout emploi. Il cherche plutôt à dégager leur positivité en les maintenant dans une tension dialectique fructueuse : le ‘ainsi et pas autrement’ de l’idéologie et le ‘autrement qu’ainsi’ de l’utopie se corrigent mutuellement. En ce sens, l’utopie – étymologiquement ‘non lieu’ – constitue sans doute une relance de l’imaginaire social en empêchant de confondre une figure contingente de l’histoire avec un idéal achevé. Le monde comme l’existence singulière est [ainsi] ouvert ou rouvert par un impossible assouvissement […] » (Jean-Daniel Causse, L’instant d’un geste : le sujet, l’éthique, le don, Genève, Labor et Fides, 2008, p. 102-103).
Ce qui signifie que l’avenir n’est ni écrit d’avance ni identique au présent et, qu’en dépit de la vision fortement médiatisée d’un monde qui ne va qu’en empirant, il nous est permis de rêver. Héraclite disait : « les hommes construisent le monde (de demain) en rêvant ».
JC PERRIN
Dimanche 23 mai, l’Eglise Réformée de Versailles célébrait 8 confirmations et 1 baptême à l’occasion de la Pentecôte.
Notre pasteur Jean-Christophe Perrin présidait le culte en l’absence de pasteur titulaire à Versailles, dans l’esprit de solidarité entre paroisses du consistoire, tandis qu’une prédicatrice laïque de Versailles, Anne Petit, assurait le culte à Dreux. Environ 300 personnes étaient venues pour ce culte joyeux.
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