Le culte débute sous un soleil radieux. L’ assistance est contente de se retrouver et de voir les enfants présents assez nombreux avec leurs parents, les plus petits courant un peu partout.
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| 03 : Le pasteur accueille l’assemblée au culte de rentrée |
17 : Le soleil brille dans la cour du temple. |
Le culte débute avec le cantique 151 Je louerai tes merveilles de tout mon coeur, accompagné par Bernard à l’orgue. Dans la lecture du jour, Luc 15, 1-31, lue par Marie-Lise, Jésus nous enseigne combien Dieu accorde d’importance à l’accueil et la conversion des pêcheurs avec 3 paraboles célèbres, la parabole de la brebis perdue, celle de la piece retrouvée, et celle du fils prodigue.
Le pasteur a adapté sa prédication pour les nombreux enfants présents. Je l’ai transcrite ici à partir d’un enregistrement audio, avec en italique, quelques remarques décrivant la scène :
« Jésus essaie de nous faire comprendre son enseignement avec des paraboles. Le berger qui a 100 moutons laisse 99 moutons pour chercher celui qui est égaré. Je ne suis pas sûr qu’un berger ferait cela, surtout si il est seul. Le berger, on appelait ça jadis un pasteur. Est ce qu’un pasteur pourrait laisser sa paroisse pour aider une personne. On va voir… - le pasteur sort quelques instants et ramène un enfant -
Pourquoi j’ai fait cela ? Pour essayer de vous faire comprendre quelque chose. Je vois qu’il y en a qui pensent que le pasteur est devenu fou. Une parabole est une réponse qui est toujours à coté…
Qu’est ce que cela donnerait si un prof du collège demandait à un élève de faire une rédaction sur l’URSS des années 50 et si celui-ci répondait de façon imagée que c’est un colosse aux pieds d’argile et au corps d’airain et jamais ne parlerait des richesses naturelles en minerais, pétrole etc.. ? Si le prof est bien luné, il va comprendre qu’il s’agit d’un état très fort, mais très faible en réalité. Il y a aussi des chances que l’élève ait zéro. Ou encore si ta maîtresse ou future maîtresse te demande de raconter tes vacances et que tu lui réponds « mes vacances c’était comme un baba au rhum avec beaucoup de crème fouettée et un fort goût de rhum, le maître va comprendre que tu t’est amusé. Dans ses paraboles Jésus utilise un langage imagé pour faire comprendre quelque chose. Il donne l’exemple du berger avec sa brebis et il parle du Royaume. Il est très difficilede savoir si ce Royaume a un ciel, une terre, des immeubles, des oiseaux parce qu’on n’a aucune information. Il donne aussi l’exemple d’une petite vieille qui a une piece d’argent et qui se jette a 4 pattes pour la retrouver – le pasteur jette une piece aux enfants qui courent pour la ramasser – La piece représente beaucoup pour cette pauvre femme. La sagesse juive et chrétienne dit que Dieu a plus de plaisir pour un pécheur qui se repent que pour 10 000 sages qui font sa volonté. La personne qui se repent, Dieu a plus de plaisir à la voir qu’une personne qui a toujours bien fait.
La 3eme parabole, vous vous rappelez, c’est la parabole du fils prodigue. Le cadet veut son héritage tout de suite, il dépense tout. Quand il n’a plus rien il se met a garder les cochons, une horreur pour un juif, et même il voudrait bien manger la nourriture des cochons tellement il a faim. – le pasteur s’adresse aux enfants : ça sent pas bon un cochon – Il décide de retourner chez son père, … vous connaissez la suite. Le père l’accueille a bras ouverts et le fils ainé est jaloux. C’est difficile à comprendre une parabole ! On peut penser qu’il n’ y a pas de logique, celui qui dépense tout reçoit encore !
La parabole fait comprendre que le fils ainé est lui aussi un fils prodigue a certains égards, qu’il est toujours chez lui, chez son père, mais il s’est ennuyé, il l’a fait par devoir, par obligation. – on a reperdu la piècette, on va la rechercher – .. Le fils ainé n’a pas compris qu’on peut ne peut pas être heureux seul, indépendamment des autres, seulement en suivant la loi de Dieu. Le frère ainé n’a jamais apprécié ce que le père peut lui donner.
Donnes moi ! Ce sont tous les croyants, juifs, chrétiens, protestants, nous peut être, qui crions pour des récompenses, qui nous nous mettons a genoux pour demander « Dieu mets toi a mon service », et si je fais quelque chose pour toi, je le fais par obligation, pour avoir une récompense sans comprendre que tous les messages qui me sont donnés , je ne mérite aucun d’entre eux. La brebis perdue n’a pas de mérite, elle est simplement perdue.
Aujourd’hui on pense plutôt que la pièce ce n’est qu’une question matérielle, le fils prodigue n’a que ce qu’il mérite, si il revient il n’y a qu’à lui dire ses 4 vérités, et il doit faire comme ci, comme ça .
La logique du Royaume n’est pas la même que la logique terrestre , voilà ce sur quoi je voulais attirer votre attention. Amen».
Après la prédication, vient le moment de l’offrande. C’est aujourd’hui notre journée d’offrande où chacun donne selon ses moyens pour l’entretien de notre paroisse, puis viennent les annonces, très nombreuses au mois de septembre.
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| C’est le moment de l’offrande … | Les enfants jouent pendant les annonces |
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| Les annonces sont nombreuses | Un apéritif nous réunit à la sortie du culte |
A la sortie du culte, ceux qui ne sont pas trop pressés se retrouvent pour un apéritif. Les enfants sont préposés au service. Je tiens le buffet des boissons puis chacun se sert. Le pasteur et la présidente discutent avec un peu tout le monde. Quelques paroissiens discutent dehors profitant du beau temps et regardent avec curiosité ou scepticisme les travaux de la rue Mérigot (photo 14).
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| Une autre vue de l’apéritif. | 14 : Bernard, Edmond et Hélène regardent les nouveaux aménagements de la rue Mérigot |
Nous sommes une vingtaine pour le repas salle Waddington. Chacun déballe ses victuailles, sutout des salades composées et pâtés. Quelque petits sont restés avec leurs parents (photos 28, 26). L’ambiance est détendue. Dans mon coin Marie-Lise, Roger et Annick sont en grande discussion sur leurs souvenirs paroissiaux (photo 31), tandis qu’à l’autre extrémité de la table Elena, l’épouse du pasteur, joue avec les enfants (photo 28). Pour le dessert, Danielle nous a préparé un clafoutis aux pommes de Marsauceux (photo 27).
Philippe Riglet












