Ce dimanche de l’Avent est aussi un dimanche d’Ecole Biblique. Parents et enfants sont venus nombreux.
Pour la liturgie du pardon, le pasteur se saisit d’un pot en terre et raconte une histoire pour petits et grands : “c’est l’histoire de quelqu’un qui porte de l’eau tous les jours dans 2 cruches. L’ une est belle, bien décorée, et l’autre toute ébréchée, avec de l’eau qui fuit .. Au bout de 2 ans, la belle cruche est toute fière, l’autre est déprimée d’être aussi moche, aussi usée. Elle se dit “je ne sert à rien, mieux vaut me casser”. Le porteur d’eau lui dit pour la consoler : “regardes les belles fleurs sur ce chemin”. Il lui dit encore : “regardes bien, les fleurs poussent la où tu passes avec ta fêlure, grâce à l’eau que tu perds”. Même si on est fêlé, moche, on peut semer le bonheur sans le savoir, c’est les sens du pardon de Jésus Christ.”
Nous lisons 2 lectures qui nous parlent de Jean Baptiste et de son annonce de la venue du Christ :
Mathieu 3, 1-12 « En ce temps la parut Jean Baptiste .. »
Mathieu 11, 2-6 « Es tu celui qui doit venir ? »
J’ai retenu quelques extraits de la prédication de Jean-Christophe Perrin :
Jean Baptiste prépare la route et annonce la venue du Christ. Nous ne savons pas grand chose de Jean Baptiste, mais il semblait un peu excentrique, vêtu de peaux de chèvres et vivant au désert. Le second texte est normalement lu la semaine prochaine, mais il permet de mieux savoir qui est Jean Baptiste. Il annonce quelqu’un de plus grand que lui devant lequel il s ’efface. Il ne dit pas toute la vérité sur Jésus, il ne sait pas tout, il annonce un personnage terrible, il attend un juge. Jésus est humble et doux, à l’opposé de ce message. Jean Baptiste doute, il envoie des disciples pour savoir si c’est bien le Messie.
Chacun se fait une idée du Christ selon ses valeurs; Le pasteur est à l’image de Jean Baptiste,il précède le Christ. Il a ses forces, ses faiblesses, ses convictions, il a fait une rencontre avec la Parole. Il ne dit pas tout de Jésus Christ car il n’a qu’une vue partielle. Il doit s’effacer devant la Parole. Le pasteur ne doit imiter le Christ. Le pasteur ou tout prédicateur précède le Christ. Dans cette démarche, cette rencontre, il y a toujours eu quelqu’un avant (catéchisme, éducation).
Christ est venu par ceux qui nous ont précedé. Le précurseur s’est effacé. Il ne faut pas s’attacher a une personne forte et oublier le Christ. Le Christ nous demande de le rencontrer Lui. Il nous demande non pas de le suivre mais d’être son compagnon de route. Quand on s’est reposé, renforcé, quand on a fait un peu de route avec lui, il nous dit « allez m’annoncer, allez au devant de moi. » . Quand nous avons fait cette rencontre, on se sent réellement chrétien, sans aucun doute.
Il ne s’agit pas de moraliser sur ce qu’il faut faire, pas faire, comme le fait la sociéte. Si sur notre route, nous ne savons plus où est le Christ, nous pouvons être assurés de sa présence, rassurés, en regardant les autres qui cheminent. C’est le sens, la raison de nos communautés chrétiennes.
Nous ne connaissons pas tout du Christ. Ne tombons pas dans l’autocritique. Il ne sert a rien de jeter des tomates au prédicateur. Il ne sert a rien d’imposer ses vues aux autres. L’important c’est de témoigner de Jésus Christ sans le masquer. C’est écouter l’appel du Christ.
Nous annonçons cette espérance, le Christ va venir dans notre vie et ça peut changer toute l’existence. amen
A la fin du culte nous bavardons tranquillement en attendant les enfants et les moniteurs qui décorent la salle Waddington pour Noël. Quelques parent vont découvrir les travaux de leurs enfants.
Dans cette espérance de l’Avent, venez nombreux à notre fête de Noël du dimanche 16 décembre, à 14h (pas de culte le matin). Le culte sera suivi d’un goûter.
Philippe Riglet
