Archive for December, 2007

Culte du 9 décembre “Celui qui vient derrière moi est plus puissant que moi”

Saturday, December 15th, 2007

Ce dimanche  de l’Avent est aussi un dimanche d’Ecole Biblique. Parents et enfants sont venus nombreux.

Pour la liturgie du pardon, le pasteur se saisit d’un pot en terre et raconte une histoire pour petits et grands : “c’est l’histoire de quelqu’un qui porte de l’eau tous les jours dans 2 cruches. L’ une est belle, bien décorée, et l’autre toute ébréchée, avec de l’eau qui fuit .. Au bout de 2 ans, la belle cruche est toute fière, l’autre est déprimée d’être aussi moche, aussi usée. Elle se dit “je ne sert à rien, mieux vaut me casser”. Le porteur d’eau  lui dit pour la consoler : “regardes les belles fleurs sur ce chemin”. Il lui dit encore : “regardes bien, les fleurs poussent la où tu passes avec ta fêlure, grâce à l’eau que tu perds”. Même si on est fêlé, moche, on peut semer le bonheur sans le savoir, c’est les sens du pardon de Jésus Christ.”

Nous lisons 2 lectures qui nous parlent de Jean Baptiste et de son annonce de la venue du Christ :
Mathieu 3, 1-12 « En ce temps la parut Jean Baptiste .. »
Mathieu 11, 2-6 « Es tu celui qui doit venir ? »

J’ai retenu quelques extraits de la prédication de Jean-Christophe Perrin :

Jean Baptiste prépare la route et annonce la venue du Christ. Nous ne savons pas grand chose de Jean Baptiste, mais il semblait un peu excentrique, vêtu de peaux de chèvres et vivant au désert. Le second texte est normalement lu la semaine prochaine, mais il permet de mieux savoir qui est Jean Baptiste. Il annonce quelqu’un de plus grand que lui devant lequel il s ’efface. Il ne dit pas toute la vérité sur Jésus, il ne sait pas tout, il annonce un personnage terrible, il attend un juge. Jésus est humble et doux, à l’opposé de ce message. Jean Baptiste doute, il envoie des disciples pour savoir si c’est bien le Messie.

Chacun se fait une idée du Christ selon ses valeurs; Le pasteur est à l’image de Jean Baptiste,il précède le Christ. Il a ses forces, ses faiblesses, ses convictions, il a fait une rencontre avec la Parole. Il ne dit pas tout de Jésus Christ car il n’a qu’une vue partielle. Il doit s’effacer devant la Parole. Le pasteur ne doit imiter le Christ. Le pasteur ou tout prédicateur précède le Christ. Dans cette démarche, cette rencontre,  il y a toujours eu quelqu’un avant (catéchisme, éducation).
Christ est venu par ceux qui nous ont précedé. Le précurseur s’est effacé. Il ne faut pas s’attacher a une personne forte et oublier le Christ. Le Christ nous demande de le rencontrer Lui. Il nous demande non pas de le suivre mais d’être son compagnon de route. Quand on s’est reposé, renforcé, quand on a fait un peu de route avec lui, il nous dit « allez m’annoncer, allez au devant de moi. » . Quand nous avons fait cette rencontre,  on se sent réellement chrétien, sans aucun doute.

Il ne s’agit pas de moraliser sur ce qu’il faut faire, pas faire, comme le fait la sociéte. Si sur notre route, nous ne savons plus où est le Christ, nous pouvons être assurés de sa présence, rassurés, en regardant les autres qui cheminent. C’est le sens, la raison de nos communautés chrétiennes.

Nous ne connaissons pas tout du Christ. Ne tombons pas dans l’autocritique. Il ne sert a rien de jeter des tomates au prédicateur. Il ne sert a rien d’imposer ses vues aux autres. L’important c’est de témoigner de Jésus Christ sans le masquer. C’est écouter l’appel du Christ.

Nous annonçons cette espérance, le Christ va venir dans notre vie et ça peut changer toute l’existence. amen

A la fin du culte nous bavardons tranquillement en attendant les enfants et les moniteurs qui décorent la salle Waddington pour Noël. Quelques parent vont découvrir les travaux de leurs enfants.

Dans cette espérance de l’Avent, venez nombreux à notre fête de Noël du dimanche 16 décembre, à 14h (pas de culte le matin). Le culte sera suivi d’un goûter.

Philippe Riglet

S’encourager mutuellement, c’est important dans la vie.

Tuesday, December 11th, 2007

Une souris observait à travers la fente d’un mur, le fermier et sa femme ouvrir un colis :
Quelle est donc la nourriture que ce colis cache se demandait la souris ? Quel ne fut pas son choc que de  découvrir qu’il s’agissait d’une trappe à souris ! Elle se hâta donc à la grange pour proclamer le sévère avertissement : “Il y a une trappe à souris dans la maison. Il y a une trappe à souris dans la maison” !

Le poulet cacassa et se gratta le dos et, levant le cou, il répondit : “Monsieur Souris, je comprend que cela est un problème pour vous, mais cela n’a aucune conséquence pour moi. Cela ne me dérange pas”.

La Souris se tourna donc vers le cochon et lui dit : “Il y a une  trappe à souris dans la maison. Il y a une trappe à  souris dans la   maison” ! Le cochon se montra sympathique mais répondit : « Je suis très peiné Monsieur Souris, mais je ne peux rien faire si ce  n’est que de prier, mais  soyez assuré de mes prières »

La Souris se tourna alors vers la vache et lui  lança son cri d’alarme : « Il y a une trappe à souris dans la maison Il y a  une trappe à souris  dans la maison » ! Et la vache de répondre « Eh bien ! Monsieur  Souris, je suis peiné  pour vous, mais cela ne me fait pas un pli sur le ventre! »

C’est ainsi que Monsieur Souris s’en retourna à la  maison, la tête  basse et découragée d’avoir à affronter seule la trappe à souris du  fermier. Dans la nuit qui suivit, un bruit étrange fut  entendu dans la maison,  un bruit qui ressemblait à celui d’une trappe à  souris qui avait saisi  sa proie. La femme du fermier se précipita pour voir ce qui  avait été attrapé, mais dans la noirceur, elle ne vit pas que la queue d’un serpent  vénéneux avait été happée par la trappe à souris. Affolé, le serpent mordit la femme du fermier qui s’empressa de la  conduire à l’hôpital, mais hélas, elle revint à la maison avec une forte fièvre.

Et tout le monde sait bien qu’il faut soigner une forte fièvre avec une soupe au poulet. Et le fermier sortit donc sa machette pour apporter le principal ingrédient pour la soupe.

Malgré ça, la maladie de la femme du fermier empirait à ce point que tous les amis et les voisins vinrent  veiller 24 heures sur 24 à son chevet. Et pour les nourrir, le fermier fit boucherie avec le cochon. Malheureusement, la femme du fermier ne prit pas de mieux et elle finit par mourir.

C’est ainsi que beaucoup de gens vinrent à ses funérailles et le fermier fit abattre la vache pour servir assez de viande à tout ce monde.

Monsieur Souris surveillait tout ce va-et-vient par la fente du mur en ressentant une grande tristesse.

Moralité : Ainsi donc, la prochaine fois que vous entendrez dire qu’une de vos  connaissances est aux prises avec un problème qui ne vous concerne pas, souvenez-vous que lorsqu’un des nôtres est menacé, nous sommes tous en danger. Nous sommes tous impliqués dans ce voyage qu’on appelle la vie. Ayons l’oeil ouvert sur nos proches et faisons un effort pour s’encourager mutuellement. Souvenez-vous que chacun de nous constitue un fil important dans la toile d’une autre personne car nos vies sont tissées dans la toile des autres.

Bébey Vidal

Edito : Entendez-vous ce que je ne saurais dire ?

Tuesday, December 4th, 2007

En ce temps de l’Avent, nous attendons fébrilement la venue/retour du Christ. Jean le Baptiste préfigure cette venue. C’est lui qui l’annonce, c’est lui qui le précède et quand il le rencontre,  il s’efface devant lui. De la même manière, le pasteur annonce l’Evangile et il s’efface devant le Christ. Son rôle n’est pas de séduire son auditoire par sa prédication. Les auditeurs ne doivent pas s’arrêter à la personnalité plus ou moins charismatique de leur pasteur. Car celui-ci n’est qu’un ministre au service du Christ (tant il est vrai que le mot ministre désigne le serviteur). Son devoir est d’annoncer « celui qui vient ».

Or la prédication, parfois, n’est pas bonne. Parfois encore, elle n’est pas audible. Très souvent, ce que voulait dire le prédicateur est compris en un sens diamétralement opposé par ceux et celles qui l’écoutent. Et cette constatation ne vaut pas que pour le pasteur. Elle est le lot de tous ceux et de toutes celles qui se risquent à prendre la parole afin de transmettre la Parole. Parfois, le prédicateur en prend plein la figure. Jean-Baptiste lui-même fut incompris des siens et il finit par en perdre la tête. Et du reste, avait-il réellement compris le rôle et la personnalité de celui qu’il annonçait ?

Jean-Baptiste annonçait un Messie furibond qui allait juger les pécheurs récalcitrants. Jésus est venu pour sauver ceux qui étaient perdus et il fut doux et humble de cœur. Jean n’avait donc pas du Messie une vision très juste. Et il est possible que le pasteur ou que le prédicateur n’ait pas une vision juste du Christ. Que n’importe, du moment où il annonce que Christ est vivant ! On ne saurait exiger du prédicateur qu’il comprenne tout de Dieu. Une telle exigence tournerait vite à l’idolâtrie. Par contre, on peut exiger de la prédication qu’elle annonce ce que Lui-même a annoncé, à savoir « Je viens ! »

JC PERRIN.

Résumé du Café Théo du 1er décembre

Tuesday, December 4th, 2007

Nous étions nombreux, environ 45 à 50 personnes, ce samedi soir 1er décembre pour le café Théo sur le thème « Satan existe-t-il » à la brasserie de l’Etoile à Nogent le Roi. 17 d’entre elles nous ont dit venir pour la première fois.

Comme d’habitude le pasteur Jean-Christophe Perrin et le prêtre Dom Edouard de Végrille se partagent l’introduction pour lancer le débat (voir aussi notre article de présentation du 26 novembre.)

Nous nous installons dans la salle Le pasteur et le prêtre lancent le débat
    Le pasteur et le prêtre  introduisent le débat  Le débat se déroule dans une ambiance décontractée autour d’un verre

Pour l’Eglise catholique, l’existence de Satan est certaine et enseignée dans le catéchisme de l’Eglise, comme dans ses actes liturgiques (cf baptême : renoncez vous à Satan ..). La théologie récente voit cependant Satan plutôt comme un mythe. L’expansion de rites sataniques chez les jeunes est une source d’inquiétude. Les plus touchés sont ceux qui n’ont aucune culture religieuse. Internet est malheureusement un vecteur de diffusion efficace pour ces rites. Cette mode du satanisme se propage aussi dans la musique «dead metal», ainsi que dans la mode «gothique», et sa symbolique (symbole diabolique 666, croix inversées etc..). Bien que cela soit inquiétant, on peut plutôt voir cette mode comme une réaction contre la société, contre l’Eglise catholique.

Le pasteur Perrin présente ensuite un historique des représentations et croyances autour de Satan.
Dans la mythologie on retrouve des divininités païennes telles que Moloch, Leviathan, Baal, Belzébuth.. En Egypte on trouve Seth qui symbolise le mal en lutte contre le bien symbolisé par Osiris et Horus. Chez les romains, Pan est représenté sous forme de bouc, il personnalise l’orgie, la luxure. Dans Mathieu 25, les pécheurs sont décrits sous la forme de bouc.  Le pasteur distribue au public des images de Satan imprimées à partir d’Internet. Dans le Nouveau Testament, Satan est plutôt décrit comme le Malin, le Tentateur, le Diviseur, que comme une créature effrayante. Les protestants ne sont pas tous d’accord au sujet de Satan. Les réformateurs comme Luther croyaient en l’existence de Satan, comme les protestants évangéliques de nos jours, mais l’Eglise Réformée de France ne professe aucune croyance officielle à ce sujet.   L ‘Eglise Réformée confesse le péché et le salut par la Grâce, elle n’éprouve pas de réel besoin de penser que le diable est une personnalité. Le pasteur lance donc le débat : « Et pour vous, Satan existe-t-il? Est ce un mythe, une abstraction, ou une réalité? »

Une première remarque exprimée est que dans l’Evangile quand Jésus parle de Satan, il semble ne pas parler d’une abstraction, mais plutôt parler à une créature surnaturelle, par exemple dans le passage de la tentation au désert.

D’autres verraient plutôt Satan comme une énergie, une philosophie…

Un autre passage de la Bible cité est le livre de Job, dans lequel Satan va de la terre au ciel et vient mettre Dieu au défi de mettre Job à l’épreuve, ce que Dieu accepte. Satan serait-il une créature de Dieu ?, une créature angélique qui va du ciel à la terre ?
D’autres pensent que Satan est une créature qui se révolte, comme Adam et Eve se sont révoltés au jardin d’Eden.

Un autre avis exprimé est que Dieu et Satan sont tous deux en nous comme une force, et que nous sommes sans arrêt confrontés à ces forces, qu’il nous faut sans arrêt lutter contre le mal.

Certains protestants disent croire en l’existence de Satan qui se manifeste sous la forme du tentateur, du malin, de même qu’une majorité des catholiques présents.

Nous avons ensuite tenté de définir une explication de Satan, créature angélique révoltée, sans réellement y parvenir. Le pasteur remarque que les opinions de l’assistance semblent très influencées par les doctrines officielles des églises, et leur culture religieuse.

Pasteur et prêtre concluent enfin cette soirée en rappelant aussi la mode de l’occultisme (par exemple dans le Da Vinci code), et la symbolique grotesque du carnaval avec ses masques de démons.
Tous deux se retrouvent pour le mot de la fin : que Satan existe ou non n’a pas trop d’importance, il faut aller lire la Bible.

Si vous voulez en savoir plus téléchargez le résumé de Jean-Christophe Perrin

Les 2 animateurs nous donnent rendez-vous pour le prochain Café Théo du 8 Mars sur le thème de «Résurection ou Réincarnation ?»

Philippe Riglet