19 et 20 janvier - Week-End Caté de Dreux et Chartres à Tigery
Le dernier week-end Katé, pour les jeunes de Chartres et Dreux, s’est déroulé à Tigery, dans la communauté du Chemin Neuf. Nous étions une trentaine d’ados et cinq animateurs. L’ambiance était très chaleureuse: il y a avait cinq musiciens (guitare, djembé, piano, trompette, saxophone). Nous avons donc beaucoup chanté à la gloire de Jésus et la musique rythmée incitait les jeunes à danser.
La communauté du Chemin neuf à Tigery est composée de trois prêtres, d’une dizaine de familles et de quelques célibataires. Il s’agit d’une communauté catholique à tendance évangélique. Pour nous, visiteurs protestants, le contraste entre le rituel catholique enraciné dans un passé médiéval (les robes blanches, les icônes accrochées aux murs, la messe chantée, etc.) et la louange charismatique à l’aide d’une musique moderne et jeune, est saisissant. J’ai souvent eu l’impression de passer subitement de la transe à la contemplation.
Le rôle du témoignage est également très important. Le thème retenu pour ce week-end était le pardon et tous les exemples de pardon qui ont été donné passaient par le témoignage. Le samedi soir, un prêtre missionnaire nous a ému en racontant le rôle difficile qu’il jouait à Kinshasa au Congo dans la réinsertion familiale d’enfants vivant dans la rue. Le dimanche, l’homélie du prêtre a rendu témoignage de son amitié avec les protestants. D’autres exemples, visant la réconciliation, ont été donné.
Témoignage, louange, danse et joie: ces éléments sont souvent absents de nos cultes protestants qui ont plutôt tendance à être austères. Par contre, notre rapport à la Bible est différent, car nous ne concédons pas aussi facilement qu’eux une évidence au texte. Souvent nous nous battons avec le texte, un peu comme Jacob avec l’ange, pour lui trouver un sens. Et les jeunes, même charismatiques, ressentent également le besoin de comprendre ce que la Bible cherche à nous dire. A tout prendre, la survalorisation du seul côté affectif entraîne automatiquement une carence du sens critique et vice versa. Pour ma part, je rêve d’une église qui pourrait marier les deux, d’un lieu où l’on pourrait venir louer Dieu avec joie et enthousiasme et où l’on repartirait en réfléchissant au profond message de l’Evangile. L’homme est tout à la fois cœur et tête, car Dieu est amour et esprit.
Jean-Christophe Perrin
