La prédication de ce dimanche portait sur Jean 14, 1-14
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« Quand au lieu où je vais, vous en savez le chemin.» Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment en connaîtrions-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. Si vous me connaissiez vous connaîtriez aussi mon Père. Dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu » (Jean 14,4-7)
J’ai pris les quelques notes ci-dessous durant la prédication de Jean-Christophe Perrin :
Dans la tradition juive, le temple était formé de 2 salles. Dans la première salle « le saint» sans aucune représentation, les croyants pouvaient adorer le Seigneur. Dans la seconde « le saint des saints », une fois l’an le grand prêtre pénétrait et prononçait le nom de Dieu que lui seul connaissait et transmettait à ses successeurs, et aspergeait l’autel avec le sang d’un bouc. Le contact avec Dieu et le sacrifice étaient réservés à l’élite des prêtres, au successeur d’Aaron. Ce contact était sensé représenter le royaume céleste. Dans Jean, Jésus se substitue au temple (« détruisez ce temple et je le rebâtirai en 3 jours »). Jésus avec son sang se substitue au sacrifice du grand-prêtre.
« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Thomas incarne le doute et l’incompréhension que nous avons tous : « Nous ne savons même pas ou tu vas » . Le Chemin décrit par Jésus est une personne pas une route avec un code de la route. Il faut suivre les paroles de Jésus et ses commandements. Le principal c’est l’amour. L’amour, ce n’est pas du sentimentalisme mais comprendre ce que l’autre vaut et veut. La maladie du siècle c’est combler ce manque d’amour par des objets, des voitures, de l’argent, des distractions. Etre à l’écoute de l’autre voila au moins une façon pour suivre le Christ.
« Je suis la Vie ». Nous ne pensons plus assez aujourd’hui que le but suprême est d’aimer Dieu, de voir Dieu. Esaïe 6,3 voit Dieu situé sur son trône autour de lui les anges chantent « Saint, saint, saint, le Seigneur, le tout-puissant, sa gloire remplit toute la terre », louange que nous chantons aussi en certaines grandes occasions. On ne sait jamais si on a vu Dieu ou si on a vu un messager. Moïse voit le Buisson Ardent et est frappé de terreur. La parole de Jésus « qui m’a vu a vu le Père » est donc incompréhensible pour les juifs de son époque.
Nous ne savons pas comment nous verrons Dieu ou Jésus. « Encore un peu et le monde ne me verra plus ; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi » (Jean 14, 19-20), cette phrase est mystérieuse pour nous. Serons-nous tous pareils ? N’est ce pas plutôt l’annonce d’une communion parfaite d’intérêts.
« Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui là m’aime : or celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui» (Jean 14, 21) Cette parole s’applique à nous, Jésus se manifestera alors à nous, et notre vie sera comblée. Amen
Philippe Riglet, notes d’après la prédication de Jean-Christophe Perrin
