Archive for July, 2008

Le temple du Bousquet – carte postale du Tarn

Tuesday, July 29th, 2008

Le petit village du Bousquet est situé sur les flancs de la Montagne Noire, à 4 km de Mazamet, au sud du Tarn. C’est là que je passe mes vacances tous les ans. Une forte communauté protestante est ancrée dans ces zones de montagne.

L’église réformée de Mazamet regroupe environ 800 foyers ( www.protestants-sud-ouest.org/ ). Les cultes des dimanches ordinaires ont lieu à Mazamet au temple St Jacques (rue St Jacques, près de la mairie) et au temple du bout du Pont de l’Arn, et une fois par mois au temple de la rue Rouvière (à coté de la poste). Pendant l’été les cultes ont lieu uniquement au “petit temple” de la rue Rouvière (voir des photos des temples de Mazamet sur http://temples.free.fr/ , recherche par ordre alphabétique).

A l’entrée du Bousquet, le petit temple protestant et l’école (photo 0038, a gauche) nous accueillent. Un culte par trimestre y est célébré ainsi que quelques cérémonies (enterrements, ..). L’école, petit bâtiment en contrebas accolé au temple, est maintenant désaffectée et sert de salle de réunion pour les habitants du village. Un revêtement de lauzes (ardoises), typique des maisons de la Montagne Noire, protège de la pluie la façade du temple exposée à l’ouest. Les pentes de la montagne noire sont couvertes de châtaigniers (remarquer les feuilles sur la photo, au dessus du panneau).

Le Bousquet - entrée du pays - à gauche le temple et l'école

Photo 0038 : l’entrée du village du Bousquet - à gauche le temple (entrée ombragée par un tilleul) et l’école (grille blanche).

Le temple (photo 0034) a été restauré par les protestants du village et l’Église de Mazamet cette année. Des fenêtres à double isolation en PVC, faites sur mesure, ont été posées.

Le Bousquet - Le temple -

Photo 0034 : Le temple restauré en 2008.A gauche on remarque les massifs d’hortensias, typiques du pays, et à droite en contrebas l’entrée du petit cimetière sous un portique de pierre.

A bientôt

Philippe Riglet

Laissez les pousser ensemble jusqu’a la moisson - predication du 20 juillet

Monday, July 21st, 2008

Jésus leur raconta une autre parabole : « Voici à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un homme avait semé de la bonne semence dans son champ.
Une nuit, pendant que tout le monde dormait, un ennemi de cet homme vint semer de la mauvaise herbe parmi le blé et s’en alla. Lorsque les plantes poussèrent et que les épis se formèrent, la mauvaise herbe apparut aussi.
Les serviteurs du propriétaire vinrent lui dire : «Maître, tu avais semé de la bonne semence dans ton champ : d’où vient donc cette mauvaise herbe ?» Il leur répondit : «C’est un ennemi qui a fait cela.»
Les serviteurs lui demandèrent alors : «Veux-tu que nous allions enlever la mauvaise herbe ?» - «Non, répondit-il, car en l’enlevant vous risqueriez d’arracher aussi le blé.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson et, à ce moment-là, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord la mauvaise herbe et liez-la en bottes pour la brûler, puis vous rentrerez le blé dans mon grenier.» »

Cette lecture nous annonce un Royaume magnifique, mais n’est elle pas déconcertante ? : Comme les disciples nous voudrions arracher immédiatement l’ivraie, nous voudrions voir la toute puissance de Dieu manifestée.

La prédicatrice, Marie-Lise Riglet, nous a commenté ce texte en 4 parties

  • Le Royaume de Dieu est en route, à son rythme, chaque jour
  • Ce que Jésus attend de nous, les ouvriers du Royaume   
  • Jésus travaille à nos côtés et nous annonce déjà sa victoire
  • Et pour nous aujourd’hui - amour et patience

Cliquez sur le lien pour télécharger la prédication (fichier au format pdf)

Un jour, un homme s’en alla dans son champ pour semer - prédication du13 juillet

Saturday, July 19th, 2008

La prédication de ce dimanche 13 Juillet portait sur la parabole du semeur, dans Mathieu 13,1-23 :

Il leur parlait de beaucoup de choses en utilisant des paraboles et il leur disait : « Un jour, un homme s’en alla dans son champ pour semer.
Tandis qu’il lançait la semence, une partie des grains tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et les mangèrent.
Une autre partie tomba sur un sol pierreux où il y avait peu de terre. Les grains poussèrent aussitôt parce que la couche de terre n’était pas profonde. Quand le soleil fut haut dans le ciel, il brûla les jeunes plantes : elles se desséchèrent parce que leurs racines étaient insuffisantes.
Une autre partie des grains tomba parmi des plantes épineuses. Celles-ci grandirent et étouffèrent les bonnes pousses.
Mais d’autres grains tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis : les uns portaient cent grains, d’autres soixante et d’autres trente. », etc…

La prédicatrice, Nicole Soubeyran, a souligné la complexité de cette parabole en apparence simple. Trois pistes de réflexion naissent de cette lecture :

  • Celle expliquée par Jésus où nous sommes le terrain qui reçoit la semence, parfois bonne terre, parfois terrain plein d’épines, selon la manière dont nous recevons la Parole de Dieu
  • Celle où nous considérons que nous sommes à notre tour semeurs, nous abandonnant à la Grâce dans l’espoir de la récolte
  • Celle qui nous montre Jésus comme exemple d’humble semeur.

Cliquez pour télécharger la prédication sur cette lecture faite par mon épouse à Rambouillet ce dimanche.

résumé de lecture : le protestantisme et ses cultes désertés

Saturday, July 12th, 2008

Le protestantisme et ses cultes désertés
Olivier Bauer , Labor et Fides, janvier 2008

J’ai découvert ce livre dans la sélection de la Voix Protestante de juin 2008. L’auteur, professeur de théologie pratique de l’Université de Montréal et pasteur, adresse des lettres imaginaires à Maurice qui rêve de participer à un culte. Il se fait avocat du diable en essayant de le dissuader de participer à des cultes parfois ennuyeux ou médiocres.

L’auteur nous invite à redécouvrir la diversité des pratiques du culte protestant. Il s’adresse aux participants réguliers qui, parfois, ne prêtent plus attention à la forme du culte, comme à ceux qui n’y viennent plus.

Dans le culte nos cinq sens et notre capacité à se situer dans l’espace sont sollicités. Chaque détail a son importance : le lieu, les vêtements, la température, les bancs, la musique, les chants, les déplacements, le rôle de chacun dans le culte. L’auteur le dit à Maurice : Il serait difficile aujourd’hui aux disciples d’Emmaüs de rencontrer Jésus. Au lieu de cheminer avec lui, il leur faudrait se lever le dimanche matin, aller dans un temple froid, assister à des rites qu’ils ne comprendraient pas, sur de bancs durs etc.

Pour Olivier Bauer le culte devrait être « bénédiction et protestation », comme une alternance de chaud et froid. Ce devrait être d’abord comme pénétrer dans un bain chaud, s’installer et se sentir bien tout de suite : sièges confortables, ambiance agréable, température douce, musique agréable, ton de voix agréable etc. Ensuite, il faut un choc, comme un bain froid, une exhortation à la vie chrétienne. Trop souvent le culte ne dispense que la douche froide ou alors tiède. La prédication, devrait être intéressante, compréhensible,  une explication de la Bible, un pont entre la Parole de Dieu et le monde d’aujourd’hui.

 L’auteur explique son exigence : « C’est parce que j’adore le gout de la vie chrétienne que je n’apprécie pas la soupe du culte. » Il nous fait donc une proposition provocatrice : « Il est trop tard pour que les réformés rafistolent leurs cultes. Il faut un changement radical, que nos églises cessent de célébrer les cultes tous les dimanches, le temps que nous cherchions d’autres formes de rassemblement. »

Il avance quelques suggestions : Réserver le culte aux grandes fêtes chrétiennes, auxquels on pourrait ajouter le dimanche de la Réformation et quelques autres occasions pour arrondir à une dizaine par an. Continuer à célébrer les moments importants de la vie comme les mariages baptêmes etc. Et pour combler le désir de se réunir, quelques réunions préparées par groupes, suivies d’un repas en commun ; ou des changements de lieux pour briser la routine. Il  évoque également  l’instauration d’un quorum de participants en dessous duquel on ne célèbrerait pas pour responsabiliser chacun.

O. Bauer conclut ainsi : « Au fond, j’aime le culte : j’aime en célébrer, j’aime y participer. Je l’aime trop pour me contenter de sa fréquente médiocrité ».

 J’ai bien aimé ce livre provocateur qui nous rappelle  le sens du culte,  le rôle de chacun. La proposition de réduire le nombre des cultes traditionnels peut nous choquer, elle a au moins le mérite de faire réfléchir. Comme le dit l’auteur, le reste est à penser en communauté.

Allez, comme Maurice, je suis sur que je viendrai au culte quand même.

Philippe Riglet