Le fond de l’air est frais (laï yo laï yo)
Ceux qui sont entre deux âges, ni trop jeunes ni trop vieux, se souviendront peut-être de cette chanson de Jacques Dutronc. Le refrain rajoutait « il n’y a plus de saison ». Oui, il s’agissait déjà d’un cliché à l’époque, il y a presque 40 ans, avant même que l’on parle de l’effet de serre. Aujourd’hui, ce refrain sert d’alternative à la version du « réchauffement de la planète » quand on est bien obligé de constater que l’été a été pourri et que nous avons froid. « Il n’y a plus de saison ». Est-ce vrai? Nos ancêtres peuvent-ils vraiment nous assurer qu’il y avait quatre saisons régulières chaque année de leur temps? Et nous-mêmes, sommes-nous certains de nos souvenirs d’enfance pour pouvoir certifier que le temps était alors moins détraqué qu’il ne nous semble aujourd’hui? Ou sommes-nous victimes d’un conditionnement psychologique qui nous fait croire que tel est le cas parce que tout le monde le dit?
Il est vrai qu’afficher une opinion qui diffère de la norme est toujours risquée. Mais une opinion est-elle vraie simplement parce que tout le monde la répète? On a pensé autrefois, par exemple, que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes. Et quiconque contestait cette « vérité » passait pour un insensé (pour une femme?). On me dira qu’il existe des « preuves » du réchauffement climatique. Mais on a également avancé des « preuves », dans le passé, de la moindre intelligence des femmes, en disant que leurs cerveaux étaient plus petit que celui des hommes.
Alors, pour ou contre l’opinion publique? L’essentiel ne réside pas dans cette question. En tant que chrétien, je me situe toujours un peu en marge des autres: je suis dans le monde et non pas du monde. Pour moi, donc, – j’insiste sur ce pour moi pour signaler que je n’impose pas mon opinion ni n’engage mon église – il n’y a de vérité infaillible que celle qu’annonce l’Ecriture; tout le reste n’est que conjecture, hypothèses changeantes, et donc peu fiable. Mon devoir est d’annoncer un scandale et une folie, au-delà des lieux communs que professe la majorité, à savoir: la vie est belle et Dieu est bon. Cette déclaration, par les temps qui courent (et qui sont supposés être détraqués) n’a aucun sens pour beaucoup de gens aujourd’hui !
Pasteur JC PERRIN.
