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Laisse partir mon peuple, afin qu’il célèbre une fête pour moi au désert – Predication du 22 mars 2009

Texte

Texte liturgie et predication

La prédication d’Annick Moreau portait sur la lecture du  livre de l’Exode : Exode 4, 29 à Exode 5, 11 ; Exode 9, 13-18 ; Exode 10, 24-28 ; Exode 12, 1-36

1 Moïse et Aaron se rendirent ensuite auprès du pharaon et lui dirent : Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d’Israël : Laisse partir mon peuple, afin qu’il célèbre une fête pour moi au désert.
2 Le pharaon répondit : Qui est le SEIGNEUR (YHWH), pour que je l’écoute, en laissant partir Israël ? Je ne connais pas le SEIGNEUR (YHWH), et je ne laisserai pas partir Israël !
3 Ils dirent : Le Dieu des Hébreux est venu au-devant de nous. Laisse-nous, je te prie, faire trois journées de marche dans le désert pour offrir des sacrifices au SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu, afin qu’il ne nous frappe pas de la peste ou de l’épée.
4 Le roi d’Egypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi voulez-vous décharger le peuple de son travail ? Allez donc à vos corvées !

 

Voici quelques extraits de la prédication d’Annick Moreau au temple de Dreux le 22 mars 2009).

«Depuis deux jours et jusqu’au 29 mars, l’association Bible en Eure-et-Loir vous invite à son exposition « Quand la Bible interpelle notre violence » et ce thème croise remarquablement bien les textes choisis par les églises protestantes et catholiques. Après la lecture de Marc, nous entamons, depuis quelques jours, le livre de l’Exode, livre de l’ancien testament, le deuxième des 5 livres du Pentateuque.  C’est un mot grec qui désignait 5 étuis renfermant les rouleaux de ce qu’on appelle en hébreu la Tora qui peut se traduire en français par « la Loi ». On les appelle également la Tora de Moïse.

Pour aborder ce livre de l’Exode, il nous fait toujours garder en mémoire que c’est l’un des livres fondateurs d’Israël et qu’il contient l’événement le plus important de son histoire : la sortie de l’esclavage d’Egypte et la traversée du désert. En secouant le joug de la servitude du Pharaon, le peuple d’Israël ne va pas entrer dans un état de liberté anarchique, mais faire de cette liberté un service de Dieu, régi par la loi de l’alliance. Passer de l’esclavage du service du Pharaon à la liberté du service de Dieu, tel est l’enjeu de l’exode. Il nous faut également garder en mémoire que, pour les juifs, ce temps est une réalité toujours vivante et qu’à chaque Pâque, chacun est invité à sortir de l’esclavage…

Nous l’avons déjà dit : ces textes peuvent également nous ouvrir les yeux sur tous nos pharaons, cette puissance qui nous rend esclave d’elle à titre individuel, ou à titre collectif, écclésial. L’esclave et le pharaon sont en nous. L’esclavage de nos orgueils, nos jalousies, nos manies, nos supériorités, nos autoritarismes et le pharaon qui est là et qui nous dit : « ce n’est pas vraiment grave, que tout doit continuer comme toujours » mais si nous voulons changer pour suivre la loi d’amour de Dieu, alors notre petit pharaon cède un peu mais ne cède pas tout …»

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