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	<title>Eglise Réformée de Dreux Marsauceux &#187; Lecture</title>
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	<description>Eglise Réformée de France - Paroisse de Dreux Marsauceux - Bienvenue</description>
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		<title>Le prix de la grâce de Dietriech Bonhoeffer</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 20:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Meditations - Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Dietriech Bonhoeffer]]></category>
		<category><![CDATA[pasteur JC Perrin]]></category>

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		<description><![CDATA[ Dans son livre, Le prix de la grâce (Nachfolge, litt. «obéissance»), Dietrich Bonhoeffer critique un usage abusif de la thèse fondamentale de Luther : l&#8217;homme est sauvé par la seule grâce de Dieu, et non par ses œuvres, thèse liée à celle de la justification du pécheur par la foi seule. Cependant, sous le couvert [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> Dans son livre, <em>Le prix de la grâce</em> (<em>Nachfolge</em>, litt. «obéissance»), Dietrich Bonhoeffer critique un usage abusif de la thèse fondamentale de Luther : l&#8217;homme est sauvé par la seule grâce de Dieu, et non par ses œuvres, thèse liée à celle de la justification du pécheur par la foi seule. Cependant, sous le couvert de la «grâce seule», l&#8217;homme peut en arriver à se vautrer dans la médiocrité et à justifier le fait qu&#8217;il n&#8217;a pas besoin de faire d&#8217;effort pour s&#8217;améliorer, car de toute façon il est sauvé. Cette sorte de banalisation du mal n&#8217;aboutit en vérité qu&#8217;à un mépris de la grâce. Certes, la grâce du Christ nous sauve. Mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;elle lui a coûté la vie. Bonhoeffer oppose ainsi à la «grâce à bon marché» une «grâce qui coûte». </p>
<p align="justify"> « La grâce à bon marché, » dit-il, « c&#8217;est la prédication du pardon sans repentance, &#8230; c&#8217;est la grâce que n&#8217;accompagne pas l&#8217;obéissance, la grâce sans la croix, la grâce faisant abstraction de Jésus vivant et incarné ». En revanche, la grâce qui coûte, c&#8217;est le trésor caché dans le champ, qui dépasse tous les biens et toutes les affections du monde ; c&#8217;est l&#8217;Evangile qu&#8217;il faut toujours chercher à nouveau. Le christianisme coûte cher, car il implique que l&#8217;on se mette à l&#8217;école du Christ, qui disait à ses disciple : « Viens et suis-moi ». Être chrétien signifie que l&#8217;on suive le Christ et non que l&#8217;on s&#8217;installe dans son péché avec complaisance.</p>
<p align="justify"> L&#8217;obéissance au Christ fait du chrétien un homme isolé. Elle le coupe, en un sens, du monde. Dans l&#8217;autre sens, elle l&#8217;y précipite car la foi au Christ est vécue dans la communauté de foi qu&#8217;est l&#8217;Eglise au milieu d&#8217;une société humaine dont le fidèle ne doit pas se distinguer. La vie du chrétien est dans le monde, mais pas selon le monde. Ainsi, l&#8217;obéissance au Christ coûte cher, car elle implique que nous changeons nos vies en suivant le Maître : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens et suis-moi » (Mc 19.22). Pour devenir son disciple, il faut pouvoir le préférer à ses parents, sa famille, ses enfants, sa propre vie. « Si quelqu&#8217;un veut venir après moi, qu&#8217;il renonce à lui-même, qu&#8217;il se charge de sa croix, et qu&#8217;il me suive » (Mc 8.34).</p>
<p align="justify"> L&#8217;une des conséquences immédiates de ce renoncement à soi-même se vit dans la communauté concrète. L&#8217;Eglise du Christ, c&#8217;est l&#8217;Eglise de frères ennemis réconciliés par la Croix. Elle n&#8217;est pas un «parti» où l&#8217;on se justifie les uns les autres en excluant d&#8217;autres, elle est l&#8217;Eglise que le Christ a justifiés. Ce n&#8217;est pas parce que nous nous aimons que nous sommes frères, c&#8217;est parce que le Christ nous a choisis et qu&#8217;il nous donne d&#8217;être des frères que nous nous aimons. L&#8217;Eglise n&#8217;est pas la réalisation de nos rêves, mais le don que le Christ nous fait d&#8217;être frère ou sœur de celui ou de celle qui ne nous aime pas ou que nous n&#8217;aimons pas : « La fraternité chrétienne n&#8217;est pas un idéal à réaliser, mais une réalisation créée par Dieu en Christ, à laquelle il nous est permis d&#8217;avoir part ».</p>
<p align="justify"> Pour nous, ou par nos propres efforts, nous ne pouvons devenir des êtres «bons», mais il est possible de devenir meilleurs par l&#8217;intermédiaire du Christ. Voilà pourquoi la grâce dont il faut payer le prix est celle qui accompagne la soumission exacte du disciple. A Dieu qui lui dit comme aux apôtres : « Viens, suis-moi. Abandonne tout ce que tu fais, tous ceux que tu aimes », le chrétien répond oui. Quiconque accomplit l&#8217;obéissance et se démet entre les mains de Dieu de sa volonté propre connaît alors la foi au Christ. Tel est le sens du devenir chrétien,  selon Dietrich Bonhoeffer. </p>
<p align="center">Pasteur JC PERRIN.</p>
<p align="justify"> En savoir plus sur le pasteur Dietriech Bonhoeffer &#8211;> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dietrich_Bonhoeffer" target="_blank"><strong> Lire </strong></a> </p>
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		<title>Jean Calvin le réformateur de Genève</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 06:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Calvin]]></category>
		<category><![CDATA[Genève]]></category>
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		<category><![CDATA[Réformateur]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Calvin Le Réformateur de Genève &#8211; Giorgio Tourn, éditions Olivétan, 2008 
L&#8217;Église Réformée célèbrera en 2009 le 500ème anniversaire de la naissance de Jean Calvin.  Ce livre de Giorgio Tourn, pasteur de l&#8217;Église vaudoise d&#8217;Italie, nous fait redécouvrir sa vie dans le contexte de son époque et son œuvre novatrice. 
  
Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center">Jean Calvin Le Réformateur de Genève &#8211; <em>Giorgio Tourn, éditions Olivétan, 2008</em> </p>
<p align="justify">L&#8217;Église Réformée célèbrera en 2009 le 500<sup>ème</sup> anniversaire de la naissance de Jean Calvin.  Ce livre de Giorgio Tourn, pasteur de l&#8217;Église vaudoise d&#8217;Italie, nous fait redécouvrir sa vie dans le contexte de son époque et son œuvre novatrice. </p>
<p align="center"> <img  class="alignright" style="float : right;border :0; margin: 10px;" title="Livre Jean Calvin le réformateur de Genève" src="http://erf-dreux.net/articles/JeanCalvin.jpg" alt="Livre Jean Calvin le réformateur de Genève" width="100" height="143" /> </p>
<p align="justify">Dans une première partie, nous découvrons le jeune homme puis l&#8217;humaniste, voyageant de ville en ville pour rencontrer les meilleurs professeurs. Il obtient son diplôme d&#8217;avocat en 1532, puis est étudiant au collège de France. Il fréquente des professeurs acquis aux idées de la réforme et doit fuir à leur suite à Strasbourg, puis à Bâle, et enfin à Genève.</p>
<p align="justify">Le livre nous présente ensuite l&#8217;écrivain et théologien. Calvin corrige la 1ere Bible en Français traduite par son cousin Olivétan. Il publie l&#8217;<em>«Institution de la religion chrétienne»</em> où il expose en mots très clairs la foi évangélique. Ce livre en latin, œuvre de sa vie, plusieurs fois remanié, sera le premier livre de théologie traduit en français.</p>
<p align="justify">L&#8217;auteur nous fait découvrir la ville de Genève nouvellement indépendante et acquise aux idées de la réforme. Calvin y entame une œuvre immense de prédication, d&#8217;organisation de la vie ecclésiale (liturgie, institution de la sainte cène, catéchisme) et de la vie publique en conseillant les magistrats. Il crée le Consistoire, commission de pasteurs et de magistrats chargée d&#8217;administrer la vie de l&#8217;Église. Cette institution a ouvert la voie vers une séparation de l&#8217;Église et de l&#8217;État, introduisant le modèle presbytérien que nous connaissons encore de nos jours.</p>
<p align="justify">Le livre nous décrit ensuite la nouvelle Genève missionnaire. La compagnie des pasteurs forme et envoie des prédicateurs qui partent vers la France et toute l&#8217;Europe. Calvin prêche presque tous les jours, nous laissant plus de 4000 sermons. Sa prédication établit un lien entre le texte biblique et les problèmes quotidiens des gens. Genève fonde également un Collège et une Académie (université) qui attire rapidement les élites de toute l&#8217;Europe protestante.</p>
<p align="justify">En conclusion l&#8217;auteur rappelle les nouvelles valeurs introduites indirectement par Calvin et les réformateurs : parcimonie, zèle, travail, engagement, à opposer aux valeurs médiévales de luxe, gaspillage, rachetés spirituellement par l&#8217;aumône. La Genève de Calvin n&#8217;édifie pas des monuments, elle imprime des livres, elle éduque les enfants au Collège.</p>
<p align="justify">Ce livre passionnant nous fait revivre Calvin dans le contexte de son époque, ne cachant pas les aspects négatifs (société moraliste, manque de liberté religieuse), mais s&#8217;attachant à montrer les aspects novateurs de son œuvre publique et théologique.</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
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		<title>résumé de lecture : le protestantisme et ses cultes désertés</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Culte]]></category>
		<category><![CDATA[cultes désertés]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Bauer]]></category>

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		<description><![CDATA[Le protestantisme et ses cultes désertés
Olivier Bauer , Labor et Fides, janvier 2008
J&#8217;ai découvert ce livre dans la sélection de la Voix Protestante de juin 2008. L&#8217;auteur, professeur de théologie pratique de l&#8217;Université de Montréal et pasteur, adresse des lettres imaginaires à Maurice qui rêve de participer à un culte. Il se fait avocat du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>Le protestantisme et ses cultes désertés<br />
Olivier Bauer , Labor et Fides, janvier 2008</em></p>
<p align="justify">J&#8217;ai découvert ce livre dans la sélection de la Voix Protestante de juin 2008. L&#8217;auteur, professeur de théologie pratique de l&#8217;Université de Montréal et pasteur, adresse des lettres imaginaires à Maurice qui rêve de participer à un culte. Il se fait avocat du diable en essayant de le dissuader de participer à des cultes parfois ennuyeux ou médiocres.</p>
<p align="justify">L&#8217;auteur nous invite à redécouvrir la diversité des pratiques du culte protestant. Il s&#8217;adresse aux participants réguliers qui, parfois, ne prêtent plus attention à la forme du culte, comme à ceux qui n&#8217;y viennent plus.<img class="alignright" style="float: right; margin: 5px; border: 0px;" src="http://erf-dreux.net/articles/Livre_CultesDesertes_w210.jpg" alt="" width="210" height="285" /></p>
<p align="justify">Dans le culte nos cinq sens et notre capacité à se situer dans l&#8217;espace sont sollicités. Chaque détail a son importance : le lieu, les vêtements, la température, les bancs, la musique, les chants, les déplacements, le rôle de chacun dans le culte. L&#8217;auteur le dit à Maurice : Il serait difficile aujourd&#8217;hui aux disciples d&#8217;Emmaüs de rencontrer Jésus. Au lieu de cheminer avec lui, il leur faudrait se lever le dimanche matin, aller dans un temple froid, assister à des rites qu&#8217;ils ne comprendraient pas, sur de bancs durs etc.</p>
<p align="justify">Pour Olivier Bauer le culte devrait être « bénédiction et protestation », comme une alternance de chaud et froid. Ce devrait être d&#8217;abord comme pénétrer dans un bain chaud, s&#8217;installer et se sentir bien tout de suite : sièges confortables, ambiance agréable, température douce, musique agréable, ton de voix agréable etc. Ensuite, il faut un choc, comme un bain froid, une exhortation à la vie chrétienne. Trop souvent le culte ne dispense que la douche froide ou alors tiède. La prédication, devrait être intéressante, compréhensible,  une explication de la Bible, un pont entre la Parole de Dieu et le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p align="justify"> L&#8217;auteur explique son exigence : « C&#8217;est parce que j&#8217;adore le gout de la vie chrétienne que je n&#8217;apprécie pas la soupe du culte. » Il nous fait donc une proposition provocatrice : « Il est trop tard pour que les réformés rafistolent leurs cultes. Il faut un changement radical, que nos églises cessent de célébrer les cultes tous les dimanches, le temps que nous cherchions d&#8217;autres formes de rassemblement. »</p>
<p align="justify">Il avance quelques suggestions : Réserver le culte aux grandes fêtes chrétiennes, auxquels on pourrait ajouter le dimanche de la Réformation et quelques autres occasions pour arrondir à une dizaine par an. Continuer à célébrer les moments importants de la vie comme les mariages baptêmes etc. Et pour combler le désir de se réunir, quelques réunions préparées par groupes, suivies d&#8217;un repas en commun ; ou des changements de lieux pour briser la routine. Il  évoque également  l&#8217;instauration d&#8217;un quorum de participants en dessous duquel on ne célèbrerait pas pour responsabiliser chacun.</p>
<p align="justify">O. Bauer conclut ainsi : « Au fond, j&#8217;aime le culte : j&#8217;aime en célébrer, j&#8217;aime y participer. Je l&#8217;aime trop pour me contenter de sa fréquente médiocrité ».</p>
<p align="justify"> J&#8217;ai bien aimé ce livre provocateur qui nous rappelle  le sens du culte,  le rôle de chacun. La proposition de réduire le nombre des cultes traditionnels peut nous choquer, elle a au moins le mérite de faire réfléchir. Comme le dit l&#8217;auteur, le reste est à penser en communauté.</p>
<p align="justify">Allez, comme Maurice, je suis sur que je viendrai au culte quand même.</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
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		<title>Lecture : Un autre regard sur Marie</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2008/04/05/lecture-un-autre-regard-sur-marie/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 12:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Un autre regard sur Marie, de Nicole Vray, éditions Olivétan, 2008  
« Lourdes fête, en 2008, les 150 ans des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Le culte rendu à Marie demeure un point de friction entre catholiques et protestants ».  Cet article paru dans le journal Réforme du 14 au 20 février m’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un autre regard sur Marie, de Nicole Vray, éditions Olivétan, 2008 </em> </p>
<p align="justify">« Lourdes fête, en 2008, les 150 ans des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Le culte rendu à Marie demeure un point de friction entre catholiques et protestants ».  Cet article paru dans le journal <em>Réforme</em> du 14 au 20 février m’a donné envie d’en savoir plus sur l’histoire de Marie en lisant le livre de Nicole Vray.</p>
<p align="justify">L’histoire commence par les évangiles canoniques. Mathieu nous parle de la naissance de Jésus à Bethléem (Mt 2,7). Luc 1,26-27 nous décrit l’Annonciation. Ce texte souligne la virginité de Marie et  sa réponse pleine de foi</p>
<blockquote>
<p align="justify">« Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » (<em>Luc 1,38</em>).</p>
</blockquote>
<p align="justify">L’auteur nous rappelle ensuite la rencontre de Marie avec sa cousine Elisabeth dans <em>Luc 1,42-55</em> et la réponse de Marie</p>
<blockquote>
<p align="justify">« Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu mon Sauveur, parce qu’il a porté son regard sur son humble servante.»</p>
</blockquote>
<p align="justify">Cette réponse deviendra le Magnificat chanté par les catholiques. Jean cite Marie lors des noces de Cana (<em>Jean, 2,3-5</em>) et au pied de la croix lorsque Jésus confie Marie au disciple « Voici ta mère » (<em>Jean 19,16-27</em>). Elle n’apparaît plus qu’une fois, dans <em>Ac, 1,14</em>, à la veille de la Pentecôte, au milieu des disciples. <img class="alignright" style="float: right; border: 0px ; margin: 5px;" src="http://erf-dreux.net/articles/05_04_08_Marie.jpg" alt="Livre de Nicole Vray : Un autre regard sur Marie Olivetan 2008" width="255" height="375" /></p>
<p align="justify">Le livre nous fait ensuite découvrir des  textes apocryphes écrits entre le 2eme siècle et le 10eme siècle qui donnent des détails  retenus par la tradition. La description de la crèche avec l’âne et le bœuf provient par exemple de l’Evangile du Pseudo-Mathieu au 7eme siècle. La description de la mort de Marie, ou Dormition, puis de son Assomption datent du 6eme siècle. Ces écrits ont eu une grande influence sur le développement de la dévotion mariale, dans la littérature et l’art du moyen âge .</p>
<p align="justify">L’auteur nous explique ensuite l’évolution des doctrines influencées par les écrits apocryphes, la piété populaire, les études des Pères de l’Eglise,  et la politique des rois et empereurs. En 431 les évêques et l’empereur imposent le dogme de Marie, Mère de Dieu. Clovis, roi des francs, et ses fils la désignent comme protectrice de leur royaume. Les premières fêtes mariales naissent à cette époque. L’Annonciation, puis l’Assomption sont célébrées sur décision des empereurs byzantins.</p>
<p align="justify">Face aux peurs et aux difficultés du moyen âge,  Marie est proposée comme relais entre l’homme et Dieu par l’Eglise. La fête de l’Immaculée Conception commence à être célébrée. L’auteur nous explique ensuite le développement des prières comme par exemple le <em>Magnificat</em>, le <em>Je vous salue Marie</em>. Ce dernier ne prend sa forme actuelle qu’au 16eme siècle. Au moyen âge encore se propage la pensée selon laquelle Marie est reine. Marie couronnée  nous accueille à l’entrée des cathédrales, vêtue du bleu royal.</p>
<p align="justify">Nicole Vray  aborde ensuite la période de la Réforme. Luther publie en 1520-1521 un commentaire sur le Magnificat dans lequel il reconnaît que Marie est Vierge et Mère de Dieu. Il nous donne Marie comme modèle :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« Par son exemple et ses paroles, Marie nous apprend à connaître à aimer et à louer Dieu… Mère de Dieu, Marie se voit élevée au dessus de toute créature sans se départir pour autant de sa tranquille simplicité. »</p>
</blockquote>
<p align="justify">Calvin garde l’idée de Virginité de Marie, mais considère plutôt Marie comme un modèle pour l’humanité. En réaction contre la Réforme, l’Eglise catholique développe de nombreuses congrégations féminines crées sous le patronage de Marie à partir du 17eme siècle.</p>
<p align="justify">Le 19eme siècle voit un renouveau de la piété mariale avec les apparitions de la Vierge. A Lourdes, en 1858, celle qui se nomme elle-même <em>Immaculée Conception </em>apparaît 18 fois à Bernadette Soubirous et l’exhorte à réciter le chapelet puis à boire de l’eau de la fontaine  et à s’y laver. Les pèlerinages y viendront rapidement. Le 19eme siècle est aussi l’époque des processions aux couleurs de Marie, bleu et blanc. En 1854, l’Eglise catholique adopte officiellement le dogme de l’Immaculée Conception, malgré les vives critiques des protestants.</p>
<p align="justify">Le 20eme siècle, voit encore l’adoption du dogme de l’Assomption en 1950, et l’ensemble de la théologie mariale réaffirmé par Jean-Paul II en 2004. Aujourd’hui enfin, les Eglises protestantes donnent une place à Marie dans leurs catéchismes.</p>
<p align="justify">J’ai beaucoup aimé ce livre qui se lit comme une saga où apparaissent théologiens, rois et empereurs, réformateurs, fondatrices de congrégations religieuses,  humbles paysans, témoins d’apparitions,  et que les couples mixtes (catholique et protestant) partageront avec plaisir. Sans prendre position il nous explique l’évolution du dogme marial avec le contexte historique, nous laissant enfin cette image de Marie partagée par tous les chrétiens : <span style="color: #0000ff;">Un modèle de Foi, mère de Jésus, choisie par Dieu</span>.</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
<p align="justify">Bibliographie citée et résumée par le journal Réforme, n° 3259 (février 2008) :<br />
Michel Leplay, Le protestantisme et Marie, Labor et Fides, 2000 &#8211; André Dumas, Marie de Narareth, Labor et Fides, 1989 &#8211; France Quéré. Marie. Desclée de Brouwer, 1996</p>
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		<title>lecture : Y-a-t-il un Salut pour les salauds ?</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2008/01/06/lecture-y-a-t-il-un-salut-pour-les-salauds/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Jan 2008 13:11:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Y a-t-il un Salut pour les salauds&#8221;
sous la direction de Alain Houziaux &#8211; Editions du seuil – Les empêcheurs de penser en rond 2007 
Ce livre m&#8217;a été offert pour Noël, c&#8217;est un vrai régal.
Il pose 15 questions qui nous viennent parfois dans la vie de tous les jours : &#8220;Y a-t-il un Salut pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Y a-t-il un Salut pour les salauds&#8221;<br />
<em>sous la direction de Alain Houziaux &#8211; Editions du seuil – Les empêcheurs de penser en rond 2007 </em></p>
<p align="justify">Ce livre m&#8217;a été offert pour Noël, c&#8217;est un vrai régal.<br />
Il pose 15 questions qui nous viennent parfois dans la vie de tous les jours : <em>&#8220;Y a-t-il un Salut pour les salauds&#8221; ; &#8220;La Bible est elle la Parole de Dieu?&#8221; ; &#8220;Adam et Eve ont ils eu raison de croquer la pomme?&#8221;; &#8220;Si Dieu est bon pourquoi le mal?&#8221; ; &#8220;Peut-on être chrétien sans avoir la foi?&#8221; ; &#8220;Jésus était-t-il un simple prophète?&#8221;; &#8220;Y-a-t-il une vérité?&#8221;; &#8220;Faut-il encore parler de Résurrection?&#8221;; &#8220;Faut-il croire en la réincarnation?&#8221; ; &#8220;Perdre la foi est ce grave?&#8221;  &#8220;Etre chrétien sans être pratiquant ou sans Eglise, est-ce possible?&#8221;;  &#8220;L&#8217;athéisme est-il une menace pour la foi?&#8221;; &#8220;Toutes les religions se valent-elles?&#8221; ; &#8220;A-t-on encore besoin d&#8217;une religion?&#8221;</em></p>
<p align="justify">Les quatre auteurs, Alain Houziaux, Laurent Gagnebin, Louis Pernot et Andre Gounelle sont pasteurs et théologiens. <img border="0" vspace="5" align="right" width="255" src="http://erf-dreux.net/photos/actualite/Y-a-t-il.jpg" hspace="10" alt="Livre Y a t il un salut pour les salauds?" height="382" />Chaque question est discutée du point de vue de la vie courante, à la lumière des différentes traditions et religions, et bien sûr de la Bible. Les réponses de nos Eglises sont rappelées, mais il nous est plutôt proposé des pistes de réflexion que des réponses toutes faites.</p>
<p align="justify">J&#8217;ai retrouvé avec plaisir dans ce livre plusieurs sujets abordés dans notre Café Théo de Nogent le Roi (voir page <a href="http://erf-dreux.net/Blog/etude-bibl-cafe-theo"><strong>&#8220;Etude Bibl. Cafe Theo&#8221;</strong></a>, sujets &#8220;<a href="http://erf-dreux.net/Blog/2007/10/03/cafe-theo-du-150907-si-dieu-existe-pourquoi-le-mal/" title="Si Dieu existe pourquoi le mal?"><strong> si Dieu existe pourquoi le mal?</strong></a>&#8220;, &#8220;les athées aussi peuvent ils être sauvés&#8221;,&#8221;Résurrection ou réincarnation&#8221;). Le Café Théo apporte l&#8217;échange de nos expériences et convictions personnelles, ce livre complète par des citations bibliques, des explications simples de notions théologiques, des points de vues d&#8217;autres religions ou de philosophes non croyants, et celui souvent original des auteurs.</p>
<p align="justify">Sous leur aspect banal, certains articles sont &#8220;décapants&#8221; et rafraîchissants à la fois pour les chrétiens pratiquants. Ceux qui parlent de la foi, de l&#8217;athéisme et de la pratique religieuse, nous rappellent que l&#8217;Eglise n&#8217;est pas un but en soi, mais un soutien, une aide pour rencontrer le Christ, et aussi que Jésus fréquentait la synagogue, mais prêchait et convertissait en plein air, ou chez les gens&#8230;. Ils rappellent aussi que l&#8217;athéisme militant se nourrit parfois du piètre exemple de nos communautés de croyants tièdes.</p>
<p align="justify">Chaque article mériterait à lui seul un résumé. Le mieux est sans doute d&#8217;acheter le livre ou se le faire prêter par un ami. Bonne lecture.</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
<p>Nota :<br />
1) quelques adresses de librairies chrétiennes sont indiquées sur la page <a href="http://erf-dreux.net/Blog/liens/"><strong>&#8220;Liens&#8221;</strong></a><br />
2) Il est toujours intéressant de croiser des avis. Allez donc voir <a href="http://miettesdetheo.over-blog.com/article-15641665.html"><strong>l&#8217;article d&#8217;Eric George </strong></a>(pasteur d&#8217;Evreux).</p>
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		<title>Lecture : Manuel de survie spirituelle dans la globalisation</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Dec 2007 07:51:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Manuel de survie spirituelle dans la globalisation
Didier Long éditions Salvator, septembre 2007
L&#8217;auteur a été moine bénédictin à 20 ans pendant 10 ans. De retour à la vie séculière, il s&#8217;est marié puis a participé à la création des premiers sites de commerce sur Internet, comme Fnac.com. Consultant pour une grande entreprise en stratégie, McKinsey, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Manuel de survie spirituelle dans la globalisation<br />
Didier Long éditions Salvator, septembre 2007</em></p>
<p align="justify"><a href="http://dlong.club.fr/index.htm"><strong>L&#8217;auteur</strong></a> a été moine bénédictin à 20 ans pendant 10 ans. De retour à la vie séculière, il s&#8217;est marié puis a participé à la création des premiers sites de commerce sur Internet, comme Fnac.com. Consultant pour une grande entreprise en stratégie, McKinsey, il a aujourd&#8217;hui fondé une entreprise de conseil en informatique pour Internet. (<a href="http://dlong.club.fr/reforme.pdf"><strong>Lire son interview dans Réforme </strong></a>)</p>
<p align="justify">En regardant la planête depuis l&#8217;espace les astronautes sont frappés par une vérité : nous sommes tous frères embarqués sur le même bateau, notre planète terre. La mondialisation de nos échanges nous fait nous interroger sur notre avenir. L&#8217;auteur tente de répondre à cette question par une analyse sociologique, économique et religieuse de la globalisation.</p>
<p align="justify">Didier Long nous fait d&#8217;abord voyager dans le temps pour comprendre le <strong>phénomène de la mondialisation des économies</strong> qui, selon lui, est intimement lié à la mondialisation des religions.<br />
Les moines ont été les premiers capitalistes aux 10 ème-12 ème siecle. En concentrant les capitaux, par leur travail, ils ont développé l&#8217;économie. Ils ont introduit de nouvelles technologies comme les moulins à eau, et diffusé la culture en copiant des manuscrits. Ensuite, avec les villes et les foires du moyen âge, le marché se spécialise et apparaissent la loi de l&#8217;offre et de la demande, les banques.  La mondialisation s&#8217;accélère avec le début des voyages maritimes. Là encore, l&#8217;auteur souligne le rôle de la religion : Colomb et Magellan voulaient apporter le message du Christ à des peuples inconnus. La globalisation du 19 eme siecle s&#8217;appuie sur la démocratie, les valeurs du protestantisme, le progrès technologique. Aujourd&#8217;hui l&#8217;évolution continue : réduction des barrières douanière, baisse des couts de transports,  globalisation des flux, intensification de la concurrence, réseaux mondiaux, délocalisations.<br />
L&#8217;auteur souligne les risques auxquels nous sommes confrontés :<br />
La globalisation peut déboucher sur une guerre des religions, sur un capitalisme spéculatif sans valeur morales. Le gaspillage et le mode de vie engendré par la globalisation sont incompatibles avec les ressources de notre planète.<br />
Pour l&#8217;auteur, <em>seule la religion permettra de survivre à la globalisation</em>.</p>
<p align="justify">Mais <strong>les religions vont devoir également se transformer</strong> pour faire face à ce défi : le monde n&#8217;a plus de centre, c&#8217;est devenu un réseau immense, une mer de connections. Allons nous vers une nouvelle tour de Babel ou bien la Pentecôte des nations?<br />
L&#8217;auteur nous montre que les grandes migrations de la globalisation ont mêlé les religions et les ont fait évoluer. L&#8217; Islam est passé de 12% de la population mondiale en 1900 à 23% en 2000 et sera peut etre la premiere religion d&#8217;europe en 2050. 3 personnes sur 4 seront chrétiennes en 2050 principalement au bénéfice des petites églises  pentecôtistes ou évangéliques. Elles progressent grâce a leur petite structure indépendante, leur dynamisme, leur usage de la télévision, d&#8217;Internet ..<br />
Ce brassage des populations et des religions peut déboucher sur des violences et affrontements de groupes communautaires, ou bien sur des échanges et enrichissements mutuels.</p>
<p align="justify">Didier Long nous donne <strong>quelques pistes</strong> pour être heureux dans ce nouveau monde global. Il nous propose de revenir aux messages chrétiens pour survivre dans la globalisation : garder la pauvreté de coeur pour recevoir le don de Dieu et aborder les autres, retrouver la compassion envers son prochain. Il nous invite à retrouver le sens du travail, de la contemplation, et souligne la chance que nous avons de partager le savoir sur Internet. Il conclue que le sens de la globalisation ne peut etre trouvé qu&#8217;avec l&#8217;aide de la religion qu&#8217;il nous appartient de faire évoluer.</p>
<p>Un livre intéressant et optimiste dont je vous recommande la lecture ..</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
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		<title>lecture : &#8220;Entre l&#8217;Effort et la Grâce&#8221;</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Aug 2007 05:29:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Livre : &#8220;Entre l&#8217;Effort et la Grâce&#8221; du pasteur Flemming Fleinert-Jensen, Éditions du Cerf – 2005
Qui d&#8217;entre nous ne s&#8217;est jamais demandé si il avait vraiment réussi sa vie ou n&#8217;a jamais ressenti son peu de charité face aux autres ? Cette question de l&#8217;insuffisance de nos efforts est au centre de la notion de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Livre : &#8220;<em>Entre l&#8217;Effort et la Grâce</em>&#8221; du pasteur Flemming Fleinert-Jensen, Éditions du Cerf – 2005</p>
<p align="justify">Qui d&#8217;entre nous ne s&#8217;est jamais demandé si il avait vraiment réussi sa vie ou n&#8217;a jamais ressenti son peu de charité face aux autres ? Cette question de l&#8217;insuffisance de nos efforts est au centre de la notion de justification par la grâce, exposée dans l&#8217;Epitre aux Romains et thème de nos <em>études bibliques Centre</em> à Dreux cette année.</p>
<p align="justify">Cette double notion d&#8217;effort et de grâce est reprise dans le livre du pasteur Flemming Fleinert-Jensen qu&#8217;il nous a présenté à l&#8217;étude biblique de Dreux en mai 2007 et que je veux vous résumer ici.</p>
<p align="justify">L&#8217;auteur rappelle d&#8217;abord l&#8217;historique de la doctrine de la justification par la foi basée sur les textes de Paul et de Martin Luther.</p>
<p align="justify">Paul expose d&#8217;abord celle-ci dans sa lettre aux Galates, jeune communauté qui cherche à imposer à tous la stricte observance de la loi judaïque. Il explique dans celle-ci que le plus important n&#8217;est pas la loi judaïque mais la foi en Jésus Christ : <em>« Nous savons que l&#8217;homme n&#8217;est pas justifié par les oeuvres de la loi, mais par la foi en Jésus Christ » (Ga, 2, 16).</em> Dans <em>Ga 3, 23-28</em>, il rappelle que la loi n&#8217;a été apportée que dans l&#8217;attente du Christ. Dans la lettre aux Romains il détaille cette doctrine. Comme dans un procès, l&#8217;homme pécheur est accusé et reconnu coupable au regard de la loi <em>« qui ne donne que la connaissance du péché » (Rm 3,20</em>), mais l&#8217;homme est gracié et pardonné <em>« en vertu de la délivrance accomplie en Jésus-Christ » (Rm 3,24).</em> Par le baptême, le croyant est ressuscité avec le Christ, il n&#8217;est plus l&#8217;esclave du péché mais de la justice. Justifié par la foi seule, l&#8217;homme peut s&#8217;engager dans la vie sous l&#8217;impulsion de l&#8217;esprit.</p>
<p align="justify">Martin Luther a débuté sa vie dans la terreur du péché et du jugement de Dieu. Il découvre la notion de justification par la foi en 1514. Pour Luther la loi (les commandements bibliques) oblige l&#8217;homme à reconnaître son échec et à se tourner vers le Christ pour l&#8217;accueillir dans la foi. Ce n&#8217;est que grâce à cette foi qu&#8217;il peut produire des oeuvres bonnes :   <em>«  Après que l&#8217;homme a été justifié et que déjà il possède Christ par la foi, sachant que c&#8217;est lui qui est sa justice et sa vie, il ne demeurera certes pas oisif mais comme un bon arbre il produira de bons fruits, car celui qui croit a le Saint Esprit, il ne laisse pas l&#8217;homme dans l&#8217;oisiveté , il le pousse .. à l&#8217;action de grâce et à faire preuve de charité envers tous  » (MLO XV, 166-167)</em>. L&#8217;idée essentielle est que <em>«L&#8217;homme ne vit pas à cause de ce qu&#8217;il fait mais parce qu&#8217;il croît »</em>.</p>
<p align="justify">Le livre examine ensuite l&#8217;idée de la justification de l&#8217;homme à partir de 2 notions : l&#8217;effort et la grâce.</p>
<p align="justify">La vision de l&#8217;homme selon laquelle l&#8217;homme doit justifier sa vie par le travail et l&#8217;effort éthique est légitime. Le travail donne du sens à l&#8217;existence et évite l&#8217;ennui. Pour les puritains du XVII eme siècle, le travail est un moyen de rendre gloire à Dieu. Cette éthique protestante a  fortement marqué notre civilisation occidentale. Le problème est qu&#8217;aujourd&#8217;hui le travail est coupé de cette signification religieuse et devient une valeur en soi. Cette vision atteint ses limites dès que l&#8217;on rencontre l&#8217;échec des efforts ou la fragilité des relations humaines.</p>
<p align="justify">Une autre vision de l&#8217;homme est basée sur la notion de don. L&#8217;auteur nous rappelle qu&#8217;elle est universelle dans la vie courante : dès la naissance une vie nous est donnée, nous sommes accueillis dans une famille, nous recevons une éducation, une langue maternelle, une culture, un corps. Ce n&#8217;est qu&#8217;ensuite que l&#8217;effort vient, à l&#8217;école etc.. Dans l&#8217;Evangile, Jésus prononce des paroles de grâce, par exemple dans le récit de la femme adultère : <em>«  Que celui d&#8217;entre vous qui n&#8217;a jamais péché lui jette la première pierre »</em>, puis <em>« va désormais et ne pèche plus »(Jean, 8,1-11).</em> Il transforme une menace de mort en parole de vie. Cette grâce précède toute contribution humaine, sans que l&#8217;homme en soit digne. Pour recevoir ce don de la grâce, il faut se l&#8217;approprier par le geste de la foi en Jésus Christ, si souvant montré dans l&#8217;Evangile : <em>« Ta foi t&#8217;a sauvé » (Luc 7,50; 8,48 ; 17,19 etc..),</em> ou bien <em>« Sois sans crainte, crois seulement » (Marc, 5,36).<br />
</em></p>
<p align="justify">Cette parole de justification par la foi affirme que devant Dieu, chacun est reconnu non à cause de sa qualité morale, et de ses efforts, mais à cause de sa foi en Jésus-Christ. Ses efforts et sa morale,   indispensables pour les autres, viennent ensuite. C&#8217;est la conclusion de ce livre clair dont je vous recommande la lecture.</p>
<p align="center">Philippe Riglet</p>
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