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La prédication de notre pasteur pour la veillée de Noel portait sur un parallèle des trois textes racontant la venue de Jésus (Mt 2, 1-21 / Lc 2, 1-13 / Jn 1, 1-5), le plus connu étant celui de Luc :
1 En ces jours-là parut un décret de César Auguste, en vue du recensement de toute la terre habitée.
2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
3 Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville.
4 Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David,
5 afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
6 Pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait accoucher arriva,
7 et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle.
8 Il y avait, dans cette même région, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
9 L’ange du Seigneur survint devant eux, et la gloire du Seigneur se mit à briller tout autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande crainte.
10 Mais l’ange leur dit : N’ayez pas peur, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple :
11 aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
12 Et ceci sera pour vous un signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.
13 Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait :
14Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et, sur la terre, paix parmi les humains en qui il prend plaisir !
La prédication de Jean-Christophe Perrin nous montre la richesse des trois textes annonçant la venue de Jésus :
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La prédication de notre pasteur portait sur le texte de Mathieu, les “Béatitudes” :
1 Voyant les foules, il monta sur la montagne, il s’assit, et ses disciples vinrent à lui.
2 Puis il prit la parole et se mit à les instruire :
3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
5 Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés !
7 Heureux ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion !
8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
10 Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !
11 Heureux êtes-vous lorsqu’on vous insulte, qu’on vous persécute et qu’on répand faussement sur vous toutes sortes de méchancetés, à cause de moi.
12 Réjouissez-vous et soyez transportés d’allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
La prédication de Jean-Christophe Perrin nous invite à méditer sur ce bonheur qui consiste à voir Dieu dans le monde, à le chercher :
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L’année Calvin s’achève et elle aura été prolifique en publications, conférences, événements de toutes sortes autour du Réformateur de Genève. C’est pour tous les protestants une agréable surprise que de remarquer que le personnage et son œuvre aient suscités autant d’enthousiasme. Pour ma part, j’ai découvert un homme que je connaissait pas vraiment : à la fois sensé et sensible de par ses idées, son rapport à autrui, sa théologie.
Calvin concevait sa vocation personnelle en relation avec la Bible : il disait que la tâche essentielle du pasteur consiste à lire et à prêcher la Parole de Dieu. Calvin prêchait lui-même tous les jours, sans notes préalablement écrites, dans un langage clair et direct. Ses sermons duraient une heure et portaient sur l’ensemble des Ecritures Saintes. A l’encontre des catholiques (et même de Luther) qui ne voyaient dans l’Ancien Testament que l’annonce du Nouveau, Calvin considérait que toute la Bible était Parole de Dieu. Il disait qu’il y a autant d’amour dans l’Ancien Testament que de « lois » dans le Nouveau. En d’autres termes, il ne suffit pas de se dire « sauvés par la grâce seule », encore faut-il se montrer reconnaissant en se mettant au service de Dieu et du prochain. Cette idée de « reconnaissance » est au cœur de la pensée calvinienne. Elle incombe au croyant une éthique du devoir et de la responsabilité.
Selon Calvin, le fait de se savoir « sauvés » par la grâce nous libère du fardeau de la culpabilité, du remords, de la peur de ne pas être à la hauteur, de l’obsession de toujours avoir besoin de prouver sa valeur aux autres. En bref, il s’agit d’une « bonne nouvelle » : nous sommes libres, nous pouvons souffler, nous ne sommes pas condamnés à travailler sans relâche pour mériter notre salut. Ce message, disons le franchement, ferait le plus grand bien à nos contemporains qui vivent dans une société où les idées de performance, de compétition, et de rentabilité sont dominantes.
Reste que pour Calvin, si nous sommes libres, cela ne signifie pas que l’on doit rester assis les bras croisés. Nous sommes libres, certes, mais libres de faire le bien. Libres de servir, en quelque sorte. Paradoxe ? Seulement en apparence, car le Christ a donné lui-même un commandement nouveau : celui d’aimer. Or l’amour n’est un commandement que lorsque nous acceptons de faire Sa volonté et non la nôtre. Si nous prétendons aimer Jésus, mais n’obéissons pas aux « lois » qu’il a lui-même instaurées, alors nous ne sommes pas réellement reconnaissant (ni même ses disciples, c’est-à-dire des chrétiens). Et tant que nous refusons de nous engager dans le service de Dieu et du prochain, nous ne savons pas vraiment aimer…
Pasteur Jean-Christophe PERRIN.
Cette prédication de Jean-Christophe Perrin porte sur Marc 8, 27-35 :
27 Jésus sortit avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe. En chemin, il se mit à demander à ses disciples : Au dire des gens, qui suis-je ?
28 Ils lui dirent : Pour les uns, Jean le Baptiseur ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, l’un des prophètes.
29 Lui leur demandait : Et pour vous, qui suis-je ? Pierre lui dit : Toi, tu es le Christ.
30 Il les rabroua, pour qu’ils ne disent rien à personne à son sujet.
31 Il commença alors à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué et qu’il se relève trois jours après.
32 Il disait cela ouvertement. Alors Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer.
33 Mais lui se retourna, regarda ses disciples et rabroua Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! lui dit-il. Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains.
34 Puis il appela la foule avec ses disciples et leur dit : Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive.
35 Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera
La prédication nous invite donc à méditer sur qui est Jésus pour nous, et qu’est ce que cela implique dans notre vie de tous les jours :
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