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L'arbre de Jessé - Cliquez sur l'image pour lire la prédication (pdf) .
Les deux textes de cette veillée de Noël à Marsauceux, Esaïe 11, 1-10 et Matthieu 1, 18-25, annoncent tous deux la venue de Jésus, fils d’homme et fils de Dieu, que nous attendons et célébrons à Noël. La prédication de Jean-Christophe Perrin nous invite à réfléchir sur ce « temps du Messie » qui est encore un message pour notre temps.
Esaïe 11, 1-10
1 Alors un rameau sortira du tronc de Jessé, un rejeton de ses racines sera fécond.
2 Le souffle du SEIGNEUR reposera sur lui : souffle de sagesse et d’intelligence,
souffle de conseil et de vaillance, souffle de connaissance et de crainte du SEIGNEUR.
3 Il respirera la crainte du SEIGNEUR ; il ne jugera pas sur l’apparence, il n’arbitrera pas sur un ouï-dire.
4 Il jugera les pauvres avec justice, il arbitrera avec droiture en faveur des affligés du pays ;
il frappera la terre du sceptre de sa bouche, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant.
5 La justice sera la ceinture de ses reins, et la probité, la ceinture de ses hanches.
6 Le loup séjournera avec le mouton, la panthère se couchera avec le chevreau ;
le taurillon, le jeune lion et les bêtes grasses seront ensemble, et un petit garçon les conduira.
7 La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits une même couche ;
le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.
8 Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans le trou de l’aspic.
9 Il ne se fera aucun mal, il n’y aura aucune destruction, dans toute ma montagne sacrée ;
car la connaissance du SEIGNEUR remplira la terre comme les eaux recouvrent la mer.
10 En ce jour-là, la racine de Jessé se tiendra là comme une bannière pour les peuples ;
les nations la chercheront, et son lieu de repos sera glorieux.
Matthieu 1, 18-25,
18 Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit saint.
19 Joseph, son mari, qui était juste et qui ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la répudier en secret.
20 Comme il y pensait, l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint ;
21 elle mettra au monde un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par l’entremise du prophète :
23 La vierge sera enceinte ; elle mettra au monde un fils et on l’appellera du nom d’Emmanuel,
ce qui se traduit : Dieu avec nous.
24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui.
25 Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle eût mis au monde un fils, qu’il appela du nom de Jésus.
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Les textes choisis par Jean-Christophe Perrin, Marc 13,1-10 et Mathieu 25, 1-13, portent tous deux sur la venue du Royaume que souvent nous ne savons ni discerner ni attendre :
Marc 13:1 NBS
1 Alors qu’il sort du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde, quelles pierres, quelles constructions !
2 Jésus lui répondit : Tu vois ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.
3 Comme il était assis sur le mont des Oliviers, en face du temple, Pierre, Jacques, Jean et André se mirent à l’interroger, en privé :
4 Dis-nous, quand cela arrivera-t-il ? Quel sera le signe annonçant la fin de toutes ces choses ?
5 Jésus se mit alors à leur dire : Prenez garde que personne ne vous égare.
6 Beaucoup viendront en se servant de mon nom, en disant : « C’est moi ! », et ils égareront une multitude de gens.
7 Quand vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : cela doit arriver, mais ce n’est pas encore la fin.
8 Car nation se dressera contre nation et royaume contre royaume ; dans divers lieux il y aura des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’accouchement.
9 Prenez garde à vous-mêmes ; on vous livrera aux tribunaux et vous serez battus dans les synagogues ; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi ; ce sera pour eux un témoignage.
10 Il faut d’abord que la bonne nouvelle soit proclamée à toutes les nations.
Matthieu 25:1 NBS
La parabole des dix vierges
1 Alors le règne des cieux sera comme ces dix vierges qui avaient pris leurs lampes pour aller au-devant du marié.
2 Cinq d’entre elles étaient folles, et les cinq autres étaient avisées.
3 Les folles, en prenant leur lampe, n’avaient pas pris d’huile avec elles ;
4 mais celles qui étaient avisées avaient pris, avec leur lampe, de l’huile dans un récipient.
5 Comme le marié tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : « Voici le marié, sortez à sa rencontre ! »
7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes.
8 Les folles dirent à celles qui étaient avisées : « Donnez-nous de votre huile, nos lampes s’éteignent ! »
9 Celles qui étaient avisées répondirent : « Il n’y en aurait jamais assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en acheter chez ceux qui en vendent ! »
10 Pendant qu’elles allaient en acheter, le marié arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
11 Plus tard, les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! »
12 Mais il répondit : « Amen, je vous le dis, je ne vous connais pas. »
13Veillez donc, puisque vous ne connaissez ni le jour, ni l’heure.
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On attribue à Tertullien la phrase « je crois parce que c’est absurde ». Plusieurs chrétiens en ont fait un axiome de sagesse, alors qu’il ne s’agit que d’une application rhétorique pour faire comprendre quelque chose de plus profond. Il en va de même pour Paul lorsqu’il qualifie la Croix de « folie pour les sages et de scandale pour les juifs ». Paul n’affirme pas que notre foi soit folle ou scandaleuse, mais qu’il faut aller au-delà des idées reçues. On doit bien insister là-dessus. Le théologien qui dit n’avancer que des absurdités n’est pas un théologien, car la théologie désigne le mouvement par lequel la foi se met en quête de sa propre rationalité.
 Affiche Cafe Theo du 04/12/2010 - cliquez pour voir affiche en pdf
De fait, dès sa naissance, le christianisme est à la recherche d’une compréhension de la foi qu’il annonce à tous. Au IV° siècle, par exemple, Augustin applique à la foi et à l’intelligence le précepte du Christ, « Cherchez et vous trouverez » (Mt 7 :7) en disant : « La foi cherche, l’intelligence trouve » (La Trinité, XV, II, 2). Pour ce penseur chrétien, l’usage de la raison est indispensable pour rendre compte de ce que l’on croit.
Ce principe théologique atteint son point culminant au Moyen Age, avec le fides quaerens intellectum (« la foi en quête d’intelligence ») de saint Anselme au XI° siècle et avec la Somme Théologique de Thomas d’Aquin deux siècles plus tard. L’idée générale est de contribuer à l’édification d’une pensée de la foi, non seulement au sens où la foi devient l’objet d’une interrogation théorique, mais aussi au sens où elle en vient à se penser elle-même et à se mettre en quête de sa propre intelligibilité.
Il s’agit, en somme, de méditer sur les raisons de la foi. Pourquoi croire ? Qu’est-ce que croire ? Croire en quoi ? sont d’ailleurs des questions que nous abordons régulièrement au café théo. Ces rencontres ne sont pas des lieux d’enseignement catéchétique, mais de réflexion sur le contenu de la foi. C’est une occasion pour que catholiques, protestants et agnostiques puissent discuter dans le respect de la diversité des opinions. Une rencontre où les réponses sont données d’avance équivaudrait à signifier qu’il est interdit de se poser des questions. Or la vérité n’est jamais unilatérale. En fait, c’est en écoutant les avis qui sont contraires aux nôtres que l’on se fait une idée plus juste de ce que l’on croit ou de ce que l’on croit savoir. Telle est du moins la démarche que s’est donnée le café théo à Nogent le roi.
JC PERRIN
Les trois textes du 21 novembre 2010, 2 Samuel 5, v. 1 à 3, Luc 23, v. 35 à 43, Colossiens 1, v. 12 à 20 nous parlent du Royaume. La prédication de ce dimanche porte sur le texte de Paul dans l’épitre aux Colossiens :
12 rendez grâce au Père qui vous a rendus capables d’accéder à la part d’héritage des saints dans la lumière.
13 Il nous a délivrés de l’autorité des ténèbres pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé,
14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
15 Il est l’image du Dieu invisible,
le premier-né de toute création ;
16 car c’est en lui que tout a été créé
dans les cieux et sur la terre,
le visible et l’invisible,
trônes, seigneuries,
principats, autorités ;
tout a été créé par lui et pour lui ;
17 lui, il est avant tout,
et c’est en lui que tout se tient ;
18 lui, il est la tête du corps — qui est l’Eglise.
Il est le commencement,
le premier-né d’entre les morts,
afin d’être en tout le premier.
19 Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute plénitude
20 et, par lui, de tout réconcilier avec lui-même,
aussi bien ce qui est sur la terre que
ce qui est dans les cieux,
en faisant la paix par lui,
par le sang de sa croix.
Ce texte nous invite à rendre grâce et a reconnaître que notre vie à un sens dans le plan de Dieu, avec Jésus.
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Cliquez ici pour lire la prédication de Marie-Lise Riglet à Dreux le 21 novembre 2010
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