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23 mars 2008 Culte de Pâques

Environ 50 personnes étaient présentes pour ce culte accompagné à l’harmonium par Madame Girard.

Les lectures portent sur Romains 10, 14-17 et Marc 16,1-8

Et levant les yeux, elles voient que la pierre est roulée ; or, elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent assis à droite, un jeune homme , vêtu d’une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici ; voyez l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit». Elles sortirent et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes et bouleversées ; et elles ne dirent rien à personne car elles avaient peur.

J’ai retenu quelques passages de la prédication du pasteur Jean-Christophe Perrin :

« Concernant le récit de Pâques, les quatre évangiles canoniques décrivent tous que la pierre qui obstruait le tombeau a été roulée. L’ange s’adresse aux femmes qui partent craintives. Il y a des variations dans la description. Dans Mathieu 28,1-8, les femmes partent apporter la nouvelle remplies de crainte et de joie. Dans Luc 24,1-12, elles repartent annoncer la nouvelle mais ne sont pas crues. Pierre se rend au tombeau et constate que celui-ci est vide. Dans Jean 20,1-10, Pierre et les disciples repartent au tombeau et voient que celui-ci est vide. Marie de Magdala voit ce qu’elle croit être un jardinier qui l’appelle par son nom «Marie» (Jean 20,15-17). A ces mots, elle reconnaît Jésus et l’appelle «Rabbouni», maître. Marc donne la description la plus simple de ces quatre évangiles. Les femmes n’ont rien dit parce qu’elles avaient peur. La seule preuve est que le tombeau est vide et qu’un homme leur a dit que Jésus n’est plus là.

L’essentiel du message est dans la disparition du corps de Jésus. Pour nous comme pour les femmes au tombeau c’est une frustration, on ne le voit plus, le tombeau est vide. On aurait sans doute voulu garder des traces de Jésus. On ne connaît même pas l’aspect physique de Jésus, malgré les icônes, les peintures de tous les pays qui ont cherché à représenter Jésus selon leur culture.

Pour nous protestants voila tout ce que nous avons dans un temple : la Bible, la croix sobre qui ne porte pas le corps de Jésus crucifié, parfois comme ici un vitrail représentant une colombe, symbole de l’Esprit. Nous n’avons pas besoin d’images comme aujourd’hui à la télévision, de reportage en direct. On recherche aujourd’hui encore des miracles, du surnaturel, ou bien de l’information en direct avec des images, des preuves supposées de véracité. Le texte nous dit exactement le contraire, l’essentiel : le tombeau est vide, Jésus est ressuscité.

L’œuf de Pâques (le pasteur montre les œufs en chocolat prévus pour distribuer aux enfants présents) est, comme tous les œufs, un symbole de naissance, de renaissance ou de résurrection. Sa particularité est d’être vide, comme le tombeau vide au jour de Pâques. On connaît tellement les textes de Pâques qu’on veut remplir ce vide par des explications, des symboles, des images, du surnaturel. Pourtant ce vide, l’absence de Jésus, nous rendent précieuse sa présence. Ce vide est un signe qui nous parle.

Les apparitions de Jésus après Pâques sont fugitives, mais elles prouvent que quelque chose s’est passé et que Jésus est toujours avec nous, autrement. C’est pour cela que nous avons la Bible, la Parole qui nous interpelle. Jésus appelle Marie et elle se retourne, reconnaît le Christ car il l’a appelé par son nom, elle répond rabbi. Jésus est vraiment ressuscité car il m’appelle par mon nom. »

Un verre de l’amitié nous réunit à la sortie dans le narthex. Il nous permet de prendre des nouvelles les uns des autres, de parler de nos projets pour ce weekend de Pâques. Nous nous séparons vers 12h30, pour rejoindre nos fêtes familiales pour beaucoup d’entre nous.

Philippe Riglet, notes d’après la prédication de Jean-Christophe Perrin

Conseil presbytéral : séance du 9 mars 2008

Le conseil a d’abord préparé l’assemblée générale du 16 mars. Le rapport moral 2007 et le rapport financier ont été relus et approuvés pour présentation à l’AG. Le conseil a pris acte de la démission de P. Riglet et en informera l’assemblée générale.

Le planning du 1er semestre 2008 a été remis à jour, et différentes dates  réservées :
- Echange de chaire le 13 avril avec l’Eglise Evangélique libre de Vernouillet.
- Concert d’Amnesty International le 27 avril à 17h00 au lieu de 17h30.
- Le dimanche 18 mai, culte en extérieur avec l’Eglise Evangélique libre. (pas de culte à Dreux)
- 23 avril : réunion de préparation de la fête de Marsauceux, salle Waddington.
- 1er juin, Fête de Marsauceux avec culte jeunesse-familles.
- Prochains conseils : 20 avril à 13h30, 26 mai à 19h15 et 15 juin à 13h30

Le conseil a décidé de passer commande de travaux  à effectuer au printemps 2008:
- La remise en état du jardin de l’église est confiée à la S.A.R.L. Multiprestations.
- Le changement du chauffage du temple, confié à l’entreprise U.D.de Mézières pour une somme de 7 707,02€.  Le chauffage sera assuré par  8 panneaux rayonnants au gaz.

Le questionnaire régional intitullé « Osons le rayonnement de notre église» sera préparé par chaque conseiller. La synthèse sera  faite  et envoyée à la région  par Annick Moreau après l’A.G.

Marie-Lise Riglet

21 mars 2008 : Culte oecuménique du vendredi saint

Nous étions une vingtaine de personnes pour ce culte commun à l’Eglise Evangélique libre et  l’Eglise réformée. L’essentiel du culte était consacré à la lecture du récit de la Passion du Christ dans Mathieu 26 et 27.

La prédication du pasteur Jérémie Chamard  portait sur le sacrifice du Christ malgré la faiblesse des disciples annoncée dès le début de ce passage (Mathieu 26, 31-34)

Alors Jésus leur dit : « Cette nuit même vous allez tous tomber à cause de moi. Il est écrit en effet : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais une fois ressuscité je vous précéderai en Galilée ». Prenant la parole Pierre lui dit « Même si tous tombent à cause de toi, moi je ne tomberai jamais ». Jésus lui dit : « En vérité, je te le déclare, cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois ».

Nous avons retenu quelques idées de la prédication :

- Jésus est seul malgré les promesses des disciples, et seul Jésus peut prendre sa croix pour nous sauver.

- Dans le récit de la Passion on assiste à un déchainement de la méchanceté humaine. Cette méchanceté est de tous les temps, encore aujourd’hui au Darfour, chez nous dans la violence de la vie quotidienne,  dans le monde du travail etc.

- Sommes-nous des disciples ou sommes-nous des admirateurs ? Jérémie Chamard cite l’histoire d’un prédicateur américain posant  à son frère la question : « Jusqu’où iras- tu avec le Christ ?». Le frère répond : « Jusqu’à la croix mais pas sur la croix ». Le prédicateur lui dit alors : « Alors tu n’es qu’un admirateur et pas un disciple. Dis le à ton église ».  Cette question se pose à chacun d’entre nous.

- Jésus porte sa croix, mais aussi celle des malades et de ceux qui souffrent, la nôtre.  Il ne nous est rien demandé en échange que de croire pour accueillir cette Grâce, et de transformer notre vie par cette Grâce.

- Le culte du vendredi saint est pour nous porteur d’espoir car déjà nous apercevons la lumière de Pâques.

Le long récit de la Passion était coupé par des chants que nous ne connaissions pas, mais que nous avons chantés avec cœur en nous laissant porter par la musique d’un piano  et d’une guitare électrique. Pour cette veillée du vendredi saint, nous avons tous partagé la Cène en cercle autour de la table, en donnant à notre voisin un morceau de pain que nous rompions pour lui, mais la coupe nous était présentée par le pasteur Jérémie Chamard.

Soirée intéressante, à recommencer car elle nous permet de mieux nous connaître et de voir que nous n’avons pas de différences si importantes que ça !

Marie-Lise et Philippe Riglet

16 mars 2008 : assemblée générale de l’association cultuelle

Comme d’habitude, l’assemblée générale est précédée d’un culte très court. Le pasteur commence par l’histoire d’un Robinson juif. «Quand les secours arrivent il montre aux sauveteurs son installation. Il leur fait visiter la synagogue qu’il a construite pour prier. Il montre ensuite une 2eme synagogue.  Quand on lui demande pourquoi il y a deux synagogues il répond : Eh bien, il y a celle où je vais prier et celle où je ne vais jamais.»

Le pasteur dessine ensuite une grande église et dedans une petite église et reprend sa prédication à peu près en ces termes  :Le pasteur dessine une petite église dans une grande église

« Notre petite église locale est à l’intérieur d’une grande Eglise. Certains pensent que la petite église va disparaître. Il faut se souvenir comme les juifs de la Promesse. On peut se lamenter sur l’âge d’or où tout Marsauceux était protestant. Maintenant l’Eglise c’est un peu comme le village d’Astérix, isolé au milieu des gens indifférents. Mais c’est un âge différent. Ce qui nous tient c’est la promesse du Christ que son Esprit sera avec nous jusqu’à la fin des temps, qu’Il nous guidera à travers les hauts et les bas. C’est cette espérance qui nous guide. Quelques morceaux de pains nourrissent la multitude. Quelques paroles nourrissent la multitude.  Nous devons avoir cette espérance d’annoncer la Bonne Nouvelle, être porteurs de cette espérance. C’est ça qui fait qu’on peut continuer de croire. Amen »

 Marie-Lise, la présidente du conseil presbytéral, présente ensuite un rapport moral résumant les faits marquants de 2007.

Le pasteur intervient ensuite: «Quand un pasteur arrive dans une paroisse, il y a déjà un passé une histoire, surtout dans une paroisse de vieille tradition protestante, avec l’histoire de ses anciens pasteurs, parfois des blessures. Il lui faut apprendre à conjuguer passé, présent, futur, conditionnel. Futur avec le projet de vie qui doit exister avec et sans le pasteur qui ne reste plus de nombreuses années dans la même paroisse comme avant. L’impératif qui est constitué par les cultes, l’entretien, les imprévus. Le pasteur doit composer ses convictions avec celles des autres. L’amour de Dieu nous accompagne et nous permet de vivre et cheminer ensemble, même si on n’a pas exactement les mêmes avis. Dans le culte et les études bibliques nous écoutons la Parole qui nous guide et nous essayons de la comprendre. Parfois le manque de connaissances bibliques dans le cœur nous fait douter. Comment attirer les gens ? Il n’y a peut être pas de bonne réponse. Nous sommes les semeurs, nous ne faisons pas le résultat. Comment rayonner sans nous consumer, c’est la question que je pose. »

 Notre trésorière, Annick Moreau, présente avec le sourire les dépenses et recettes 2007 puis le budget prévu pour 2008. Pour la première fois depuis plusieurs années l’année se termine sur un excédent de 598 Euros.

Le projet de vie paroissiale, indiquant les priorités envisagées par le conseil presbytéral pour 2008,  est présenté par Marie-Lise : Marie Lise présente le projet de vie 2007 2008

 Les transparents projetés sont disponibles en cliquant sur ce lien. Le support théologique du pasteur nous permet d’envisager plus d’activités œcuméniques ou quelques cultes autrement et de maintenir toutes nos activités existant en 2007.
 
En conclusion Marie-Lise rappelle que nous sommes tous appelés selon nos talents pour l’annonce de l’Evangile, ainsi qu’un double objectif pour notre église en 2009 :

  • Définir ensemble l’Eglise que nous souhaitons
  • Discerner les bonnes volontés pour le conseil presbytéral (élection de conseillers presbytéraux en 2009), et les tâches à accomplir dans l’Eglise.

De nombreux commentaires ou propositions ont accompagné cette présentation interactive, parmi lesquels j’ai retenu :

- Gisèle montre la boite à idées qui vient d’être installée à l’entrée du temple et qui ne demande qu’à être remplie de nos idées.

- Catherine recommande de contacter les écoles de musique pour trouver un musicien.

- Marie-Lise mentionne que quelques prédications commencent à être disponibles sous forme d’enregistrement audio ou de fichier texte (pdf) sur le site Internet, et qu’on continuera en 2008. Philippe ajoute qu’il est également possible de faire des copies des enregistrements audio sur Cd, à condition de savoir qui est intéressé.

- Le pasteur suggère qu’on pourrait faire de temps en temps des cultes avec discussion sur un texte biblique. Le texte devrait être fourni à l’avance pour qu’on puisse en discuter.

- Jean-Christophe Perrin mentionne qu’il envisage de faire de temps en temps  des échanges de chaire avec Rambouillet et Chartres.

- Roger suggère, compte tenu de l’expérience réussie de café théo à Nogent-le-Roi, d’envisager de faire la même chose à Dreux. Le pasteur remarque que c’est moins facile à Dreux car il n’y a pas de prêtre catholique disponible comme à Nogent.

- Roger demande qu’on donne à l’avance les cantiques pour les préparer. Pourrait-t-on les mettre sur le site Internet ?

- Pour le journal la Chronique, Roger dit qu’il faudrait communiquer  le thème ou les articles à faire à l’avance pour trouver des volontaires. Philippe propose qu’on fasse un petit compte rendu du comité de rédaction de ce journal pour indiquer le thème et les articles dont on a besoin. Le pasteur remarque qu’on pourrait ainsi se constituer une réserve de bons articles utilisables pour la chronique suivante ou le site Internet.

- Roger trouve que le narthex manque de bancs pour s’asseoir et bavarder à l’entrée, par exemple à l’occasion de verres de l’amitié.

Philippe Riglet

Note du webmestre : Cet article n’est pas un compte rendu officiel, mais veut refléter les idées générales émises à cette assemblée. J’ai donc pu oublier certaines remarques. Un compte rendu officiel de l’assemblée générale sera mis ultérieurement sur ce site. Des photos sont disponibles également sur l’album photos 2008

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