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Dans La Voix Protestante de Mars : A la lumière des symboles

Peut être certains d’entre vous ne connaissent-ils pas le journal protestant de la région parisienne  La Voix Protestante  ?

Le numéro de Mars nous propose une série d’articles très riches sur les symboles de Pâques. Dans son éditorial le pasteur Cassou rappelle combien les symboles sont importants dans la Bible, comme par exemple le buisson ardent, le passage de la mer rouge etc.,  mais aussi combien notre tradition protestante est méfiante envers  les symboles dans nos églises. 

Le théologien André Gounelle approfondit  la signification des symboles (« il ya symbole quand du spirituel est représenté par du sensible »), et  revient sur  la signification du commandement du Décalogue(Exode 20, 4) « Tu ne feras pas de statues, ni aucune forme de ce qui est dans le ciel, … » pour nous protestants aujourd’hui. Il nous invite à suivre une voie étroite entre accepter des symboles qui permettent à l’être humain d’exprimer sa foi et éviter de les sacraliser.

Pierre Grelot, enseignant en Nouveau Testament  nous fait réfléchir au sens du sacrifice du Christ,  et l’analogie entre l’agneau pascal et le Christ, rappelant Jean 1,29 : « Voici l’Agneau de Dieu, qui porte le péché du monde ».

Comme chaque mois, La Voix Protestante nous offre également des pages d’actualités, par exemple sur le rapprochement luthéro-réformé en région parisienne, les services radio  protestants en région parisienne, notamment un article sur l’évolution de Fréquence protestante vers la radio numérique.  Il y a aussi dans le numéro de mars des articles sur les élections municipales  et la question du logement social,  des reportages sur des missions œcuméniques en Israël et en Palestine. La page «Figures protestantes»  nous parle chaque mois d’une personnalité marquante du protestantisme, ce mois-ci le théologien Paul Tillich. Une page «sélection de livres» présente des résumés d’ouvrages récents.

Le 29 Mars a lieu l’assemblée générale du journal. L’article de Marie-Noëlle Sicard nous parle des souhaits de développement du journal, tandis que celui de Frédéric Genty nous invite à réfléchir aux synergies à trouver entre nos journaux paroissiaux locaux et le journal régional. Les premiers doivent être un lien entre les paroissiens disséminés, tandis que l’édition régionale veut être un lien entre toutes les églises de la région et apporter des réflexions sur des sujets variés allant de l’actualité à la théologie. L’auteur souligne les moyens importants mis en œuvre au niveau régional et local pour écrire des articles de qualité, les rendre attractifs, distribuer le journal etc.. et la complémentarité à trouver entre les deux. Comment ne pas faire du travail en double par exemple entre les « pages locales » de La Voix Protestante et  nos journaux paroissiaux locaux? (Les pages locales, écrites par les correspondants de chaque paroisse présentent  quelques nouvelles et les calendrier des églises locales.)

Si vous êtes lecteur régulier de La Voix Protestante et de La Chronique, qu’en pensez-vous ? Si vous ne connaissez pas encore La Voix Protestante, découvrez des extraits  sur le site erf-rp.org  et,  pourquoi pas, abonnez vous.

Philippe Riglet

Cafe Théo du 8 Mars 2008 : Résurrection ou réincarnation ?

« Sil n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité; et si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre prédication et vaine aussi votre foi » (1 Cor. 15.13-14).

Telle est, en deux phrases, le fondement de la foi chrétienne. Mais Paul, qui est l’auteur de cette formulation, exprime aussi le doute qui s’insinue dans la pensée de ses contemporains : comment et sous quelle forme va-t-on ressusciter ? Aurons-nous le corps d’un enfant, d’un adolescent, d’un adulte, d’un vieillard ? Car notre corps physique est passé par ces transformations. S’agit-il du même corps, qui mue et décrépit comme n’importe quel corps dans la nature (celui d’une fleur, d’un animal, d’un fruit, etc.) ou d’une succession de corps différents animés d’une même conscience ? Pour se sortir de cette difficulté, Paul développe l’idée d’une transsubstantiation du corps mortel en un corps spirituel, qui ne meurt pas (1 Cor. 15.40-49).

La réincarnation pose comme principe que le corps est l’enveloppe charnelle de l’âme. L’âme passe d’un corps à l’autre aussi longtemps qu’elle n’a pas su reconnaître, à l’aide du discernement, qu’elle est spirituelle par nature et donc différente des corps successifs qu’elle revêt. Une fois que l’âme prend conscience qu’elle est de nature spirituelle et non matérielle, elle est libérée des maux répétés de l’existence, car rien de matériel ne peut plus l’affecter. Le problème qui se pose alors, tant au sein du bouddhisme que de la philosophie indienne du Védânta, est de savoir si l’âme (âtman) possède une forme (comme celle du corps) ou est impersonnelle.

Il est de coutume d’opposer la conception de la résurrection à celle de l’immortalité de l’âme. Pourtant, une étude attentive du Nouveau Testament révèle que les textes affirment non seulement la résurrection, mais aussi l’immortalité de l’âme. Constater et respecter cette diversité d’expressions de la vie éternelle dans la Bible, c’est accepter que la Bible est traversée par des options théologiques très variées, voire parfois opposées. La Bible permet de fonder des théologies divergentes les unes par rapport aux autres. Le canon des Ecritures devrait ainsi nous mettre à l’abri de toute unité théologique imposée comme une sorte d’uniformité monocorde.

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Bibliographie :

Bhagavad-gîtâ, traduction et présentation par Marc Ballanfat, Paris, Flammarion, 2007.

Marie-Emile Boisnard, Faut-il encore parler de « résurrection » ? Les données scripturaires, Paris, Cerf, 1995.

Oscar Cullman, Immortalité de l’âme ou résurrection des morts ? Le témoignage du Nouveau Testament, L’actualité protestante, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1956 (rééd. 1996).

Sogyal Rinpoché, Le Livre Tibétain de la vie et de la mort, Paris, éd. De la Table Ronde, 1992.

Wikipédia.org = Réincarnation.

w.w.w. lamed.fr Le judaïsme croit-il en la réincarnation ?

Jean-Christophe Perrin

Observer le carême : est-ce une pratique pieuse?

Temps fort de l’année liturgique, le carême est une route vers Pâques. Les orthodoxes renoncent à toute nourriture carnée durant cette période, dans l’idée de renouer avec l’alimentation de l’homme originel qui, au jardin d’Eden, vivait du fruit de la terre. Les catholiques jeûnent le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint et s’abstiennent de viande les vendredis. Jeûne, abstinence, renoncement, ces mots ont mauvaise presse dans notre société hédoniste de surconsommation. Et pourtant, ces privations sont nécessaires pour une meilleure santé du corps et de l’esprit. Ce temps d’arrêt, de recueillement, est un temps qui permet d’alléger nos vies de ce qui les encombre.

Traditionnellement, le carême est une démarche de renaissance, de conversion vivifiante. Le but est de se détourner de ce qui nous conduit au mal et de s’attacher à la vraie vie,  de passer avec le Christ de la mort à la vie. Ce processus correspond à une véritable conversion, c’est-à-dire à un retour à l’authenticité, à une alliance avec Dieu dans la prière. Le temps favorable du carême nous est proposé pour nous remettre résolument en route sur le chemin de la vie inaugurée par notre baptême, pour retrouver le goût de l’Evangile et prendre appui sur lui.

Cette pratique est plutôt négligée dans notre monde moderne, où l’individualisme et la compétition sont de mise. Elle n’est pas non plus très bien vue par de nombreux protestants, qui se méfient toujours des « œuvres ». Pourtant l’idée ici n’est pas de mériter son salut par des actes de piété, mais bien de faire acte d’humilité en se considérant pécheur devant Dieu. Le carême c’est revenir à la vraie parole: faire silence en nous pour écouter la voix de l’Esprit, tendre l’oreille à la souffrance muette des autres, prêter l’oreille à la Parole de Dieu, se laisser ré informer par la bonne nouvelle de Jésus.

Pour être résolument à l’écoute de la Parole, nous devons arracher du fond de notre cœur ce mal pernicieux qu’est l’orgueil, l’amour de soi-même. En effet, quand l’Ecriture nous ordonne de ne pas tenir compte de nos intérêts personnels, non seulement elle chasse de nos cœurs la soif du pouvoir, le goût de la richesse, le désir de plaire, mais elle nous délivre de l’ambition, de la poursuite de la notoriété sous toutes ses formes et d’autres mauvais penchants plus secrets. C’est là le renoncement à nous-mêmes, celui que le Christ, dès le début de son enseignement, exige de ses disciples avec tant d’insistance.

Nous sommes à Dieu: vivons et mourons pour Lui; que sa sagesse et sa volonté commandent nos actions et qu’il en soi ainsi durant toute notre vie. Mais le temps du carême est un temps privilégié, car il  nous invite à renouer, en notre âme et conscience, avec les fondements de notre foi, pour qu’ainsi nous puissions chanter tous ensembles:  « A Toi la gloire, ô Ressuscité »

Jean-Christophe Perrin

Recherchons musiciens

Chaque dimanche, nous célébrons Dieu de tout notre coeur et à pleine voix, hélas à capella depuis le décès de notre musicien.

Nous recherchons des musiciens bénévoles, tous les instruments sont les bienvenus, ou des chantres pour diriger les chants. Cela peut être pour des cultes ordinaires ou de fêtes. Nous pouvons prêter le temple pour des répétitions. Nous disposons d’un harmonium dans le temple.

Si vous êtes intéressés merci de nous contacter. (mail à philippe.riglet@orange.fr ou tél : 02.32.32.41.88). Merci d’avance.

Philippe Riglet

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