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La Prière

Samedi 27 octobre, les conseillers presbytéraux et les pasteurs de Chartres, Dreux et Rambouillet, ont passé la journée au prieuré d’Epernon pour réfléchir à la prière avec l’aide enthousiaste du pasteur d’Asnières, Agnès von Kirchbach.

La prière on sait tous ce que c’est, mais ce n’est pas toujours facile, on n’a pas le temps, cela semble parfois démodé, inutile…

Cette journée nous a rappelé combien la prière peut être source d’enrichissement, et nous a donné quelques pistes pour mieux prier. Voici, d’après mes notes, quelques idées suggérées par Agnès von Kirchbach:

Nous sommes habitués à aller au culte, mais nous sommes souvant embarassés et nous nous sentons inexpérimentés pour prier. Plus on est vieux, plus on se sent maladroit. On se dit souvant : « Est ce que ça interesse Dieu?, peut être suis je nul en prière?, cela ne l’interesse pas .., il ne peut rien faire». Personne n’est doué en prière, à tout moment on est débutant. La prière n’existe qu’au moment où on fait de la place pour dialoguer.

L’animatrice nous a cité quelques phrases de Louis Evely : «Prier ce n’est pas parler à Dieu, c’est écouter Dieu qui me parle, ce n’est pas demander à Dieu, c’est recevoir ce qu’il me donne. Ce n’est pas demander pardon à Dieu, mais m’ouvrir à ce qu’il propose.»

On peut distinguer la prière spontannée et le temps personnel de prière :
La prière spontannée vient lorsqu’on rencontre un temps de grâce, devant la beauté de la nature, la joie d’une rencontre, on exprime à Dieu cette joie, cette reconnaissance.
Le temps personnel de prière : Ce moment, il faut le décider, et se servir des textes de la Bible pour prier.

Jésus nous indique qu’il y a un temps pour écouter et pour parler, dans Mathieu 6,6 :
Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père qui est là dans le secret. Et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

  • Retires toi hors des sollicitations extérieures, chez toi, en toi. Vas dans ta chambre tu te rendras compte que tu n’es pas seul, que Dieu est là.
  • Ferme la porte. Isoles toi de tes soucis, de tes pensées quotidiennes, ou bien laisse les à Dieu.
  • Prie ton Père qui est là dans le secret de ton coeur :

    Dieu est là, invisible
    Dis ce tu as à dire, tu es sur que tu seras entendu
    Parle, dis, plains toi. Il n’y a pas de limitations.

  • La promesse : Et ton Père te le rendra.

Dieu se fera réponse à toi. Cette réponse ne sera peut être pas ce qu’on avait demandé.
Dieu te rendra quelque chose.
C’est une présence qui porte avec nous, même si elle n’exauce pas totalement.
Cette prière nous aura changé en quelque chose de différent.

Pour montrer combien la prière est personnelle et individuelle, Agnès von Kirchbach nous a distribué une feuille avec 10 dessins. Chaque participant doit interpréter ceux-ci en disant où est Dieu dans le dessin, où il est lui, et quelle prière cela lui suggère. Par exemple dans l’image d’une cordée qui monte une montagne abrupte, certains voient Dieu comme le premier de cordée, d’autres voient Dieu au sommet. Les prières qui nous viennnent sont variées : «Seigneur sois mon guide dans les dangers», «Indiques nous le chemin, que nous ne tombions pas tous ensemble», «Merci pour cette magnifique rando et ce paysage», «Donnes moi d’avoir des équipiers solidaires», «Donnes moi d’aller plus haut» etc…

La Bible est également un bon départ pour la prière. La lecture fréquente des Psaumes est un bon moyen pour comprendre ce que l’on peut demander à Dieu. De même la lecture d’un texte biblique plus narratif peut amener à la prière. Il suffit de choisir un texte, 1 parole, 1 verset, une histoire, de se demander ce que Dieu veut nous dire par là, et ce qu’on veut lui dire. Si on est distrait, on peut y revenir plus tard.

Cette attention à la prière doit se vivre dans les cultes. Le culte peut souvent rester à distance de ce les gens diraient pour eux même au Seigneur, et on devrait se demander quels sont les moyens qu’ont les gens de dire comment ils vivent, qu’est ce qu’ils ont envie de dire à Dieu.

Cette culture de la prière peut et doit se transmettre dans la famille, dans l’école biblique.
Dans la famille, la prière nous met souvant en difficulté devant la critique «à quoi ça sert ?». La réponse est simple, cela ne sert à rien mais ça nous change la vie, c’est le même partage gratuit qu’avec des proches. On peut partager en famille une action de grâce au moment des repas, ou partager avec des petits enfants la prière du soir. En tout cas on n’a pas à avoir honte de dire qu’on prie.
L’initiation à la prière est importante à l’école Biblique. C’est pour les jeunes une découverte. Parfois, l’école biblique sera leur seul contact avec Dieu, cela doit être un moment de joie dont ils doivent se souvenir toute leur vie.

Agnès Von Kirchbach nous a rappellé pour finir que la joie de la prière peut se ressentir dans tous les évènements paroissiaux : il faut se réjouir du moment vécu ensemble pour qu’il soit un moment de bonheur, pour ceux qui sont là, même si beaucoup ne sont pas venus.

Philippe Riglet

Nous nous installons dans la salle le pasteur Agnès Von Kirchbach anime la journée
    A 10h, nous nous installons dans la salle de         réunion  Le pasteur Agnès Von Kirchbach anime
cette formation avec ferveur
le repas est détendu. les vitraux de la chapelle
      Le repas est abondant, pasteurs et laïcs
      sont décontractés.
   Les vitraux de la chapelle au dessus
de notre salle de réunion laissent
entrevoir le parc du prieuré d’Epernon

Pour voir plus de photos allez sur la page Album-Photos-2007

Lire la Bible

La Bible est un livre difficile. Pour les chrétiens à tendance fondamentaliste, elle est littéralement Parole de Dieu, à savoir qu’elle livre les commandements de Dieu pour les humains en tout temps. Les chrétiens de tendance libérale pensent, quant à eux, que la distance culturelle entre les différents temps bibliques et nous est trop grande pour espérer tirer de l’Ecriture des directives utiles à nos communautés. Les livres du Lévitique et du Deutéronome, par exemple, sont souvent perçus comme des vestiges qui témoignent de temps révolus et le lecteur a tendance a les considérer avec condescendance : « encore heureux que nous ne vivons pas à cette époque ! » se dit-il.

Entre ces deux extrêmes – ceux qui campent sur les positions traditionnelles et ceux qui se laissent dériver au gré des valeurs recherchées à la bourse de l’opinion, – existe une troisième voie, qui consiste à être attentif à l’arrière-plan culturel des textes. La Bible exprime une palette d’expressions extrêmement variées, de témoignages d’hommes et de femmes qui, en dépit de leurs cultures différentes, de leurs diverses visions du monde ou de systèmes de valeurs qui ne sont plus les nôtres, nous montrent comment ils ont appréhendé à différentes époques des situations ou des problèmes existentiels à l’aide de leur foi en Dieu. 

Cette grille de lecture prend en compte le changement culturel comme une donnée que la Bible nous invite à percevoir afin de comprendre le message spirituel véhiculé par le texte.  La théologie essentielle, de l’Ancien comme du Nouveau Testament, est celle d’un Dieu qui se révèle à travers l’histoire : à chaque fois, certes, de façons différentes, car Il est le « Tout Autre »; mais aussi dans la continuité, car il s’agit toujours du même Dieu qui se révèle à nous et qui reste fidèle à sa promesse d’accompagnement.

La Bible est un livre utile, si nous savons le retraduire en notre langue et l’adapter à notre propre vision du monde, à nos préoccupations contemporaines. C’est parce que la parole de Paul était adaptée à la culture de ses destinataires, comme celle de Jésus l’avait été en Palestine, qu’elle a touché si profondément. La révélation nous rejoint intimement, bien au-delà des cultures des civilisations passées, en nous révélant les traits de la nature humaine, traits qui sont étrangement les mêmes aujourd’hui qu’il y a cinq mille ans. La Bible devient « Parole de Dieu » si nous savons y trouver l’invitation à vivre notre vie dans le vis-à-vis avec Dieu, avec notre foi et nos doutes, si nous comprenons que le sens de la vie et le sens de l’histoire, s’il est largement imposé, est aussi à construire. L’important est alors cette parole qui naît en nous, parole qui devient Parole de Dieu si elle nous aide à vivre aujourd’hui….

JC PERRIN

20 octobre – journée des écoles bibliques à Marsauceux

Le 20 octobre, vingt-trois enfants de Chartres et Dreux se sont retrouvés autour des deux pasteurs et de quatre moniteurs et monitrices. Ils étaient très heureux de se revoir pour certains ou anxieux de découvrir un nouveau groupe pour d’autres.

Après un repas très animé, nous avons fait plus ample connaissance dehors avec le jeu des prénoms. Ensuite Jean-Christophe a raconté l’histoire biblique de Ruth avec des poupées et des personnages en carton. Puis ils ont découvert l’origine de leurs prénoms avec Emmanuelle et l’aide précieuse d’un dictionnaire spécialisé…

La journée s’est continuée par l’écriture en hébreu de leurs prénoms ou de celui d’un des personnages de Ruth en peinture et encre de chine. Leurs productions ont séché dehors, au chaud soleil automnal, puis ont été posées sur le mur. Les parents en arrivant ont pu les admirer. L’après-midi s’est terminée autour d’un goûter animé avec les parents qui venaient chercher les enfants. 

Marie-Lise Riglet

Simon fait apprendre un nouveau chant au groupe l'assemblage avec le joint
    Simon fait répéter un nouveau chant.  Le groupe regarde et écoute
Jean-Christophe qui raconte l’histoire de Ruth
le resultat final
      Jean-Christophe raconte l’histoire de Ruth
     à l’aide de figurines en carton.

résumé de séance du conseil presbytéral du 13 octobre

Nous avons préparé une nouvelle liturgie du temps de l’Eglise, pour remplacer à partir de novembre celle jointe au dos de vos manuels de chants. La liturgie actuelle date de plusieurs années et nous voulons des chants spontanés plus récents, et des  confessions de foi à lire par l’assemblée.

Nous avons revu le projet de vie 2007 et la liste des activités paroissiales dressée en septembre. Le  bureau  du conseil travaillera en novembre sur ces 2 questions : comment allons nous vérifier l’avancement de notre projet de vie ?  Quels moyens mettons nous en face des tâches à effectuer ?

Nous avons discuté du devis de 11 000 Euros pour l’installation d’un chauffage électrique rayonnant au temple. Ces travaux imposeraient en outre une vérification couteuse de notre installation électrique. Il ne nous reste que 7000 Euros sur l’emprunt contracté en 2007. Nous avons donc décidé de ne pas lancer ces travaux et de donner priorité au raccordement du presbytère au tout-à-l’égoût qui risque d’être obligatoire en 2008 . Le vieux chauffage au gaz sera laissé au ralenti en semaine et remonté pour les cultes que nous maintiendrons autant que possible dans le temple, la salle Waddington n’étant pas assez vaste pour une assistance normale.

Nicole Soubeyran nous a présenté les projets de l’Entraide pour cette année : aide à une famille en difficulté et pourparlers avec le secours populaire de Dreux pour soutenir une action caritative locale.

Philippe Riglet

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