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8 février : évaluation finale du proposanat de notre pasteur

Ce conseil presbytéral était consacré à l’évaluation finale du proposanat de notre pasteur Jean-Christophe Perrin par le conseil presbytéral, les représentants du conseil régional (le pasteur Jean – Charles Tenrero, président du conseil régional de l’ERF en région parisienne , et Martine Pingot) et une représentante de la Commission des ministères de l’ERF, Madame Sylvie Franchet d’Esperey.

C’est un moment important pour la vie de notre Eglise locale de Dreux au cours de laquelle les conseillers presbytéraux ont donné leur sentiment sur les 2 ans passés avec le pasteur proposant.

Le conseil a ensuite voté à bulletin secret et répondu oui aux 3 questions posées par l’Eglise Réformée :

1 Le ministère assuré par le candidat pendant le proposanat s’est il exercé dans le respect des priorités définies au préalable avec le conseil presbytéral. ?
2 Etes vous d’accord pour transmettre à la commission des ministères un avis positif pour l’admission du candidat comme ministre de l’Eglise Réformée de France ?
3 Si la Commission des ministères l’admet comme ministre de l’Eglise Réformée de France souhaitez vous que son ministère se poursuive parmi vous ?

Cet avis devra ensuite être confirmé par le conseil régional et une réunion de la commission des ministères au mois de mars. Nous espérons avoir une réponse avant l’assemblée générale du 16 mars.

La soirée s’est terminée chez le pasteur et son épouse par un apéritif et un excellent repas passé à faire connaissance avec les délégués de l’ERF et à égrenner nos souvenirs paroissiaux.

Philippe Riglet

Jean-Christophe Perrin se détend entouré de ses conseillères presbytérales, Gisèle, Annick, Marie-Lise Annick et Nicole avec JC Tenrero et Mme Franchet d'Esperey
J.C. Perrin se détend entouré de ses conseillères presbytérales (à droite). A gauche le pasteur JC Tenreiro président du conseil régional de l’ERF en région parisienne.  Trésorière et vice présidente bavardent avec le pasteurTenreiro et Mme Franchet d’Esperey
Jean-Christophe Perrin avec Annick et Marie-Lise Evelyne et Marie-Lise
Jean-Cristophe Perrin avec Marie-Lise, la présidente du conseil presbytéral, et Annick la trésorière. Evelyne et Marie-Lise

2 février : Envers et contre tout ou la parabole des invités

Nous sommes nombreux samedi soir pour ce spectacle de théâtre et danse. Une troupe de scouts est présente. Des chrétiens de toutes confessions sont mélangés dans la salle, catholiques, protestants réformés, adventistes, évangéliques, …

Le spectacle porte sur la parabole des invités dans Luc 14, 16 à 23 :

Il lui dit : «  Un homme allait donner un grand dîner et il invita beaucoup de monde.
A l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : « Venez, maintenant c’est prêt ».
Alors ils se mirent à s’excuser tous de la même façon.
Le premier lui dit : « je viens d’acheter un champ, et il faut que j’aille le voir, je t’en prie excuse moi. » … etc.

Le spectacle débute par un ballet gracieux interprété par la troupe. La maîtresse de maison demande à sa servante d’inviter tous ses amis pour une grande fête.  Elle a invité des gens bien, des gens comme elle.
Un intermède de danse Un des chefs scouts présents dans la salle est appelé à témoigner sur l’heure qui tourne. Il se fait tard, viendront-ils ?
La servante s’en va dans la salle chercher les invités, mêlés au public et les ramène à sa maîtresse. Les uns après les autres tous refusent. L’une se sent malade, déprimée, elle appelle alors dans la salle un psychologue pris au hasard dans la salle (moi).  Un autre s’est marié récemment et ne viendra pas car sa femme ne veut pas, une autre doit garder ses vaches, etc.
Qu’à cela ne tienne, la maîtresse demande à sa servante d’insister, peut être changeront ils d’avis ? La troisième fois la servante est renvoyée, rudoyée, battue et laissée les bras en croix le long du mur (allusion à la Passion).  La maîtresse danse en mimant la colère.

Cette fois-ci c’est décidé, elle n’invitera plus les premiers invités qui ont fait leur choix, elle demande à sa servante d’inviter aveugles, boiteux, et même une idiote «qui pue». S’il le faut on les fera venir par la contrainte. La servante maugrée mais repart dans la salle. La fête bat son plein pour les éclopés de la vie
Les estropiés n’osent pas venir, mais sont bien contents. Quand ils arrivent la fête peut commencer, malgré les handicaps. La troupe entame un ballet joyeux.
La maîtresse trouve qu’il n’y a pas assez de monde, elle demande aux nouveaux convives d’aller chercher d’autres invités, tout le monde. Ceux-ci n’ont pas envie de quitter la fête : « on commence juste à s’amuser », « on n’a pas encore mangé », etc.
La maîtresse se tourne vers les spectateurs et nous appelle : «venez tous, vous  êtes tous invités à mon repas» (allusion à l’invitation à la sainte cène). La servante vient nous chercher et nous entraîne dans une farandole qui grossit jusqu’à réunir toute la salle. La fête est enfin réussie.

C’est la fin du spectacle et Françoise Robert nous présente sa troupe : Une infirmière, une guide conférencière de musée parisien, une élève infirmière, un pasteur de l’Eglise Réformée,  un homme qui travaille dans les télécommunications.

Après le spectacle il y un débat, où chacun peut exprimer les questions qu’ils se pose sur cette  parabole :
- Les  premiers invités qui n’ont pas voulu venir sont ils définitivement rejetés ?
- Quel est le sens de cette contrainte pour forcer les convives à venir ?
- Les seconds invités, les estropiés, ne veulent pas partir à leur tour chercher de nouveaux convivent. Certains suggèrent que nous sommes un peu pareils.
- De nombreux commentaires viennent sur les estropiés : ils reconnaissent leur infirmité ; ce n’est qu’en reconnaissant son infirmité qu’on est vraiment invité … Certains soulignent aussi que nous sommes parfois aussi des invités de la 1ere heure qui refusent de venir sous de bons prétextes.
- Certains font un parallèle avec Mathieu 22 la parabole du festin nuptial, dans lequel le maître punit le convive qui n’a pas revêtu le vêtement de fête. 
- La diversité des invités, nous amène à exprimer chacun notre compréhension de l’œcuménisme : diversité des croyances, mais conscience que chacun avec sa Foi propre est invité au Royaume. Le pasteur Robert souligne la chance que nous avons d’avoir une association œcuménique dynamique comme Bible en Eure-et-Loir, et qu’ il n’y a qu’une association semblable à Paris , dans le 14eme.

Nous terminons cette excellente soirée par une prière dite par le pasteur Robert, puis nous disons tous ensemble le Notre Père.

Philippe Riglet

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On peut rêver

A propos de la célébration œcuménique durant la semaine de l’unité, il me prend à désirer un monde où la tolérance religieuse découlerait du fait qu’on puisse accepter comme légitimes  les différentes façons d’adorer Dieu dans les différentes églises chrétiennes. Pour moi, il n’y a pas de véritable dialogue œcuménique, ni même de véritable rencontre entre deux êtres humains, lorsqu’on ne permet pas à l’autre d’être véritablement « autre ». Le respect d’autrui, ce n’est pas de dire qu’il est semblable à moi, au point d’en gommer toute différence, mais bien d’apprécier en l’autre ce qui fait sa particularité, ce qui en lui est donc différent de moi. Or éviter la confrontation, en clamant haut et fort que nous sommes tous chrétiens et donc semblables, revient à dire que nous n’acceptons pas ce qui nous différencie les uns des autres. Par « confrontation », je ne suis pas en train de dire qu’il faille entrer dans une querelle systématique avec les membres des autres églises, mais d’avoir le courage d’afficher nos convictions et la volonté d’écouter celles d’autrui, sans pour autant perdre la raison (dans les  deux sens du terme). Cette conviction, concernant l’entente réciproque, ne se limite pas au seul rapport œcuménique mais s’étend aussi au dialogue interreligieux.

Après tout, qui peut honnêtement prétendre tout savoir sur Dieu? N’y a-t-il pas toujours quelque chose de Lui qui nous dépasse? Dieu n’est certes pas limité à une langue ou à une géographie particulière. Il ne l’est pas plus par une histoire exclusive, quand bien même nous croyons au peuple juif (du moins, j’ose l’espérer !) et à la révélation de Dieu dans l’histoire humaine. Dieu est le Tout-Autre, Il est toujours différent de ce que je m’imagine qu’Il soit. Ne puis-je donc apprécier Sa présence dans la façon différente de faire de mon voisin ? Le Christ n’est-il pas souvent là où on l’attend le moins?

Jean-Christophe Perrin

culte du 20 janvier : oui – non – pardon – merci – 4 mots pour prier Dieu

Ce culte est célébré par Annick Moreau. Les lectures portent sur les épitres de Paul et celle de Jacques :

2 Corinthiens 1 :15-22
Colossiens 3 : 13-17
Jacques 5 : 12-14

Le résumé ci-dessous est basé sur quelques notes prises durant la prédication. Vous pouvez télécharger la prédication complète au format pdf ici .

Pour apprendre une langue nouvelle on commence souvent par 4 mots : oui, non, merci, pardon. Ce sont les plus utiles les plus indispensables. Dans une boulangerie, pour avoir du pain, si on fait une erreur on dit pardon, on montre le pain, on dit merci. Ces 4 mots sont les mots de base du savoir vivre et de la prière.

Ces 4 mots forment les attitudes de la prière. Ces 4 mots font plaisir à Dieu et lui rendent un culte raisonnable.

Savoir dire non est important. En disant non on devient responsable on choisit sa voie, on n’est pas un objet. On peut refuser le médiocre, le méchant, l’inutile. On peut dire oui en s’ouvrant au meilleur, tout est permis sans être esclave (cf Paul). Pardon : ce mot est indispensable car aujourd’hui on passe son temps à se bousculer. Merci rend la vie belle. Ce n’est pas être idiot, c’est regarder la vie de façon positive, trouver et ce réjouir de ce qu’il y a de plus beau.

Je vous entends penser : c’est bien beau mais comment apprendre à dire oui, non, pardon, merci quand il faut à Dieu quand il faut ?

Ecoutons ! Tendons l’oreille ! Dieu a inventé la Parole. Il est le spécialiste du pardon, du oui. Il dit toujours oui à chacun d’entre nous, c’est son pardon, son amour. Il ne dit pas oui, bof, il dit oui tu es mon enfant bien aimé. Christ nous a apporté le oui de Dieu.

En retour nous pouvons dire oui par nos prières, nos pensées, nos actes. Paul dit “dire amen à Dieu” c’est dire oui à Dieu par avance. Avec ce oui à Dieu on fait confiance. Dieu nous donnera comment dire oui, pardon, et non quand il faut. Dieu nous soutiendra et nous aidera.

Bénis le Seigneur, ô mon âme
Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
Et te guérit de toute maladie. Ps 103

Amen.

P Riglet, d’après la prédication d’Annick Moreau (sur une idée de prédication du pasteur Marc Pernot)

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