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Goûter des conseillers presbytéraux le 30 juin

Chaque année à la fin juin, le « goûter  des conseillers » réunit les conseillers presbytéraux et celles et ceux qui s’investissent dans des activités paroissiales pour un moment de détente avant la coupure de l’été.

L’évènement se passait chez Gisèle et Jacques, dans le jardin sous une tente au milieu des fleurs(photos 37 et 49, voir aussi l’album photo). Nous étions donc une vingtaine à discuter à batons rompus autour de la table bien garnie de gâteaux et de jus de fruits.

Les uns faisaient avec le pasteur des projets d’activités paroissiales, se demandant lesquelles « marcheraient », et échangeant des sujets de cafés Théo, des idées d’exposition de Bible en Eure et Loir, d’articles pour la chronique, de liturgie (les chants …), ou comparant les croyances des différentes églises protestantes. Les autres parlaient famille, enfants, en surveillant les jeux des petits dans le jardin. Certains encore discutaient de leurs activités de loisirs, Gisèle par exemple nous a fait admirer le kimono en soie qu’elle a peint récemment. Un sujet commun était bien sur le temps, de savoir si il ferait beau toute l’après midi et le lendemain pour notre « culte du désert ».

L’après midi s ’est donc écoulé agréablement, permettant aux plus jeunes de découvrir certaines activités et à tous de mieux se connaître et se détendre après une année bien remplie.

37 : Le goûter  a eu lieu sous une tente, en prévision de la pluie qui n’est pas venue. 49 : Les uns parlent d’activités paroissiales, d’autres de famille, tous sont détendus

P. Riglet

Le travail à tout prix est-il une fuite hors du réel ?

Je me demande souvent pourquoi beaucoup de nos paroissiens délaissent nos églises. Manque de foi? Manque d’intérêt? Souvent, la réponse qu’on me donne c’est : manque de temps. La vie est chère aujourd’hui, donc il faut travailler plus. Du coup, le dimanche c’est fait pour souffler. C’est souvent le seul jour où la famille se retrouve au grand complet.

Le travail. Nos politiciens l’ont remis en honneur. Travailler est un bien, un bien acquis pourrait-on dire puisque toute peine mérite salaire. D’un côté, on nous vante les vertus de l’effort et du travail bien fait, de l’autre on continue à militer pour la lutte des travailleurs. Dans les deux cas, qu’on soit de droite ou de gauche, c’est le travail qui définit l’être humain.

 

Le protestantisme n’a rien contre le travail. De fait, il a partie liée avec l’émergence de la modernité en plusieurs de ses traits constitutifs: l’affirmation de l’individu, la valorisation du temporel, le pluralisme, le désenchantement du monde et la généralisation de la réflexivité critique. Le sociologue Max Weber (1864-1920) dans son célèbre livre L’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme, en vue de mieux comprendre l’histoire des sociétés modernes, a mis en lumière les relations existantes entre la naissance du capitalisme et certains éléments du  protestantisme. Le terme Beruf qu’il utilise – mot allemand intraduisible qui évoque à la fois le métier et la vocation – traduit en actes le concept calvinien de sanctification. En gros, pour les Puritains vivant à l’époque de la colonisation des Amériques, la réussite sociale et économique était la preuve que l’on avait reçu le salut. Et comme le travail était en soi le signe d’une reconnaissance (envers Dieu et envers le prochain qui pouvait ainsi admirer l’œuvre de Dieu), l’argent accumulé, qui n’était pas dépensé, se transformait en capital..

La valorisation d’une attitude d’ascétisme intramondain (c’est un idéal de la Réforme que de valoriser l’exercice de la vocation chrétienne dans le monde et non le retrait de la vie  mondaine) est plus favorable à l’accumulation du capital et au développement des échanges que ne l’était le catholicisme médiéval. Au cours de ce processus, le sens initial de l’attitude puritaine a pu s’atténuer ou disparaître, mais il en est sorti un système de valeurs, de normes et de conduites qui sont elles-mêmes favorables à la rationalité économique. Telle est la thèse, plus ou moins controversée, de Max Weber.

 Le protestantisme, même libéral, n’a donc rien contre le travail. Par contre, le travail qui ne vise qu’à gagner de l’argent au détriment de toute vie spirituelle n’a rien de protestant. Le sociologue allemand déplorait lui-même que la disparition de l’esprit puritain originel a favorisé l’asservissement des hommes à la logique de la sphère économique: « le puritain voulait être un homme besogneux – et nous sommes forcés de l’être » (L’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme, Paris, Plon, 2° éd., 1967, p. 249).

 Le travail est certes une vertu, mais à l’excès, le travail tue. Il faut travailler pour vivre, mais évitons de ne vivre que pour travailler. Posons-nous des questions, si toutefois nous ne sommes pas trop fatigués pour le faire: le travail, oui, mais à quel prix? Est-ce la seule chose qui importe? Travailler, gagner toujours davantage, s’agiter et courir dans tous les sens, mourir d’une crise cardiaque: est-ce vraiment cela qui qualifie une bonne vie? Ne serait-il pas préférable de vivre plus simplement et de réfléchir davantage, plutôt que de faire le contraire? Car il faut bien le constater: il y a bel et bien un lien entre l’affairisme du monde moderne et la pauvreté de notre réflexion. Nous sommes tellement fatigués de tant travailler que désormais c’est la télé qui pense pour nous. Nous faisons de la chaise-longue intellectuelle. Les médias nous remplissent le crâne d’une foule d’informations et nous nous croyons dès lors plus intelligents que nos ancêtres. Mais jamais nous nous demandons: « est-ce de tout cela dont j’ai réellement besoin? »

 Qui suis-je? D’où viens-je? Pourquoi le mal, la souffrance? Dieu existe-t-il? Puis-je avoir un rapport avec Lui? La vie a t-elle un sens? S’arrête-t-elle à la mort? Ces questions font partie  des questions fondamentales qui tarabustent l’esprit humain. L’enfant, l’adolescent, se les pose. L’adulte non. Il a cessé de croire qu’on pouvait y trouver des réponses. Il est trop préoccupé par ce qu’il doit faire. Travailler, travailler, ne plus penser à rien, si ce n’est la réussite, le profit, la performance. L’Eglise? Ah quoi bon ! C’est du vieux. La religion m’empêche de vivre. Or je veux vivre, c’est-à-dire travailler. Le temps, c’est de l’argent, et le peu qu’il m’en reste, je le passe à dormir.

Caricature de l’homme moderne. Est-ce de la dérision? Voire de la provocation ? Peut-être. N’empêche que tout ceci nous prouve l’actualité de l’Evangile. L’homme n’est pas sauvé par les œuvres, mais par la foi seule (Rms 3.28). Nous valons plus que ce que nous faisons. Dieu nous aime, malgré nos échecs, malgré tout. Car il est certain que dans le monde compétitif dans lequel nous vivons, il y a des gens en situation d’échec. Or si nous ne sommes jugés qu’en fonction de notre travail, que devient-on quand on n’en a plus? Si tout ce que nous sommes n’est déterminé que par notre avoir, qu’est-on quand on perd tout ce qu’on a?

 Pasteur Jean-Christophe PERRIN

conseil presbytéral du 16 juin

- Nous avons fait un premier bilan satisfaisant de la fête de Marsauceux. Pour l’année prochaine, nous avons décidé de refaire un loto qui a apporté une bonne occupation pour les petits et les grands et de relancer la vente des enveloppes surprise pour laquelle il faudrait rechercher des lots tout le long de l’année. Un petit loto pour les paroissiens sera organisé également en Janvier 2008.

- Nous avons décidé du planning de réunions et des prédicateurs laïcs de juillet à novembre. Evelyne Moutet assurera une permanence téléphonique en juillet lors des vacances pastorales.

- Un questionnaire pré synodal, « comment annonçons nous l’Evangile ? » distribué à chaque conseiller et  aux participants au culte du 17 juin, doit être rendu pour la fin du mois. Une synthèse sera faite  le 1er septembre par le conseil.

- Le 16 juin, nous n’étions que 5 personnes pour la réunion des 25-55 ans. Nous avons reçu également la contribution écrite d’une famille. Les personnes consultées souhaitent, au vu de la dissémination, avoir un rassemblement “moment fort” au moins une fois par trimestre. La constatation de cultes vus à la télé plus diversifiés qu’au temple nous laisse perplexes. JC Perrin enverra un questionnaire pour obtenir une réponse plus large des personnes dans cette tranche d’âge.

- Nous avons fait un premier bilan satisfaisant des groupes de secteurs de Dreux et de Nonancourt – Brezolles qui ont démarré sous la forme de repas ou goûter dans le but de mieux se connaître.

- Bilan du site Internet http://erf-dreux.net. L’audience d’en moyenne 5 visites par jour est satisfaisante. Notre webmaster fait un appel à bonnes idées, à de nouveaux éditoriaux…

3 juin 2007 – Fête de Marsauceux

Comme chaque année au début juin, notre fête de Marsauceux nous permet de nous retrouver autour d’un culte, d’un repas et d’animations.

Le pasteur débute le culte par des vœux de bonne fête de Marsauceux et de bonne fête des mères. Il poursuit ensuite avec un petit récit humoristique pour les enfants. Un grand père voulait faire découvrir à son petit fils les merveilles que Dieu a faites pour lui et l’emmène a la campagne : regarde les arbres que Dieu a créé si grands, regarde les oiseaux et leur plumage multicolore, rendons grâce à Dieu. Comme souvent avec des enfants, cette énumération ne l’intéresse pas. Un oiseau passe alors et laisse échapper sa fiente sur le chapeau du grand père qui est furieux. Le petit garçon commence alors à sourire et dit « rendons gloire à Dieu qu’il n‘ait pas donné des ailes aux vaches !  … »

La lecture du jour est la parabole de l’ami qui se laisse fléchir dans Luc 11,V5 à 10 .

La prédication porte sur cette parabole des 3 amis et la prière. En voici quelques extraits :
«  Le 3 eme personnage, nous l’oublions souvent dans la prière, nous croyons que c’est une affaire entre Dieu et nous, nous oublions Jésus, nous oublions qu’il intercède pour nous. Nous demandons richesse, sécurité, argent, bonheur, et rarement de savoir aimer les autres. Rappelons la parabole : quelqu’un se lève  car un ami lui a demandé du pain et il n’en a pas, il va alors voir une 3 eme personne qui dort tranquillement pour lui demander ce pain. Cette dernière répond d’abord qu’il est tard, qu’elle n’a pas, mais devant l’insistance, elle trouve.

De même dans notre vie nous mettons souvant des boules Quies pour ne pas être dérangé . Le premier moment de la prière devrait être d’accepter d’être dérangé, mis dans une situation inconfortable. Avant d’aller frapper à la porte du grand patron, je vais regarder si je n’ai pas chez moi de quoi répondre à la demande. Souvent je prie pour les autres, et comme cela je n’ai pas à donner moi même … La première phase de la prière, c’est d’être à l’écoute des hommes et donner de ce qu’on a avant de demander à Dieu. Si j’ai fait tout mon possible alors je peux prier et demander à Dieu… »

accueil chorale
6 - Le pasteur Jean-Christophe Perrin adresse quelques mots d’accueil a l’assistance. 16 – L’apéritif commence , tandis que les 1ers visiteurs s’approchent des stands de fleurs et de pâtisserie

Nous nous sommes retrouvés ensuite pour l’apéritif et le repas à la salle Louis Pommereau de Marsauceux, à une cinquantaine de personnes. Le buffet repas est comme chaque année préparé par les paroissiennes avec des viandes froides, patés et salades composées .

Nous avons eu le plaisir d’accueillir pour le repas le maire de Mézières, Mr Legeay, qui nous prête chaque année la salle, et Mme Catherine Rault, 1ere adjointe à la mairie de Dreux. Ils ont discuté à table avec le pasteur et la présidente des problèmes d’emploi, d’éducation dans la région et d’oecuménisme.
Nous avons également reçu des journalistes de la République du Centre et de « l’Action républicaine » qui ont publié chacun un article avec un interview du pasteur.

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47 – Le buffet  63 – Le maire de Mézières, Mr Legeay, et Mme Rault, 1ere adjointe à la mairie de Dreux,  discutent d’oecuménisme avec le pasteur et sa femme

En début d’après midi, entre 2 discussions a table,  nous avons retrouvé avec plaisir le stand de fleurs, toujours aussi fourni, celui de pâtisseries et confitures préparées par nos paroissiennes, de livres et d ’enveloppes surprise.

accueil
82 – Vue de la salle pendants le repas 40 – Le stand de pâtisseries et confitures
104 - Françoise tient le stand de fleurs 35 – Maryse et Wiilliam tiennent le stand de livres

Nouveauté cette année, nous avions organisé un loto à partir de 14h30 auquel se sont joints quelques personnes des alentours et  des passionnés du jeu . Parmi les lots, un téléviseur à écran LCD 20 pouces, un caméscope numérique, un barbecue électrique, un lecteur de DVD, un ensemble avec cafetière, bouilloire et grille pain pour le petit déjeuner, un téléphone sans fil, un livre d’art, des abonnements au magasine protestant « Réforme », des bouteilles de Champagne, un sac de voyage .. Le tirage des numéros était fait par les enfants aidés de quelques parents et de Gisèle (Photo 112) pour lire sans erreurs les chiffres les plus compliqués, tandis que Marie-Lise annonçait les numéros et les lots. Les différents tirages nous ont permis de passer en s’amusant 1h et demi, et à quelques paroissiens fidèles de gagner des lots interessants.
La fête s’est terminée vers 17h, et nous étions encore nombreux pour remettre en ordre la salle.

Philippe Riglet

 

112 – Le tirage des numéros est fait par les enfants aidés de Michaël et Gisèle. 96 – La salle pendant le loto

 

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