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La prédication du pasteur Jean-Christophe Perrin porte sur l’histoire de Jacob, Lea et Rachel dans Genèse 29, 22-35 et 30, 1-12.
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(voir aussi la prédication du 5 septembre sur Genèse 29, 9-25)
Ci dessous le texte du livre de la Genèse ( Genèse 29, 22-35 et 30, 1-12), traduction nouvelle Bible Segond :
22 Laban réunit tous les gens du lieu et donna un banquet.
23 Le soir, il prit sa fille Léa et l’amena vers Jacob, qui alla avec elle.
24 Laban donna sa servante Zilpa pour servante à sa fille Léa.
25 Le matin venu, surprise : c’était Léa ! Alors Jacob dit à Laban : Qu’est-ce que tu m’as fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ?
26 Laban dit : Il est inadmissible, chez nous, de donner la cadette avant l’aînée.
27 Achève la semaine de noces avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années.
28 Jacob fit ainsi ; il acheva la semaine de noces avec Léa ; puis Laban lui donna pour femme sa fille Rachel.
29 Laban donna sa servante Bilha pour servante à sa fille Rachel.
30 Jacob alla aussi avec Rachel, qu’il aimait plus que Léa ; et il servit encore chez Laban pendant sept autres années.
31 Le SEIGNEUR vit que Léa n’était pas aimée, et il la rendit féconde, tandis que Rachel était stérile.
32 Léa fut enceinte. Elle mit au monde un fils, qu’elle appela du nom de Ruben (« Regardez, un fils ! ») ; car, dit-elle, le SEIGNEUR a vu mon affliction ; maintenant, mon mari m’aimera.
33 Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Le SEIGNEUR a entendu que je n’étais pas aimée, et il m’a donné aussi celui-ci. Et elle l’appela du nom de Siméon (« Entendu ») .
34 Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois enfin, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai donné trois fils. C’est pourquoi il l’appela du nom de Lévi (« Attaché ») .
35 Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois, je célébrerai le SEIGNEUR. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Juda (« Célébré ») . Elle cessa alors d’avoir des enfants.
Chapitre 30
1 Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, elle fut jalouse de sa sœur. Rachel dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je vais mourir !
2 Jacob se mit en colère contre Rachel ; il dit : Suis-je donc à la place de Dieu, qui t’empêche d’avoir des enfants ?
3 Elle dit : Voici ma servante Bilha ; va avec elle ; qu’elle accouche sur mes genoux, et que par elle j’aie aussi des fils !
4 Elle lui donna pour femme Bilha, sa servante ; Jacob alla avec elle ;
5 Bilha fut enceinte et donna un fils à Jacob.
6 Rachel dit : Dieu m’a rendu justice ; il m’a entendue et il m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan (« Juge ») .
7 Bilha, servante de Rachel, fut encore enceinte et donna un deuxième fils à Jacob.
8 Rachel dit : J’ai livré un combat surhumain contre ma sœur, et je l’ai emporté. Elle l’appela du nom de Nephtali (« Combat ») .
9 Léa, voyant qu’elle avait cessé d’avoir des enfants, prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob.
10 Zilpa, servante de Léa, donna un fils à Jacob.
11 Léa dit : Quelle chance ! Et elle l’appela du nom de Gad (« Chance ») .
12 Zilpa, servante de Léa, donna un deuxième fils à Jacob.
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Le dernier café théo portait sur le dogme de la Trinité : « Père, Fils, Saint Esprit, les chrétiens sont-ils polythéistes ?» Vaste sujet, à la fois passionnel et passionnant, car cela concerne l’une des données de la foi, laquelle fait autant appel aux émotions qu’à la raison. Pour les uns, il s’agit d’une vérité révélée par l’Esprit : ne pas croire au Dieu Un et Trine serait contraire à la foi chrétienne ; on ne peut donc être chrétien sans y croire. D’autres, en revanche, restent dubitatifs : le sujet évoque pour eux la catéchèse de leur enfance où la Trinité leur était enseignée comme un dogme indiscutable ; il s’agissait de quelque chose à laquelle on devait croire, sans questionner et sans comprendre, car cela relevait du «mystère ».
 Cafe théo du 25/09/2010 (1)
En fait, l’histoire de l’Eglise montre que la Trinité, ainsi que la notion de « double nature » du Christ qui lui est concomitante, n’est pas une vérité qui va de soi. Il a fallu non moins de six conciles pour l’établir définitivement et ce, au prix de nombreuses excommunications. Tous ceux qui ne l’acceptaient pas ont été déclarés « hérétiques ». De plus, le mystère de la Trinité était à ce point opaque que les Pères de l’Eglise se sont vus obligés de se servir de termes philosophiques pour essayer de l’expliquer : les Trois en Un ont ainsi été tour à tour appelé des « essences », des « substances », des « natures », des « hypostases », des « personnes ».
Malgré tout, la Trinité n’a pas fini par s’imposer comme étant une évidence pour tous. Au XVI° siècle, Michel Servet fut brûlé vif pour ne pas y avoir cru. Dès le XVII°, les Eglises unitariennes d’Angleterre et d’Amérique se sont mis à nier la Trinité afin d’affirmer plus fortement l’unité de Dieu. Kant, au siècle suivant, a mis en cause la possibilité de connaître la « chose en soi » (de Dieu) indépendamment des a priori de l’esprit humain. Au XIX° siècle, Schleiermacher est d’avis que le dogme de la Trinité n’est qu’une manière de décrire et d’expliquer certains phénomènes de la conscience chrétienne. Les libéraux, jusqu’à nos jours, considèrent que c’est l’homme qui définit Dieu par la Trinité et non Dieu qui se dit à l’homme. Dieu est toujours le Tout Autre. En même temps il est toujours l’Unique.
Les Témoins de Jéhovah ne croient pas non plus à la Trinité, qu’ils accusent d’être un trithéisme. En outre, le dogme de la Trinité est ce qui différencie le christianisme des deux autres monothéismes. Juifs et musulmans disent en effet que nous vénérons Trois Dieux.
 Cafe théo du 25/09/2010 (2)
Certes, dans l’économie de la grâce, Trois pour le prix d’Un, c’est avantageux. Mais, blague à part, aurions-nous le culot, encore aujourd’hui, de dire que nous connaissons tout de Dieu au point d’affirmer que Dieu ne peut être que trinitaire ou, au contraire, qu’il ne peut pas l’être ? Pour ma part, je pense que si plusieurs de nos prières sont trinitaires cela ne veut pas dire qu’il nous est enjoint de croire à l’existence de trois dieux, mais plutôt qu’il s’agit là d’une manière toute chrétienne de dire Dieu. Dans ce contexte, il serait plus juste de parler de « modalités », ou de « façons d’être » de la divinité, que de « personnes », ou de « substances », etc. Dieu, en tant que Créateur, est Père ; en tant que Fils, il est Dieu parmi nous ; en tant qu’Esprit, il est en nous. Il est tout cela à la fois. Il est aussi autre que cela…
JC PERRIN
La prédication de Jean-Christophe Perrin porte sur l’amour de Jacob pour Rachel dans Genèse 29, 9-25 :
9 Il parlait encore avec eux lorsque arriva Rachel, avec le petit bétail de son père : elle était bergère.
10 Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, le frère de sa mère, et le petit bétail de Laban, le frère de sa mère, Jacob s’approcha, roula la pierre de l’ouverture du puits et fit boire le petit bétail de Laban, le frère de sa mère.
11 Puis Jacob embrassa Rachel et se mit à sangloter.
12 Jacob dit à Rachel qu’il était un parent de son père, qu’il était fils de Rébecca. Elle courut le dire à son père.
13 Dès que Laban eut appris l’arrivée de Jacob, fils de sa sœur, il courut à sa rencontre, l’étreignit et l’embrassa. Il le conduisit chez lui, et Jacob raconta tout à Laban.
14 Alors Laban lui dit : Tu es vraiment mes os et ma chair. Il habita chez lui un mois durant.
15 Puis Laban dit à Jacob : Me serviras-tu pour rien parce que tu es mon frère ? Dis-moi quel doit être ton salaire.
16 Or Laban avait deux filles : le nom de l’aînée était Léa, et le nom de la cadette Rachel.
17 Les yeux de Léa étaient doux, mais Rachel était d’une très grande beauté,
18 et Jacob aimait Rachel. Il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette.
19 Laban dit : Je préfère te la donner à toi plutôt qu’à un autre homme. Reste chez moi !
20 Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel. Ce fut à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.
21 Ensuite Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli ; je veux aller avec elle !
22 Laban réunit tous les gens du lieu et donna un banquet. 23Le soir, il prit sa fille Léa et l’amena vers Jacob, qui alla avec elle.
24 Laban donna sa servante Zilpa pour servante à sa fille Léa.
25 Le matin venu, surprise : c’était Léa ! Alors Jacob dit à Laban : Qu’est-ce que tu m’as fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ?
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voir aussi la prédication du 03 octobre 2010 sur Genèse 29,22-35 à 30,1-12
Internet : il s’agit d’une aide précieuse, lorsque l’on est à la recherche d’une information précise. Cependant, il faut bien le reconnaître : les pollutions qui transitent par Internet noircissent considérablement le tableau. Les messages les plus immoraux, les plus violents, les plus dégradants ont trouvé, en toute impunité, leurs moyens de diffusion. Et le nombre de spams, allant des réclames pour Viagra aux arnaques de petits escrocs cherchant par tous les moyens de se procurer le numéro de votre carte de crédit, est ahurissant. Force est ainsi de constater qu’Internet, cet instrument génial, est souvent détourné à des fins perverses.
Aussi longtemps que nous n’en n’avons pas été victime, ou que nous sommes joyeusement inconscients des effets pernicieux de messages destructeurs, nous regardons d’un mauvais œil toute législation. Bien entendu, il y a des lois qui sont bonnes, des lois qui sont idiotes, et des lois qui sont simplement politiques. En règle générale, il y a d’ailleurs beaucoup trop de lois en France. Pour ma part, je suis d’avis que les lois devraient protéger les individus et non restreindre encore davantage leur liberté. Dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de moyens légaux mis en œuvre pour restreindre l’envahissement d’ordures sur le Net [à prendre dans le double sens d’hommes sans scrupule et de messages orduriers].
Vous me direz, et cela va de soi, que c’est aux parents de protéger leurs enfants, en s’assurant qu’ils ne regardent pas n’importe quoi. Mais vous admettrez avec moi que, malgré toute la vigilance parentale, les enfants sont aujourd’hui très débrouillards et parviennent facilement à avoir accès à des sites pornographiques, pour ne donner que cet exemple là. Il est tout de même surprenant que l’on puise trouver sur le Net comment fabriquer une bombe ! Est-ce encore l’un des effets de mai 68 que de ne tolérer aucune censure, même lorsque certains propos vont jusqu’à inciter l’Internaute à développer une mentalité criminelle ?
Internet est donc un merveilleux outil mais très dangereux. A utiliser sous haute surveillance !
Jean-Christophe Perrin
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