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prédication du 04 mai 2008 : “pour qu’ils soient un”

Thursday, May 8th, 2008

La prédication portait sur Jean 17,1-26

… J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. … Je te prie pour eux ; je ne te prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés …

J’ai pris les quelques notes ci-après durant la prédication, complétées avec un enregistrement audio que vous pouvez télécharger sur votre PC (clic droit sur le lien).

« Ce texte est une prière la plus longue de Jésus dans l’évangile de Jean et en même temps un condensé admirable de la christologie johannique. C’est une prière de louange, d’intercession pour les chrétiens.
Il comporte trois parties :
1 – Jésus s’adresse au Père
2 – Il prie pour ses disciples
3 – Jésus intercède pour d’autres croyants qui ne sont pas avec lui. Il inclut les autres croyants dans son projet d’amour.

1 – Jésus s’adresse au Père :
Il y a toute une série de paradoxes typiques chez Jean, lorsque Jésus parle de glorification il désigne sa mise en croix. Dans l’évangile de Jean il est dit que Jésus sera élevé parmi les hommes ce qui a également un double sens d’élevé sur la croix et d’élévation spirituelle et morale. Dieu se révèle en pleine gloire dans cette humiliation jusqu’à la mort. Cette révélation, cette gloire, c’est justement cet amour, qui va jusqu’à la mort. Jésus nous montre qu’il nous aime malgré notre méchanceté malgré notre refus de le voir jusqu’à la croix. Voir la gloire de Dieu c’est voir Dieu lui-même. En Jésus le nom de Dieu qui n’était pas accessible dans l’Ancien Testament est connu.
Jésus nous parle ici d’une prédestination au salut voulue de toute éternité. Il n’y a pas de double prédestination, les uns au salut, les autres à l’enfer. Tout le monde est prédestiné au salut depuis l’éternité, c’est cela qu’il faut annoncer. Cela ne veut pas dire que tout le monde ira au paradis. Ce qui est importe ce n’est pas le paradis, mais la connaissance de Dieu. Le message c’est ce que nous devons faire, c’est que nous devons croire. Ce qui importe c’est de croire dans la joie de la promesse faite de toute l’éternité. Est-ce-que les hommes veulent cela ?

2 – Qu’ils soient un (les disciples)
Jésus dit «je voudrais qu’ils soient un avec toi comme moi je suis un avec mon père». La question initiale qui peut se poser par rapport aux disciples, aux chrétiens, est à qui on appartient, au monde ou à Dieu. Les prêtres catholiques sanctifient des personnes parce qu’ils les considèrent spéciales et en font des saints. La sainteté dans l’Ancien Testament est participation à Dieu une communion avec Dieu semblable à celle du Fils avec le Père. Nous sommes tous appelés à cette sainteté c’est-à-dire à transcender cette nature humaine souvent centrée sur notre ego. La rationalité occidentale, cartésienne revient a ce cogito ergo sum, je pense donc je suis. Cette conviction du « je » nous éloigne parfois de cette communion avec Dieu. Nous croyons être le centre du monde parce que nous pensons. Ce qui est certain, c’est que nous sommes face à un mystère puisqu’en Jésus le jugement dernier et le salut ont lieu maintenant dans notre propre vie. Il y a opposition avec le monde qui se rebelle contre l’amour, le Dieu de l’Evangile. La raison du plus fort a toujours le dernier mot, nous en avons des exemples tous les jours. Jésus prie pour ses disciples. Le monde est hostile pour tout chrétien qui ne cache pas sa foi derrière toutes sortes de justifications. La plupart des gens ne veulent pas de cet évangile. C’est pourtant le monde dans lequel nous devons vivre, nous devons faire face au monde dans lequel nous sommes, avec Foi, car Jésus nous accompagne dans notre vie, face aux critiques.

3 – Unité de tous les chrétiens
Jésus prie pour l’unité de tous les chrétiens, des différentes églises, pour qu’ils soient un. Cette unité que nous faisons de façon symbolique tous les ans avec nos amis les chrétiens de toutes les églises. Pour certains cela traduit peut être le désir de voir une seule église, un clocher. Fantaisie, utopie de croire que tout le monde peut avoir la même façon de pratiquer. Nous avons cette fantaisie, de croire que ce serait tellement mieux si tout le monde avait les mêmes valeurs, les mêmes façons de faire, ce qui est impossible comme nous l’a montré le récit de Babel. Dieu a voulu la diversité. L’unité des chrétiens, c’est dans la communion, et non pas la communion symbolique, puisque là encore nous n’arrivons jamais à nous entendre quand à la cène, mais l’union de savoir que nous croyons au même Dieu d’amour qui est venu pour nous sauver depuis l’éternité. Nous devrons être capables de cette unité comme jésus a dit « je voudrais qu’ils soient un comme moi je suis un avec le Père. ». Non pas être tous pareils, utopie qui justifie toutes les guerres, mais cette acceptation de l’autre différent avec la même compréhension du message central de l’Evangile que Dieu est amour et qu’il veut que nous puissions faire la même chose entre nous cela pourra nous unir. A la fin, l’Eglise et toutes les églises seront avec le Fils en Dieu et cette manifestation dernière sera la manifestation parfaite du dessin éternel de Dieu qui est amour. Amen »

Philippe Riglet, d’après la prédication du pasteur Jean-Christophe Perrin

Concert de flûte et orgue le 3 mai au temple – Guy Angelloz et Claire Lizon

Wednesday, May 7th, 2008

Quarante-cinq personnes de Dreux et des environs étaient venues au temple de Dreux pour le concert de Guy Angelloz et Claire Lizon, par une belle soirée printanière. Les 2 artistes nous ont enchantés avec un programme brillant et varié.

Concert flute et orgue au temple de Dreux - Claire Lizon et Guy Angelloz D’abord la sonate n° 4 de Bach où la flûte de Guy Angelloz alterne les graves et les aigus sur un air baroque très rapide, puis ralentit, l’orgue faisant un accompagnement discret. Les morceaux suivants, extraits de l’Arlésienne de Bizet puis de musiques de César Franck et d’Andersen mettent en valeur les sons romantiques de la flûte de Guy Angelloz, soutenus et adoucis par l’orgue de Claire Lizon.
Une grande complicité se lit sur les traits des artistes, et se traduit par une parfaite synchronisation entre les deux instruments. L’allegro du concerto n°4 de Vivaldi, débute par un air triomphant d’orgue qui laisse ensuite place au son aigu et vif d’un piccolo. Le concert se poursuit par un air mélancolique de Gabriel Fauré, puis avec une musique joyeuse d’Haendel, Sinfonia, dans laquelle la flûte mène la danse avec quelques éclats d’orgue.

Concert flute et orgue au temple de Dreux - Guy Angelloz Nous sommes déjà conquis à l’entracte, mais la seconde partie tient ses promesses avec des partitions baroques de Vivaldi et de Corelli où l’orgue de Claire Lizon joue à plein volume, sur un air triomphant, après avoir accompagné la flûte. L’air mystérieux de Syrinx de Debussy est brillamment rendu par la flûte de Guy Angelloz. Le concert se termine par la musique romantique de Dvorak et celle de Boehm où alternent morceaux d’orgue majestueux et de flûte joyeuse. A fin du spectacle les artistes nous offrent trois rappels dont un très bel Ave Maria de Schubert.

Concert flute et orgue au temple de Dreux - Claire Lizon A la sortie les artistes discutent gentiment avec le public, et dédicacent leur CD. Je l’ai acheté et écouté ce soir. Il contient 28 très beaux morceaux, dont ceux joués au concert. Je vous recommande le CD tout autant que le concert.

Nous sommes rentrés très contents chez nous, comme tous les autres spectateurs.
 
 
 
 

Philippe Riglet

Joli mois de Mai.

Thursday, May 1st, 2008

Mai 68! 40 ans que ça dure ! Et ceux qui l’ont vécu derrière les barricades se croient toujours jeunes! Rigolo, non? Aujourd’hui les jeunes font la grève exactement pour les raisons contraires: ils veulent plus de profs, plus de rigueur, plus de sérieux. Et les vieux (chut! il ne faut pas le leur dire!) protestent car on veut faire passer la retraite à 41 ans de cotisation. D’une génération à l’autre, on s’inquiète pour son avenir. Comme autrefois!…

Mai 2008! 8 ans que ça dure! Et les projets qui ont vu le jour au début du deuxième millénaire sont déjà vieux! Mais là ce n’est plus drôle du tout. Car l’inquiétude tourne à l’angoisse. Que va-t-on devenir? Et nos familles?

Mai 34 (allez, je dis une date au pif!): naissance de l’Eglise! 2000 ans que ça dure! Et la foi de millions de fidèles est toujours jeune! Espoir! Mieux, espérance! Le monde n’est pas voué à l’échec! Les jeunes ne sont pas condamnés à devenir vieux! Ni les vieux à mourir! Pourquoi? Parce que Christ est vivant! Aujourd’hui! Pourquoi ne pas croire à cela, au lieu de perdre son temps à vivre dans la nostalgie du passé? La vie, c’est aujourd’hui qu’on la vit…

Aujourd’hui, je peux dire que je crois au futur, car le Christ me l’a garanti. Je crois en l’amour, car Dieu est la source de tous mes désirs. Je crois à tous les mois de Mai, comme une promesse d’un nouveau départ, d’un nouveau printemps. Je crois en Dieu! Et pourquoi pas? Soyons réaliste : demandons l’impossible!

Pasteur Jean-Christophe Perrin.

dimanche 27 avril fête de l’école biblique

Thursday, May 1st, 2008

Dimanche 27 après-midi, 18 enfants des écoles bibliques de Dreux et Chartres se sont retrouvés à la Visitation de Chartres, sous un soleil radieux, avec les pasteurs et les moniteurs, monitrices.  Les activités de la journée étaient centrées sur le livre de Ruth, thème de l’école biblique de l’année, l’accueil des autres.

Nous avons commencé vers 12h30 par répéter un chant d’entrée dans la cour de la Visitation avant le pique-nique. (photo)

Après le repas, Vincent, membre de la communauté du Chemin Neuf, nous a présenté la Visitation. Le bâtiment est un ancien couvent qui a abrité pendant 150 ans des sœurs. Il est maintenant occupé par la communauté du Chemin Neuf qui organise des stages, des rencontres.

Pendant que les moniteurs installaient les ateliers, Jean-Christophe Perrin leur a dit un conte, « la planète grise » : Dieu en a assez des disputes entre les hommes pour leur aspect, leurs différences. Il leur fait faire un rêve étonnant : ils rêvent que tout est devenu uniforme, gris, leurs mains, leurs visages, les paysages. Les voix sont devenues uniformes aussi. Tout le monde est pareil, monotone. Dieu a pitié d’eux au bout d’un jour : chacun doit aller dans un autre pays ramener un trésor unique et alors il leur rendra les couleurs et les sons. Ce conte était une introduction aux jeux de l’après midi où chaque enfant doit ramener un élément de puzzle représentant un pays.

Les activités de l’après midi étaient organisées en 5 ateliers répartis dans la cour :

  • modelage de figurines représentant Ruth. Chaque enfant  a modelé une figurine de Ruth avec de la terre argileuse.
  • questions sur la Bible.
  • « Kim goût » où il s’agissait de reconnaître ce que l’on goute les yeux bandés (photo). Les enfants devaient reconnaître de la farine, du jus de menthe, du sucre glace, de la confiture, de la compote. La monitrice essayait bien sûr de tromper le candidat sur la nature du plat.
  • « Kim objet », stand tenu par Michaël, le moniteur de Dreux.  Celui-ci montrait 7 objets courants pendant 1 minute, puis les remettait dans un sac. Il en enlevait un que les enfants ne voient pas et ceux-ci devaient retrouver quel était l’objet manquant au toucher on fond du sac.
  • « Nul ne vit seul » dont je tenais le stand, où les enfants devaient retrouver des noms de pays à partir de noms d’objets.

Les enfants, lorsqu’ils finissaient un atelier, gagnaient un morceau de puzzle qui permettait de reconstituer une carte du monde. (photo), puis ils passaient à un autre atelier.
Après une petite synthèse avec les pasteurs, les enfants ont joué au jeu de la bassine. Un enfant était gardien de la bassine, tandis que les autres partaient se cacher. Ils devaient ensuite revenir toucher la bassine sans être vus du gardien, sous peine d’être gelés.

La journée s’est terminée par un goûter avec des spécialités de différents pays, préparés par les parents avec des plats de leurs pays d’origine, ou des recettes qu’ils connaissent. J’ai goûté de délicieux beignets à la banane et un gâteau de bananes au chocolat.

Marie-Lise Riglet

Vous pouvez voir plus de photos sur l’ album photos 2008