<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Eglise Réformée de Dreux Marsauceux &#187; Jean-Christophe Perrin</title>
	<atom:link href="http://erf-dreux.net/Blog/tag/jean-christophe-perrin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://erf-dreux.net/Blog</link>
	<description>Eglise Réformée de France - Paroisse de Dreux Marsauceux - Bienvenue</description>
	<lastBuildDate>Mon, 28 Jun 2010 06:37:46 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Un sens à l’utopie ?</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/un-sens-a-l%e2%80%99utopie/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/un-sens-a-l%e2%80%99utopie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 18:46:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meditations - Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[Utopie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=4204</guid>
		<description><![CDATA[&#160; 
 Ciquez sur le lien ci-dessus pour imprimer
 En ce mois de juin, marqué comme d’habitude par des catastrophes en tout genre, je soumets à votre attention la réflexion suivante : 
 « Nous ne nous représentons plus le futur à long terme sur un mode utopique parce que nous ne pouvons plus du tout nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </br><br />
Note: There is a print link embedded within this post, please visit this post to print it.<br />
<em> Ciquez sur le lien ci-dessus pour imprimer</em></p>
<p align="justify"> En ce mois de juin, marqué comme d’habitude par des catastrophes en tout genre, je soumets à votre attention la réflexion suivante : </p>
<p align="justify"> « Nous ne nous représentons plus le futur à long terme sur un mode utopique parce que nous ne pouvons plus du tout nous le représenter, que ce soit ou non sous une forme utopique. Nous voici en quelque sorte privé d’avenir. Notre temps est en effet marqué par une grande difficulté à se projeter autrement qu’en perpétuant les diverses modalités d’un présent à déployer et à aménager. Les grandes utopies politiques du XX° siècle, dont on connaît les impasses et souvent le tragique, ont laissé place à une nouvelle croyance selon laquelle il n’y a rien d’autre que ce qu’il y a et à une certaine représentation de l’individu occidental comme forme historiquement achevé de l’humain […]. </p>
<p align="justify"> « Par ailleurs, l’économie se substitue aujourd’hui à la politique pour devenir le nom contemporain de l’inexorable nécessité, c’est-à-dire ce à quoi il est fait devoir de se résigner. Nous assistons impuissants à une sorte de fatalisation de l’histoire dont l’un des effets est de rabattre le désir sur le seul registre de la possession d’objets qui, à un moment donné, laisse parfois place à une profonde lassitude et même à une forme de désespérance […]. </p>
<p align="justify"> « En contrepoint du consentement résigné à ce qu’il y a, on peut ici retrouver le travail de Paul Ricœur sur ‘l’imaginaire social ou culturel’ qu’il problématise notamment à partir d’une reprise critique des concepts d’idéologie et d’utopie […]. </p>
<p align="justify"> « Si le maniement des concepts ‘idéologie’ et ‘utopie’ exige une grande prudence et l’exercice permanent de la critique, Ricœur n’en récuse pas tout emploi. Il cherche plutôt à dégager leur positivité en les maintenant dans une tension dialectique fructueuse : le ‘ainsi et pas autrement’ de l’idéologie et le ‘autrement qu’ainsi’ de l’utopie se corrigent mutuellement. En ce sens, l’utopie – étymologiquement ‘non lieu’ – constitue sans doute une relance de l’imaginaire social en empêchant de confondre une figure contingente de l’histoire avec un idéal achevé. Le monde comme l’existence singulière est [ainsi] ouvert ou rouvert par un impossible assouvissement […] » (Jean-Daniel Causse, <em>L’instant d’un geste : le sujet, l’éthique, le don</em>, Genève, Labor et Fides, 2008, p. 102-103). </p>
<p align="justify"> Ce qui signifie que l’avenir n’est ni écrit d’avance ni identique au présent et, qu’en dépit de la vision fortement médiatisée d’un monde qui ne va qu’en empirant, il nous est permis de rêver. Héraclite disait : « les hommes construisent le monde (de demain) en rêvant ». </p>
<p align="center"> <strong>JC PERRIN</strong> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/un-sens-a-l%e2%80%99utopie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Culte de Pentecôte et journée des confirmations à Versailles</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/culte-de-pentecote-et-journee-des-confirmations-a-versailles/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/culte-de-pentecote-et-journee-des-confirmations-a-versailles/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 18:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualites-Region]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[Pentecôte]]></category>
		<category><![CDATA[Versailles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=4196</guid>
		<description><![CDATA[ Dimanche 23 mai, l&#8217;Eglise Réformée de Versailles célébrait 8 confirmations et 1 baptême à l’occasion de la Pentecôte.
 Notre pasteur Jean-Christophe Perrin présidait  le culte en l’absence de pasteur titulaire à Versailles, dans l’esprit de solidarité entre paroisses du consistoire, tandis qu&#8217;une prédicatrice laïque de Versailles, Anne Petit, assurait le culte à Dreux. Environ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> Dimanche 23 mai, l&#8217;Eglise Réformée de Versailles célébrait 8 confirmations et 1 baptême à l’occasion de la Pentecôte.</p>
<p align="justify"> Notre pasteur Jean-Christophe Perrin présidait  le culte en l’absence de pasteur titulaire à Versailles, dans l’esprit de solidarité entre paroisses du consistoire, tandis qu&#8217;une prédicatrice laïque de Versailles, Anne Petit, assurait le culte à Dreux. Environ 300 personnes étaient venues pour ce culte joyeux.</p>
<p>Cliquez sur une mini image ci-dessous pour voir le diaporama<br />

<div class="ngg-galleryoverview" id="ngg-gallery-5">


	
	<!-- Thumbnails -->
		
	<div id="ngg-image-63" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/2010_05_23-43_w1200.jpg" title=" " class="thickbox" rel="2010_05_23_versaillesconfirmations" >
				<img title="                               " alt="                               " src="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/thumbs/thumbs_2010_05_23-43_w1200.jpg" width="100" height="75" />
			</a>
		</div>
	</div>
	 		
	<div id="ngg-image-64" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/2010_05_23-50_w1200.jpg" title=" " class="thickbox" rel="2010_05_23_versaillesconfirmations" >
				<img title="                               " alt="                               " src="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/thumbs/thumbs_2010_05_23-50_w1200.jpg" width="100" height="75" />
			</a>
		</div>
	</div>
	 		
	<div id="ngg-image-65" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/2010_05_23-52_w1200.jpg" title=" " class="thickbox" rel="2010_05_23_versaillesconfirmations" >
				<img title="                               " alt="                               " src="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/thumbs/thumbs_2010_05_23-52_w1200.jpg" width="100" height="75" />
			</a>
		</div>
	</div>
	 		
	<div id="ngg-image-66" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/2010_05_23-54_w1200.jpg" title=" " class="thickbox" rel="2010_05_23_versaillesconfirmations" >
				<img title="                               " alt="                               " src="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/thumbs/thumbs_2010_05_23-54_w1200.jpg" width="100" height="75" />
			</a>
		</div>
	</div>
	 		
	<div id="ngg-image-67" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/2010_05_23-49_w1200.jpg" title=" " class="thickbox" rel="2010_05_23_versaillesconfirmations" >
				<img title="                               " alt="                               " src="http://erf-dreux.net/Blog/wp-content/gallery/2010_05_23_versaillesconfirmations/thumbs/thumbs_2010_05_23-49_w1200.jpg" width="100" height="75" />
			</a>
		</div>
	</div>
	 	 	
	<!-- Pagination -->
 	<div class='ngg-clear'></div>
 	
</div>

</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/06/03/culte-de-pentecote-et-journee-des-confirmations-a-versailles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est moi qui suis le bon Berger</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/24/cest-moi-qui-suis-le-bon-berger/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/24/cest-moi-qui-suis-le-bon-berger/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 08:50:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Predications]]></category>
		<category><![CDATA[Jean]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=4087</guid>
		<description><![CDATA[ Cette prédication porte sur le thème du bon berger, dans la lecture de Jean 10, 1-18 


7 Jésus leur dit encore : Amen, amen, je vous le dis, c&#8217;est moi qui suis la porte des moutons.
 8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les moutons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> Cette prédication porte sur le thème du bon berger, dans la lecture de <em>Jean 10, 1-18 </em></p>
<blockquote>
<p align="justify">
7 Jésus leur dit encore : Amen, amen, je vous le dis, c&#8217;est moi qui suis la porte des moutons.<br />
 8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les moutons ne les ont pas écoutés.<br />
 9 C&#8217;est moi qui suis la porte ; si quelqu&#8217;un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera des pâturages.<br />
10 Le voleur ne vient que pour voler, abattre et détruire ; moi, je suis venu pour qu&#8217;ils aient la vie et l&#8217;aient en abondance.<br />
11 C&#8217;est moi qui suis le bon berger. Le bon berger se défait de sa vie pour ses moutons.<br />
12 Quand il voit venir le loup, l&#8217;employé, celui qui n&#8217;est pas berger et pour qui il ne s&#8217;agit pas de ses propres moutons, s&#8217;enfuit en abandonnant les moutons. Et le loup s&#8217;en empare, il les disperse.<br />
13 C&#8217;est un employé : il n&#8217;a pas le souci des moutons.<br />
14 C&#8217;est moi qui suis le bon berger. Je connais mes moutons, et mes moutons me connaissent,<br />
15 comme le Père me connaît et comme, moi, je connais le Père ; et je me défais de ma vie pour mes moutons.<br />
16 J&#8217;ai encore d&#8217;autres moutons qui ne sont pas de cet enclos ; ceux-là aussi, il faut que je les amène ; ils entendront ma voix, et ils deviendront un seul troupeau, un seul berger.<br />
17 Si le Père m&#8217;aime, c&#8217;est parce que, moi, je me défais de ma vie pour la reprendre.<br />
18 Personne ne me l&#8217;enlève, mais c&#8217;est moi qui m&#8217;en défais, de moi-même ; j&#8217;ai le pouvoir de m&#8217;en défaire et j&#8217;ai le pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j&#8217;ai reçu de mon Père.
</p>
</blockquote>
<p align="justify"> Dans sa prédication Jean-Christophe Perrin a souligne qu&#8217;il n&#8217;est ni facile d&#8217;être un mouton ni d&#8217;être un berger ou pasteur. Pourtant le Christ nous enjoint d’aller chercher les brebis perdues parmi les peuples et de les ramener au troupeau du Bon Berger. Il nous ordonne de ne pas être seulement des moutons mais à  faire aussi figure de pasteurs auprès des hommes. Cliquez sur l&#8217;image ci-dessous pour lire la prédication.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 130px"><a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/2010_04_20_Predication.pdf" target="_blank"> <img title="Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Jean-Christophe Perrin (format pdf)" src="http://erf-dreux.net/articles/predications/predication_w60.jpg" alt="Texte" width="60" height="43" /> </a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Jean-Christophe Perrin - Avril 2010</p></div>
<p align="justify"> &nbsp; </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/24/cest-moi-qui-suis-le-bon-berger/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le christianisme : une religion de l&#8217;amour</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/06/le-christianisme-une-religion-de-lamour/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/06/le-christianisme-une-religion-de-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 18:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meditations - Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=4027</guid>
		<description><![CDATA[ Ciquez sur le lien ci-dessus pour imprimer
 Les conservateurs considèrent que les doctrines sont immuables, définitives, intangibles, dans le fond comme dans la forme. On n’a pas besoin d’être vieux pour être conservateur, car de nombreux jeunes en recherche de sécurité le sont aussi, parfois sans même le savoir. L’orthodoxie religieuse les rassure. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Note: There is a print link embedded within this post, please visit this post to print it.<br />
<em> Ciquez sur le lien ci-dessus pour imprimer</em></p>
<p align="justify"> Les conservateurs considèrent que les doctrines sont immuables, définitives, intangibles, dans le fond comme dans la forme. On n’a pas besoin d’être vieux pour être conservateur, car de nombreux jeunes en recherche de sécurité le sont aussi, parfois sans même le savoir. L’orthodoxie religieuse les rassure. Les libéraux veulent, au contraire, repenser en profondeur les doctrines chrétiennes et les reformuler. Cela inquiète et trouble certains, qui pensent alors que « tout fout le camp ».</p>
<p align="justify"> Pour ma part, je milite pour un christianisme d’ouverture et de dialogue et, au risque de passer pour un « hérétique », je fais volontiers mienne cette confession de foi que professa le soufi andalou Ibn Arabi au XII° siècle : « Mon cœur est devenu capable de toutes les formes. Une prairie pour les gazelles, un couvent pour les moines. Un temple pour les idoles, une Ka’aba pour le pèlerin. Les Tables de la Thora, le Livre du Coran. Je professe la religion de l’Amour, et quelque direction que prenne sa monture, l’Amour est ma religion et ma foi ». Bien sûr, après avoir dit cela, il nous incombe de définir ce qu’on entend par le mot « amour » et surtout de mettre cette religion en pratique. </p>
<p align="right"><strong>JC PERRIN. </strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/04/06/le-christianisme-une-religion-de-lamour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Changer nos vies, avec l’aide de Dieu</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/03/07/changer-nos-vies-avec-l%e2%80%99aide-de-dieu/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/03/07/changer-nos-vies-avec-l%e2%80%99aide-de-dieu/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 17:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Predications]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[Luc]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=4008</guid>
		<description><![CDATA[ La prédication de ce dimanche 7 mars porte sur Luc 13, 1 à 5, la réaction des disciples et de Jésus face à deux malheurs injustes : 

1 En ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices.
2 Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> La prédication de ce dimanche 7 mars porte sur Luc 13, 1 à 5, la réaction des disciples et de Jésus face à deux malheurs injustes : </p>
<blockquote><p align="justify">
1 En ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices.<br />
2 Il leur répondit : Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu&#8217;ils ont souffert de la sorte ?<br />
3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même.<br />
4 Ou encore, ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu&#8217;elle a tués, pensez-vous qu&#8217;ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?<br />
5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement.
</p>
</blockquote>
<p align="justify"> S’il y a une grande part d’aléatoire dans la vie, il n’y a par contre pas de vie sans Dieu. Jésus, quant à lui, ne regarde pas à l’origine du malheur, mais à l’avenir des vivants. Il n’y a pas de fatalisme dans la vie, simplement des possibilités nouvelles. Nous avons tous la possibilité de changer nos vies, avec l’aide de Dieu. </p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 130px"><a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/2010_03_07_Predication.pdf" target="_blank"> <img title="Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Jean-Christophe Perrin (culte du 07/03/2010 a Marsauceux)(format pdf)" src="http://erf-dreux.net/articles/predications/predication_w60.jpg" alt="Texte" width="60" height="43" /> </a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur cette image pour lire la prédication de Jean-Christophe Perrin (culte du 07/03/2010 a Marsauceux)</p></div>
<p align="justify"> &nbsp; </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/03/07/changer-nos-vies-avec-l%e2%80%99aide-de-dieu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2010/02/01/heureux-ceux-qui-pleurent/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2010/02/01/heureux-ceux-qui-pleurent/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 19:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Predications]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Schweitzer]]></category>
		<category><![CDATA[Béatitudes]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=3939</guid>
		<description><![CDATA[ Le Week-end du 30 au 31 janvier, nous étions une vingtaine au Prieuré Saint-Thomas à Epernon, à assister à une rencontre œcuménique autour d’une présentation de Madeleine Delbrêl par le prêtre Laurent Percerou et Albert Schweitzer par le pasteur Jean-Christophe Perrin. Lors du culte qui a clôt la rencontre, le pasteur Perrin a commenté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> Le Week-end du 30 au 31 janvier, nous étions une vingtaine au Prieuré Saint-Thomas à Epernon, à assister à une rencontre œcuménique autour d’une présentation de Madeleine Delbrêl par le prêtre Laurent Percerou et Albert Schweitzer par le pasteur Jean-Christophe Perrin. Lors du culte qui a clôt la rencontre, le pasteur Perrin a commenté la Béatitude « heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » en lisant des extraits du sermon de Schweitzer sur la même Béatitude, dont voici un extrait : </p>
<p align="justify">  Si Jésus était présent, il nous consolerait en nous disant : «  Repasse dans ton cœur les heures de ta vie qui se sont écoulées dans un tranquille bonheur. Si toute ta vie n’avait été qu’une chaîne ininterrompue de réussites, sais-tu ce qu’il serait advenu de toi ? Tu serais aujourd’hui égoïste, dur, isolé, ignorant des grandes aspirations nobles et pures, fermés à Dieu, et jamais tu n’aurais connu la félicité. Quelle maîtresse a été la première à t’enseigner que nous ne vivons pas pour nous-mêmes ? La souffrance. Qui a ouvert ton âme à la félicité de la miséricorde ? La souffrance. Qui a rapproché ton cœur de ceux que tu écartais froidement de ta route ? La souffrance. Qui a fait naître en toi le désir d’une vie plus noble ? La souffrance. Qui t’a fait sentir à tes côtés la présence de Dieu ? La souffrance. Qui t’a fait connaître la joie de savoir que tu as un Père au ciel ? La souffrance ». Et s’il nous parlait ainsi, nous lui dirions : « Désormais, nous saisissons le sens profond de ces mots : Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ; désormais nous marcherons dans la vie, l’âme apaisée » (A. Schweitzer, <em>Sermon sur les Béatitudes</em>, prononcé à l’Eglise Saint-Nicolas de Strasbourg, le dimanche 24 mai 1900, dans <em>Vivre, paroles pour une éthique du temps présent</em>, Paris, Albin Michel, 1970, pp.23-24). </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2010/02/01/heureux-ceux-qui-pleurent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2009/08/29/seigneur-a-qui-irions-nous-tu-as-des-paroles-de-vie-eternelle/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2009/08/29/seigneur-a-qui-irions-nous-tu-as-des-paroles-de-vie-eternelle/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2009 18:18:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Predications]]></category>
		<category><![CDATA[Esaie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=3351</guid>
		<description><![CDATA[Ecouter la prédication  de notre pasteur, Jean-Christophe Perrin sur Jean 6,60-69 et Esaïe, 59, 9-21, en cliquant sur le symbole ci-dessous (ou bien sur ce lien) :
&#160; 
 Les deux textes du jour nous parlent de nos doutes et nos révoltes face à l&#8217;exigence de la parole de Dieu. Le texte d&#8217;Esaïe (Esaïe 59, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ecouter la <span style="color: #ff0000;"><strong>prédication</strong></span>  de notre pasteur, Jean-Christophe Perrin sur <em>Jean 6,60-69 et Esaïe, 59, 9-21</em>, en cliquant sur le symbole ci-dessous (ou bien sur ce <a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/2009_08_23_Predication.mp3"><strong>lien</strong></a>) :</p>
<p><br />
&nbsp; </p>
<p align="justify"> Les deux textes du jour nous parlent de nos doutes et nos révoltes face à l&#8217;exigence de la parole de Dieu. Le texte d&#8217;Esaïe (<em>Esaïe 59, versets 9 à 21</em>) nous montre le peuple de Dieu inquiet, aspirant à la justice, aveuglé par ses fautes, auquel Dieu propose encore une alliance :</p>
<blockquote><p align="justify"> C&#8217;est pourquoi l&#8217;équité reste loin de nous, la justice ne nous atteint pas ; nous espérions la lumière, et ce sont les ténèbres— la clarté, et nous marchons dans l&#8217;obscurité.<br />
Nous tâtonnons comme des aveugles le long d&#8217;un mur, nous tâtonnons comme des gens sans yeux ; nous trébuchons à midi comme au crépuscule, au milieu de l&#8217;abondance nous sommes comme les morts.<br />
Nous grognons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes ; nous espérions l&#8217;équité, mais rien ! — le salut, mais il est loin de nous !<br />
Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous ; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos fautes :<br />
révoltes et trahisons envers le SEIGNEUR, reculs loin de notre Dieu ; paroles de violence et de subversion, paroles mensongères conçues et méditées dans le cœur,&#8230;</p>
</blockquote>
<p align="justify">De même, l&#8217;Evangile de Jean (<em>Jean 6, 60-69</em>) nous montre des disciples  révoltés contre des paroles dures à entendre, des paroles de vie éternelle pour tous ceux qui veulent bien les écouter.</p>
<blockquote><p align="justify"> Après l&#8217;avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : Cette parole est dure ; qui peut l&#8217;entendre ?<br />
Jésus, sachant que ses disciples maugréaient à ce sujet, leur dit : Est-ce là pour vous une cause de chute ?<br />
Et si vous voyiez le Fils de l&#8217;homme monter où il était auparavant ?<br />
C&#8217;est l&#8217;Esprit qui fait vivre. La chair ne sert de rien. Les paroles que, moi, je vous ai dites sont Esprit et sont vie. <strong><sup>64</sup></strong>Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient pas. Car Jésus savait depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.<br />
Et il disait : C&#8217;est pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père.<br />
Dès lors, beaucoup de ses disciples s&#8217;en retournèrent ; ils ne marchaient plus avec lui.<br />
Jésus dit donc aux Douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ?<br />
Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2009/08/29/seigneur-a-qui-irions-nous-tu-as-des-paroles-de-vie-eternelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://erf-dreux.net/articles/predications/2009_08_23_Predication.mp3" length="20518034" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Vous-même comme des pierres vivantes, entrez dans la construction de la Maison &#8211; Prédication sur 1 Pierre 2,1-10</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2009/04/26/vous-meme-comme-des-pierres-vivantes-entrez-dans-la-construction-de-la-maison-predication-sur-1-pierre-21-10/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2009/04/26/vous-meme-comme-des-pierres-vivantes-entrez-dans-la-construction-de-la-maison-predication-sur-1-pierre-21-10/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 19:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Predications]]></category>
		<category><![CDATA[1 Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=2894</guid>
		<description><![CDATA[La lecture du jour portait sur 1 Pierre 2, 1-10 (traduction oecuménique TOB)

1 Rejetez donc toute méchanceté et toute ruse, toute forme d&#8217;hypocrisie, d&#8217;envie et de médisance.
2 Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut,
3 si vous avez goûté que le Seigneur est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture du jour portait sur 1 Pierre 2, 1-10 (traduction oecuménique TOB)</p>
<blockquote>
<p align="justify">1 Rejetez donc toute méchanceté et toute ruse, toute forme d&#8217;hypocrisie, d&#8217;envie et de médisance.<br />
2 Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut,<br />
3 si <em>vous avez goûté que le Seigneur est bon</em>.<br />
4 Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu.<br />
5 Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, entrez dans la construction de la Maison habitée par l&#8217;Esprit, pour constituer une sainte communauté sacerdotale, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.<br />
6 Car on trouve dans l&#8217;Ecriture : <em>Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie et précieuse, et celui qui met en elle sa confiance</em> <em>ne sera pas confondu.</em><br />
7 A vous donc, les croyants, l&#8217;honneur ; mais pour les incrédules <em>la pierre qu&#8217;ont rejetée les bâtisseurs</em> <em>est devenue la pierre de l&#8217;angle, </em><br />
8 et aussi <em>une pierre d&#8217;achoppement, un roc qui fait tomber</em>. Ils s&#8217;y heurtent, parce qu&#8217;ils refusent de croire à la parole, et c&#8217;est à cela qu&#8217;ils étaient destinés.<br />
9 Mais vous, vous êtes <em>la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s&#8217;est acquis, pour que vous proclamiez les hauts faits</em> de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière,<br />
10 vous qui jadis n&#8217;étiez <em>pas son peuple</em>, mais qui maintenant êtes le <em>peuple de Dieu</em> ; vous qui <em>n&#8217;aviez pas obtenu miséricorde</em>, mais qui maintenant <em>avez obtenu miséricorde.</em></p></blockquote>
<p align="justify">Ecouter la <span style="color: #ff0000;"><strong>lecture</strong></span> en cliquant sur le symbole ci-dessous (ou bien sur ce <a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/26_04_09_Lecture.mp3"><strong>lien</strong></a>) :</p>

<p align="justify">Ecouter la <span style="color: #ff0000;"><strong>prédication</strong></span> de notre pasteur, Jean-Christophe Perrin, en cliquant sur le symbole ci-dessous (ou bien sur ce <a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/26_04_09_Predication.mp3"><strong>lien</strong></a>) :</p>
<p><br />
&nbsp; </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2009/04/26/vous-meme-comme-des-pierres-vivantes-entrez-dans-la-construction-de-la-maison-predication-sur-1-pierre-21-10/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://erf-dreux.net/articles/predications/26_04_09_Predication.mp3" length="20676501" type="audio/mpeg" />
<enclosure url="http://erf-dreux.net/articles/predications/26_04_09_Lecture.mp3" length="7708473" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>A mort les intellectuels</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2009/03/28/a-mort-les-intellectuels/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2009/03/28/a-mort-les-intellectuels/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 17:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meditations - Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=2672</guid>
		<description><![CDATA[Méditation du pasteur Jean-Christophe Perrin
Je suis toujours surpris quand j&#8217;entends quelqu&#8217;un dire que nous vivons trop dans nos têtes aujourd&#8217;hui (plutôt que dans nos tripes ou notre cœur !). Ou encore, que notre intellect nous empêche d&#8217;avoir entre nous et avec Dieu d&#8217;authentiques relations. Car s&#8217;il est vrai que très peu de nos contemporains savent exprimer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 70px"><a href="http://erf-dreux.net/articles/predications/28_03_09_Meditation.pdf" target="_blank"><img title="cliquez ici pour lire au format pdf" src="http://erf-dreux.net/articles/predications/predication_w60.jpg" alt="Texte" width="60" height="43" /></a><p class="wp-caption-text">Lire au format pdf</p></div>
<p align="justify"><em>Méditation du pasteur Jean-Christophe Perrin</em></p>
<p align="justify">Je suis toujours surpris quand j&#8217;entends quelqu&#8217;un dire que nous vivons trop dans nos têtes aujourd&#8217;hui (plutôt que dans nos tripes ou notre cœur !). Ou encore, que notre intellect nous empêche d&#8217;avoir entre nous et avec Dieu d&#8217;authentiques relations. Car s&#8217;il est vrai que très peu de nos contemporains savent exprimer adéquatement leurs émotions (qu&#8217;ils attribuent le plus souvent aux autres, par manque de connaissance de soi), il m&#8217;apparaît également que très peu d&#8217;entre nous savent réellement réfléchir.</p>
<p align="justify">Précisons : donner un discours savant en public n&#8217;est pas une preuve d&#8217;intelligence, à plus forte raison si notre science nous provient de ce que nous avons appris par la télévision, sans aucune critique de notre part ni aucune volonté d&#8217;approfondir quoi que ce soit. Flaubert disait que « répéter des vérités toutes faites est le comble de la bêtise ». Et c&#8217;est plutôt cette thèse que je défendrais. Il existe certes autour de nous de nombreux pseudo-intellectuels (ceux/celles qui pensent tout savoir et qui, pour nous le prouver, étalent leur science en vue de nous impressionner), mais très peu de vrais penseurs. Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir l&#8217;énorme quantité de livres, DVD, conférences, produite aujourd&#8217;hui sur des sujets tout à fait insipides, pour s&#8217;en rendre compte (si tant soit peu que l&#8217;on prenne la peine d&#8217;y réfléchir, bien sûr !) Où peut-on trouver de nos jours des penseurs de l&#8217;envergure d&#8217;un Marx, Freud, ou Nietzsche ? Et quel théologien possède la carrure d&#8217;un Paul Tillich en notre XXI° siècle ? Si vous connaissez, ne vous y trompez pas, je suis preneur ! A défaut de quoi, je ne fais que constater l&#8217;affligeante médiocrité de la pensée contemporaine.</p>
<p align="justify"><span id="more-2672"></span></p>
<p align="justify">En fait, quand on critique immodérément l&#8217;usage de la raison, je ne peux m&#8217;empêcher de me demander de quelle « raison » il s&#8217;agit. Car s&#8217;il y a quelque chose qui domine les consciences dans nos sociétés occidentales, c&#8217;est bien la raison instrumentale. Par « raison instrumentale », j&#8217;entends cette rationalité que nous utilisons lorsque nous évaluons les moyens que nous devons utiliser pour parvenir à une fin donnée. L&#8217;efficacité maximale, la plus grande productivité mesurent sa réussite. Est jugé « intelligent » ce qui est utile et rentable dans l&#8217;immédiat. En d&#8217;autres termes, il nous faut toujours produire et consommer pour être heureux, car la raison instrumentale détermine désormais l&#8217;étalon du bien-être des individus. Notre qualité d&#8217;« êtres » humains a été remplacée par la quantité de nos « avoirs ».</p>
<p align="justify">Avec des accents prophétiques, Alexis de Tocqueville dénonçait au siècle dernier l&#8217;aliénation consentante que crée en nous le système capitaliste : « Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d&#8217;hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d&#8217;eux, retiré à l&#8217;écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l&#8217;espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d&#8217;eux, mais il ne les voit pas ; il les touche, mais il ne les sent point ; il n&#8217;existe qu&#8217;en lui-même et pour lui seul, et, s&#8217;il lui reste encore une famille, on peut dire au moins qu&#8217;il n&#8217;a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là s&#8217;élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d&#8217;assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l&#8217;âge viril mais il cherche, au contraire, qu&#8217;à les fixer irrévocablement dans l&#8217;enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu&#8217;ils ne songent qu&#8217;à se réjouir <a name="_ftnref1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn1">[1]</a>».</p>
<p align="justify">Il s&#8217;avère que cette critique s&#8217;applique tout à fait au système néo-libéral de nos sociétés post-modernes. Mais curieusement, loin de dénoncer la perversité du système en son entier, &#8211; est-ce l&#8217;effet réussi de la propagande ? &#8211; la seule critique que nous osons lui adresser aujourd&#8217;hui est qu&#8217;il soit fidèle à ses engagements. Vous nous avez promis une croissance économique constante (même si cette croissance n&#8217;est constatée dans les faits que depuis la fin de la seconde guerre mondiale), alors faites quelque chose pour redresser l&#8217;économie. Tel un docile  troupeau de moutons bêlants, nous en sommes réduits à mendier de l&#8217;Etat notre dose quotidienne de « petits et vulgaires plaisirs » pour nous sentir vivre.</p>
<p align="justify">Je dois préciser que lorsque j&#8217;utilise le pronom personnel « nous », je n&#8217;entends personne en particulier, mais plutôt un général « tout le monde » impersonnel (impersonnalité qui est bien le sous-produit d&#8217;une société dépersonnalisée). Insidieusement, cela vise à faire réfléchir. Non pas à prouver que j&#8217;aie raison (car alors, ce n&#8217;est pas réfléchir), mais de chercher ce qui est raisonnable (ce qui <em>résonne</em> en nous ?) dans un monde qui trop souvent déraisonne. En outre, il ne s&#8217;agit pas de trouver une solution qui prendrait une tournure exclusivement politique. Je ne pense pas que les représentants de la Gauche caviar soient des bien-pensants, car la plupart d&#8217;entre eux ne font que proposer le même programme que la Droite qu&#8217;ils disent détester.</p>
<p align="justify">Mon propos est seulement celui-ci : si Dieu nous a donné la raison, sachons l&#8217;utiliser à bon escient et non pour exploiter nos semblables. Servons-nous en pour apprendre à grandir, devenir adultes et responsables (dans le sens de « répondre » de nos actes). Partageons ce que nous savons, au lieu d&#8217;étaler notre bêtise en cherchant à prouver à quel point nous sommes savants. Surtout, reconnaissons nos limites. La sagesse débute par l&#8217;aveu sincère de notre ignorance. Notre ego nous refuse souvent le droit de nous tromper. Nous préférons perdre la raison pour avoir raison, plutôt que d&#8217;accepter d&#8217;avoir tort et devenir ainsi raisonnable.</p>
<p align="justify">Apprendre à réfléchir tous ensemble, non l&#8217;un envers l&#8217;autre, n&#8217;est-ce pas cela l&#8217;Evangile ? Et  annoncer la Bonne Nouvelle à nos contemporains qui sont conditionnés par une idée marchande et illusoire du bonheur,  n&#8217;est-ce pas faire preuve d&#8217;intelligence ? L&#8217;utilisation de cette intelligence au service de Dieu et du prochain est loin d&#8217;être condamnable. C&#8217;est pour cela que je suis dubitatif quand j&#8217;entends dire que l&#8217;on vit trop « dans notre tête » aujourd&#8217;hui, ou que l&#8217;on raisonne trop. Mais peut-être que nous ne nous comprenons pas dans les termes utilisés. Si par trop « vivre dans nos têtes », vous voulez dire « préoccupations matérielles », alors nous sommes d&#8217;accord. Nous sommes obsédés par nos désirs. Apprenons à vivre plus simplement [ce n'est pas le manger et le boire qui fait l'être humain] et à penser davantage [au monde du Royaume]&#8230;</p>
<p align="right">Jean-Christophe PERRIN.</p>
<p> </p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref1">[1]</a> A. de Tocqueville, <em>De la démocratie en Amérique</em>, Folio Histoire, n°13, tomme II, p. 434 .</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2009/03/28/a-mort-les-intellectuels/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pour un dialogue judéo-chrétien &#8211; 18 fevrier 2009</title>
		<link>http://erf-dreux.net/Blog/2009/02/22/pour-un-dialogue-judeo-chretien-18-fevrier/</link>
		<comments>http://erf-dreux.net/Blog/2009/02/22/pour-un-dialogue-judeo-chretien-18-fevrier/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 15:58:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualites-Paroisse]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[judaisme]]></category>
		<category><![CDATA[oecuménisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://erf-dreux.net/Blog/?p=2392</guid>
		<description><![CDATA[Ce texte a été écrit par notre pasteur pour préparer la réunion du 18 février entre juifs et chrétiens.
Le peuple juif est-il le peuple déicide ?
Pour les théologiens modernes, cette question peut sembler carrément absurde. Comment un peuple en son entier peut-il être responsable du sort tragique d&#8217;un seul individu ? De plus, il est à peu près [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce texte a été écrit par notre pasteur pour préparer la réunion du 18 février entre juifs et chrétiens.</em><br />
Note: There is a print link embedded within this post, please visit this post to print it.</p>
<p><strong>Le peuple juif est-il le peuple déicide ?</strong></p>
<p align="justify">Pour les théologiens modernes, cette question peut sembler carrément absurde. Comment un peuple en son entier peut-il être responsable du sort tragique d&#8217;un seul individu ? De plus, il est à peu près certain que la plupart des juifs de l&#8217;époque n&#8217;avait pas même entendu parler de l&#8217;existence de Jésus et encore moins de sa mise à mort sous Ponce Pilate. Cela dit, il faut bien admettre qu&#8217;en milieu chrétien le refus des juifs à accepter Jésus comme le Messie a toujours posé problème. Et quand bien même nous sommes aujourd&#8217;hui sortis de ce que l&#8217;historien Jules Isaac nommait, il y a un demi-siècle, le « temps du mépris », la méfiance chrétienne vis-à-vis du judaïsme, qu&#8217;alimente un bon nombre de préjugés concernant les juifs,  perdure.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 230px"><img title="Chandelier a 7 branches symbole du judaisme" src="http://erf-dreux.net/articles/18_02_09_Menorah_w220.jpg" alt="Chandelier a 7 branches symbole du judaisme" width="220" height="311" /><p class="wp-caption-text">Chandelier a 7 branches symbole du judaisme</p></div>
<p align="justify">L&#8217;accusation de « meurtre » du Christ remonte à Paul (1 Th. 2.15-16) et cette accusation circonstancielle a été reprise par les Pères de l&#8217;Eglise, à savoir par les tenants d&#8217;une religion qui à l&#8217;origine était issue du judaïsme, mais qui s&#8217;en est résolument éloignée par la suite. A cet égard, la doctrine officielle de l&#8217;Eglise devint que les juifs portent le poids de la malédiction divine parce qu&#8217;il ont rejeté le Christ, qui était <em>leur</em> Messie, annoncé par <em>leurs </em>prophètes. C&#8217;est cette croyance qui a permise que l&#8217;on tolère, voire que l&#8217;on initie, les pogromes, les croisades,  la destruction des synagogues et les exterminations de la communauté juive.</p>
<p align="justify">Cependant, le coup de sang de Paul concernant les juifs doit être remis dans le contexte de son époque. Paul est lui-même juif et, bien qu&#8217;il se dispute avec Jacques et Pierre à propos de la circoncision des païens, il est clair que pour Paul, Dieu n&#8217;a pas rejeté son peuple (Rms 11.1-36) et nulle part il n&#8217;écrit que l&#8217;élection soit passée d&#8217;Israël à l&#8217;Eglise. Quant à la phrase : « ce sont eux qui ont tué le Seigneur et les prophètes,&#8230; ils ne plaisent pas à Dieu et sont hostiles à tous les humains », elle va plus ou moins dans le même sens que l&#8217;exclamation de Jésus : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues tes prophètes ! » (Mtt 23.37). Jésus fait référence aux prophètes qui ont été rejeté par le  peuple juif parce que leurs paroles étaient dérangeantes et il sait pertinemment que tel est le sort qui l&#8217;attend lui-même, comme en témoigne la parabole des mauvais vignerons (Mtt 21. 33-41 ; Mc 12.1-12 ; Lc 20.9-1).</p>
<p align="justify">De même, quand Jésus s&#8217;écrie « malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites » il est clair que Jésus ne veut maudire personne. Plutôt que d&#8217;interpréter le mot « malheur » comme une malédiction, on devrait l&#8217;entendre comme une lamentation :  « quel malheur de vous voir vous comporter de la sorte ! » Par ailleurs, cette critique peut très bien s&#8217;adresser à nous aujourd&#8217;hui. Jésus constate que ceux qui auraient dû être les serviteurs de la Parole font exactement le contraire de ce que Dieu attendait d&#8217;eux. C&#8217;est exactement comme si l&#8217;on nous faisait le reproche aujourd&#8217;hui d&#8217;être un mauvais pasteur, d&#8217;être un contre-témoignage de l&#8217;évangile, et que, malheureusement, ce soit un reproche fondé.</p>
<p><span id="more-2392"></span></p>
<p align="justify">Reste que, contrairement aux enseignements des rabbins qui s&#8217;en réfèrent toujours aux textes, le message évangélique est essentiellement fondé sur la seule personne de Jésus. Jésus s&#8217;affirme « le seul maître » (Matt 23.10), l&#8217;unique médiateur : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14.6). On peut voir, dans cette dernière affirmation, une certaine exclusivité qui se concentre sur la suivance du Christ, mais celle-ci ne va pas jusqu&#8217;à enjoindre l&#8217;exclusion, un pas qui est pourtant franchis par certains.  Jésus dit plutôt : « Viens et suis-moi » (Matt19.16-22). Cette injonction, qui  résume toute la spiritualité chrétienne, s&#8217;adresse à chaque individu, indépendamment de toute médiation extérieure, et chacun est appelé à y répondre en toute liberté. La conversion forcée des juifs, qui fut pratiquée dans le passé, est à l&#8217;encontre de cette invitation à se mettre librement au service du Christ. En fait, « l&#8217;anti-judaïsme chrétien ne sera dépassé que lorsque nous serons parvenus à percevoir dans un sens positif le &#8216;non&#8217; des juifs à Jésus<a name="_ftnref1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn1">[1]</a> ».</p>
<p align="justify">Car c&#8217;est bien le refus des juifs à reconnaître la messianité de Jésus qui se trouve au cœur de la problématique, poussant ainsi les chrétiens à accuser les juifs d&#8217;être un peuple « déicide ». Pour faire bref, l&#8217;argumentation chrétienne n&#8217;est pas de dire que tout juif ait voulu la mort du Christ, mais qu&#8217;en refusant d&#8217;admettre qu&#8217;il est le Messie, le peuple juif se rend responsable de sa mort. Le chrétien ferait bien d&#8217;admettre ici à quel point l&#8217;image de Dieu prenant  forme humaine et mourant sur une croix est choquante pour le juif, comme l&#8217;avait pressenti d&#8217;ailleurs l&#8217;apôtre Paul : « scandale pour les juifs, folie pour les Grecs » (1 Cor 1.23).</p>
<p align="justify">Il est certain que la théologie chrétienne fait une surenchère de la crucifixion. La croix n&#8217;est-elle pas le symbole de notre identité religieuse ? Rappelons que la mort du Seigneur a été un choc pour les premiers disciples. Et, à la lumière de la résurrection, il s&#8217;agissait d&#8217;un événement dont il fallait bien rendre compte. Si Christ était ressuscité, il fallait désormais donner sens au non-sens, d&#8217;où la « théologie de la Croix » élaborée par Paul. L&#8217;idée du sacrifice sanglant de Jésus a elle-même subi plusieurs interprétations au cours des siècles, la plus célèbre étant celle développée par saint Anselme au XI° siècle, qui explique comment  le Fils serait venu sauver les hommes de la colère du Père et de l&#8217;emprise du diable en mourant sur la croix. Cette idée est totalement absurde pour les juifs. Dieu n&#8217;est pas en colère contre les hommes et il désire encore moins la mort du juste, voire même d&#8217;un sacrifice, pour l&#8217;apaiser :  « c&#8217;est l&#8217;amour qui me plaît, non le sacrifice » (Os. 6.6). L&#8217;idée que Dieu puisse mourir et que ce soit eux, les juifs, qui l&#8217;aient mis à mort, est également absurde. En fait, le concept d&#8217;un Dieu qui s&#8217;incarne, meurt et renaît au printemps est plus grec que juif<a name="_ftnref2" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p align="justify">A la lumière de ces considérations, ne serait-il pas plus sage de dire que Jésus est le Messie des Goyims, qu&#8217;il est <em>notre</em> Christ ? Pourquoi vouloir l&#8217;imposer aux Juifs comme si c&#8217;était le <em>leur</em> ? Et pourquoi voir en eux les meurtriers de <em>notre</em> Dieu ? Un juif n&#8217;aurait pas de mal à ressentir de la compassion devant la condamnation injuste et la mort de Jésus, il pourrait même concevoir la résurrection de Jésus comme la preuve que l&#8217;image de Dieu ne peut être détruite et que la vie, malgré ses épreuves, continue. Mais il ne peut être d&#8217;accord avec le fait de présenter la Résurrection comme l&#8217;acte décisif de Dieu, ou comme l&#8217;événement inaugural de l&#8217;établissement du Royaume de Dieu (Rms 14.7).</p>
<p><strong>Les chrétiens croient-ils que les juifs iront au Paradis ?</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;obstacle majeur entre nos deux religions, c&#8217;est le discours paulinien sur le judaïsme. C&#8217;est de Paul que les chrétiens héritent une vision négative des juifs. Cependant, il est impensable que Dieu puisse renier le peuple qu&#8217;il s&#8217;est choisi. Dieu ne serait-il pas fidèle à ses promesses ? Dans ce cas, il ne sera pas plus fidèle à celle qu&#8217;il nous a faite par l&#8217;intermédiaire de Jésus, qui dit lui-même que « le salut vient des Juifs ». Car si le salut résulte du fait de suivre le Christ, on doit alors admettre la parenté des injonctions entre le judaïsme et le christianisme.</p>
<p align="justify">Jésus résume la Loi entière dans l&#8217;amour de Dieu et des hommes. Des deux commandements cités par Jésus, le premier fait référence au Deutéronome : « Tu aimeras l&#8217;Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes facultés » (Dt. 6.5). Mais les chrétiens, qui aiment à citer ce commandement, ignorent très souvent que le verset qui le précède - « écoute Israël, l&#8217;Eternel est notre Dieu, l&#8217;Eternel est un » &#8211; constitue la prière centrale du judaïsme, son credo en quelque sorte. Les chrétiens ont également tendance à n&#8217;accorder que peu d&#8217;importance aux versets qui suivent ce premier commandement et qui sont des marques de l&#8217;identité juive : « Que les commandements que je te prescris aujourd&#8217;hui soient gravés dans ton cœur. Tu les répèteras à tes enfants ; tu en parleras quand tu resteras dans ta maison et quand tu partiras en chemin : à ton coucher et à ton lever. Tu les lieras sur ta main, et ils seront un témoignage entre tes yeux (les <em>teffilins</em>). Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et de tes villes (la <em>mezouza</em>) » (Dt. 6.4-9). De même la dernière partie du Shema Israël<a name="_ftnref3" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn3">[3]</a> évoque l&#8217;obligation de porter des franges (<em>tsitsits</em>) &#8211; aussi nombreuses que les commandements &#8211; que l&#8217;on retrouve aujourd&#8217;hui sur le châle de prière (<em>tallit</em>) (Nbs 15.37)</p>
<p align="justify">Rappelons encore que nous partageons également la même idée du salut, avec les conceptions concomitantes de résurrection de la chair, de la venue (ou du retour) du Messie, du  jugement dernier, du Royaume de Dieu. La Bible hébraïque est reçue par nous aussi comme Parole de Dieu, même si on l&#8217;entend en des sens différents. La difficulté, pour nous chrétiens, vient du fait de n&#8217;admettre qu&#8217;une seule interprétation possible du texte, à savoir la mort et la résurrection de Jésus. Par exemple, dans l&#8217;épisode du Bon Larron, qu&#8217;est-ce qui le sauve : sa confession de foi (indirecte, car ce n&#8217;est pas lui qui désigne Jésus en tant que Christ, mais son compère) ou sa repentance (« nous méritons ce qui nous arrive ») ? Notons que, dans le deuxième cas, la notion de « retour à Dieu » ou « repentance » (<em>teshouva</em>) est typiquement juive, car un pécheur repentant est plus proche de Dieu que l&#8217;homme juste. Jésus répond: « En vérité, je te le dis, aujourd&#8217;hui, tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23.39-43).</p>
<p align="justify">Qui seront sauvés ? Le Messie reniera-t-il les siens ? Le Rav Joseph Sitruk rapporte les paroles d&#8217;un rabbin disant : « je sais que, quand je mourrais, j&#8217;irais au Paradis. Comment je le sais ? Parce que, quand j&#8217;arriverai là-bas, la première question qui me sera demandée est : &#8216;as-tu étudié la Tora ?&#8217; Alors je répondrais : &#8216;non !&#8217; et j&#8217;entrerai dans le paradis, car pour la première fois de ma vie, j&#8217;aurais dit la vérité ». Dans le judaïsme, l&#8217;idée du paradis est ainsi liée au développement moral de la personne. L&#8217;idée de suivre les 613 <em>mitzvot</em>,  c&#8217;est bien cela. Mais nous n&#8217;y voyons que du légalisme. Pour nous, toutes ces prescriptions ne sont que la Loi. La question devient donc : les Juifs iront-ils au Paradis des chrétiens?</p>
<p align="justify">D&#8217;autant plus que l&#8217;idée du Paradis est une notion fort complexe dans le judaïsme. Le Talmud  raconte comment quatre rabbins sont montés au ciel et sont entrés dans le Paradis. Le premier Ben Azzaï est mort, le second, Ben Zoma, est devenu fou, le troisième Elicha ben Abouya, est devenu hérétique, le dernier, Rabbi Aquiba, est entré en paix et sorti en paix (<em>Talmud Haguiga</em> 14a). Le mot <em>pardes </em>(« jardin », « paradis »)  comporte quatre lettres PRDS indiquant les quatre sens de l&#8217;Ecriture : le sens simple (<em>pchat</em>), l&#8217;intertextualité (<em>rémez</em>), le sens des mots eux-mêmes (<em>drach</em>), et le sens spirituel (<em>sod</em>)<a name="_ftnref4" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn4">[4]</a>. La notion du Paradis est ainsi liée à l&#8217;interprétation des Ecritures. De fait, plusieurs passages de la Torah sont parfaitement incompréhensibles, sans l&#8217;aide de l&#8217;interprétation des rabbins. A nous chrétiens, qui découvrons la richesse du judaïsme, les commentaires du Talmud nous permettent de mieux comprendre l&#8217;ensemble de la Bible et même certaines paroles de Jésus. </p>
<p align="justify">Chaque phrase de la Bible, comme le dit le Talmud, est susceptible de soixante-dix interprétations. Nous avons trop eu tendance à n&#8217;en regarder qu&#8217;une seule valable : la mort et  la résurrection de Jésus. Par exemple, dans le texte :  « Maltraité, il s&#8217;humiliait, il n&#8217;ouvrait pas la bouche, comme l&#8217;agneau qui se laisse mener à l&#8217;abattoir » (Is. 53.7), nous y voyons la Passion du Christ, alors que, comme nous l&#8217;avons vu plus haut, l&#8217;ensemble du texte désigne Israël. Certes, pour nous le Christ ne s&#8217;oppose pas à Israël, mais récapitule en sa personne la figure d&#8217;Israël, dans le sens que tout homme juste (<em>tsadik</em>) représente le « tout Israël ». Mais prenons garde à ne pas christianiser indûment la souffrance du peuple juif qui a été mené, lui aussi, tel « un agneau mené à l&#8217;abattoir ». Elie Wiesel raconte l&#8217;histoire d&#8217;un juif qui, assistant à la pendaison d&#8217;un adolescent dans un camp de concentration durant la Guerre, se demandait « Où est Dieu ? Où est Dieu ? » et qui entendit une voix derrière lui : « Dieu est là, pendu au gibet ». Il est sûr que, même dans le récit de cette histoire affreuse, juifs et chrétiens ne voient pas Dieu de la même façon, sans que la vision de l&#8217;une n&#8217;obstrue celle de l&#8217;autre.</p>
<p align="justify">Interpréter, c&#8217;est créer du sens. Lors du premier discours dans la synagogue de Nazareth (Lc 3.18), Jésus lit: « L&#8217;Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu&#8217;Il m&#8217;a consacré par l&#8217;onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres&#8230; » (Is. 61) et donne un commentaire, d&#8217;une courte  phrase, faisant référence à « l&#8217;accomplissement de l&#8217;Ecriture ».<strong> </strong>Il est vrai que si le verbe « accomplir » signifie pour nous une clôture définitive, ou encore l&#8217;annulation pure et simple de tout ce qui a été écrit auparavant, on dénature le sens. Mais si on entend « accomplir les Ecritures » dans le sens que lui donne Paul Beauchamp, alors nous faisons référence à l&#8217;élasticité du récit total. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une relecture de l&#8217;Ecriture, d&#8217;une lecture chrétienne en l&#8217;occurrence, mais qui n&#8217;épuise pas la totalité du texte. Ou comme le dit Ricœur : « le premier effet de l&#8217;écriture est de conférer au texte une autonomie, une existence indépendante, qui l&#8217;ouvre ainsi à des développements, à des enrichissements ultérieurs, lesquels affectent sa signification même. C&#8217;est ici le lieu de rappeler la magnifique sentence de saint Grégoire le Grand&#8230; : &#8216;l&#8217;Ecriture grandit avec ses lecteurs&#8217;<a name="_ftnref5" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn5">[5]</a> ».</p>
<p align="justify">Pour en revenir à la question du salut, il est difficile de concevoir un Messie qui rejetterait son propre peuple. Jésus envoie ses disciples vers les brebis perdues d&#8217;Israël (Mtt 15.26 ; 10.6 ; Lc 19.10). Il veut leur bien-être et leur salut. Certaines de ses paroles témoignent d&#8217;une grande compassion envers son peuple: il s&#8217;adresse aux pauvres, aux opprimés, aux misérables, aux exclus de la société. Peut-on concevoir qu&#8217;il les laisserait tomber pour une question de croyances, voire de dogmes ? A  bien des égards, la dogmatique chrétienne (Trinité, double Nature du Christ, Résurrection) rend le dialogue interreligieux difficile, sinon quasiment impossible. Nous sommes les héritiers des Grecs par la pensée et notre logique cartésienne, en ce sens, nous conduit souvent à l&#8217;exclusivisme. Si nous voulons un véritable dialogue, nous devons cesser de penser Israël <em>ou </em>Jésus, mais bien Israël <em>et</em> Jésus. Alors seulement pourrons-nous annoncer l&#8217;actualité de l&#8217;existence juive pour le salut des nations. </p>
<p align="center">Jean-Christophe Perrin</p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref1">[1]</a> Frierich-Wilhelm Marquardt, cité par Gilles Bernheim dans <em>Le rabbin et le cardinal</em>, Paris, Stock, p.133.</p>
<p><a name="_ftn2" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref2">[2]</a> Les mythes d&#8217;Attis, Adonis, Tammuz, et aussi Perséphone (une variante du mythe d&#8217;Osiris),  racontent une mort et une renaissance qui correspondent aux cycles de la nature.</p>
<p><a name="_ftn3" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref3">[3]</a> Le Shema Israël est composé de trois passages bibliques : Dt 6.4-9, Dt 11.13-21, et Nbs 15.37-41.</p>
<p><a name="_ftn4" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref4">[4]</a> En scolastique, l&#8217;herméneutique chrétienne distingue également quatre niveaux de sens de l&#8217;Ecriture : le sens littéral, allégorique, tropologique et anagogique.</p>
<p><a name="_ftn5" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref5">[5]</a> Paul Ricœur &amp; André LaCocque, <em>Penser la Bible</em>, Paris, Seuil, p.9.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://erf-dreux.net/Blog/2009/02/22/pour-un-dialogue-judeo-chretien-18-fevrier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
<script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript"> 
</script> 
<script type="text/javascript"> 
  _uacct="UA-2692446-1"; 
  urchinTracker('page Blog'); 
</script> 
 


