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La vérité vous rendra libres - prédication du 7/09/08 - Jean 8,31-47

Monday, September 8th, 2008

 


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Pour télécharger la prédication de Jean-Christophe (audio mp3 - 15Mo) : clic droit sur ce lien :
Predication Jean 8,31-47 (audio mp3)

La prédication portait sur la lecture de Jean 8, 31-45 (lecture suivie du jour) :

Jésus dit alors aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres.
Ils lui répondirent : Nous sommes la descendance d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ?
Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la descendance d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas de place en vous.

Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas ! Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.

J’ai pris quelques notes d’après l’enregistrement audio de la prédication. Vous pouvez télécharger ces notes au format pdf en cliquant sur le lien. Je n’ai pas tout retranscrit, mais il y a, je crois, l’essentiel.
Predication Jean 8,31-47 (texte pdf)

Philippe Riglet

Je suis le pain de vie (Jean 6) - predication du 25 mai 2008

Monday, May 26th, 2008

La prédication de ce dimanche portait sur Jean 6, 55-58, le célèbre passage du Pain de Vie, qui est une explication théologique de l’eucharistie institué par Jésus le soir du Jeudi saint (Math, 26, 26-28) :

« Car ma chair est vraie nourriture et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Et comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il est bien différent de celui que vos pères ont mangé ; ils sont morts eux, mais celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité. » (Jean 6, 55-58)

Vous pouvez télécharger la prédication de Marie-Lise Riglet (3 pages au format pdf) en cliquant sur le lien.

Philippe Riglet

11 mai 2008 Pentecôte : C’est lui l’Esprit de vérité

Saturday, May 17th, 2008

 

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La prédication porte sur Jean 14, 15-27.

Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements; moi je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et ne le connait pas…

Ci après la transcription de la prédication du pasteur Perrin enregistrée sous format audio mp3 (cliquez sur le lien pour la télécharger (clic droit pour enregistrer sur votre PC)

Dans l’Ancien Testament c’est surtout la crainte de Dieu dont il est question. L’homme craint de rencontrer Dieu. Même s’il y a plusieurs mentions de Dieu d’amour dans l’Ancien Testament, en règle générale personne n’a vu Dieu sans mourir. Ce n’est pas une peur devant un Dieu terrible mais plutôt une peur de révérence c’est-à-dire qu’on décrit Dieu comme un Dieu de majesté. Mais Jésus n’annonce pas ce genre de divinité, c’est bien le même Dieu mais pas sous le même angle.

Il n’annonce pas une loi qui doit être suivie sinon la malédiction tombera sur la personne qui ne la suit pas : il demande seulement qu’on réponde a son amour. Il demande qu’on lui soit fidèle sincèrement et se sera la preuve de cette réponse a cet amour. Le mot amour étant tellement galvaudé aujourd’hui, il veut tout dire, d’ailleurs en langue française nous n’avons pas pour dire parler d’amour plusieurs verbes comme en anglais ou encore grec. Vous savez en anglais par exemple entre to love et to like la différence est entre quelque chose que nous aimons et une personne que nous aimons tandis qu’en français nous pouvons aimer avec le même verbe la couleur bleu et son conjoint.

Lorsque Jésus dit « celui qui gardera mes commandements celui la m’aimera », il n’est pas en train de dire qu’on doit avoir un souvenir de lui attendri, même si cela peut aider à élever un peu notre âme des soucis matériels que d’avoir une pensée tendre pour Jésus. On ne parle pas d’un sentimentalisme mais plutôt de suivre quelque chose qu’il nous a donné, un paradoxe, encore une fois comme la Bible semble affectionner les paradoxes, aimer est un ordre auquel nous devons obéir. Et nous avons beaucoup de difficultés à comprendre cela puisque pour nous l’amour égale liberté, cela veut dire « je fais ce que je veux et j’aime qui je veux ». Le texte que nous avons lu en Jean répète 5 fois ce commandement d’amour dans un passage. Il insiste bien « si vous m’aimez vous suivrez mes commandements » et le commandement d’amour en particulier. Pour nous c’est impossible, mais à Dieu tout est possible tout au moins faut- il avoir l’esprit ouvert. C’est comme une fenêtre, qu’on ouvre pour laisser rentrer le soleil ou la fraicheur. Nous ouvrons à l’extérieur. L’Esprit c’est la même chose, il faut qu’il puisse s’ouvrir pour recevoir.

Il est bien question d’esprit ici, de la promesse du saint Esprit; au verset 16 on nous parle du « paracletos ». Je ne vous parle pas souvent en grec mais ce terme est assez connu pour qu’on puisse le citer en grec et assez ambigu puisque c’est difficile de le traduire. Certains parlent simplement du paraclet, les dictionnaires théologiques ou grecs donnent différents sens : défenseur, avocat intercesseur, aide, consolateur. Dans ma traduction j’avais « aide », Nestor a lu « consolateur ». Aucune de ces traductions n‘est inadéquate, chacune correspond à l’esprit qui est donné dans les textes bien que je préfère le mot «rouak», mot hébreu qui désigne ce fameux souffle que Dieu insuffle au premier homme et qui est l’esprit de Dieu. A certains endroits il prend l’allure d’un consolateur. Joël le prophète annonce dans sa prophétie ce don du saint Esprit pour la fin des temps. Il est consolation aussi pour ceux qui sont séparés de Jésus.

Mettez vous a la place des disciples, il y a 2000 ans. C’est une personne à laquelle ils sont fortement attachés, leur maitre, leur ami puisqu’à un moment donné il ne les appelle plus serviteurs mais amis, dans les discours des adieux et après lorsqu’il lave les pieds de ses propres disciples. Donc quelqu’un qui pour eux était tout, puisqu’ils ont tout quitté pour le suivre, pour vivre avec lui. A ceux-là jésus donne cette béatitude « heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés ». Il ne s’agit pas de n’importe quelle affliction, il s’agit surtout de cette affliction qui correspond au manque de la présence du Seigneur bien aimé. Cette absence est intolérable pour les disciples, mais le consolateur, l’Esprit saint va venir pour pouvoir poursuivre l’œuvre de Jésus.

Nous qui n’avons pas connu le Christ visible nous pouvons quand même connaître son Esprit. C’est à dire l’essence de ce qu’il est venu donner, que nous pouvons connaître de façon réelle. C’est vrai que pour le monde l’idée du saint Esprit est la chose la plus irréelle qui soit, la religion est l’opium du peuple disait Marx. Le saint Esprit est un courant d’air, disait quelqu’un, si on ouvre la fenêtre on sent le courant d’air. Cependant, quand nous avons la foi, le saint Esprit est une présence réelle dont tout le monde peut faire l’expérience ici même, maintenant. Il ne s’agit pas d’une fiction, d’un symbole, d’une parole d’espérance, mais de quelque chose que tous les chrétiens de tout âge ont expérimenté, et que nous pouvons expérimenter si nous ouvrons la fenêtre pour laisser rentrer cet Esprit si nous voulons continuer avec cette métaphore du vent. Avec le vent on espère qu’il apportera aussi toutes les bonnes senteurs du jardin. Bien sur c’est une expérience qui dépasse tout ce que nous connaissons, que nous ne pouvons pas nécessairement comprendre.

Nous pouvons découvrir au plus profond de nous même cette présence de Jésus-Christ et cette présence est l’annonce du royaume qu’il n’a cessé d’annoncer. C’est le retour du Christ que nous attendons depuis 2000 ans, la Parousie, quand l’Esprit habite réellement un homme, celui-ci a déjà un avant goût de la perfection finale qui est une parfaire communion avec le Dieu eternel ; c’est ce qui est promis dès le début de la Bible. La vie éternelle n’est pas seulement la promesse d’un avenir espéré mais c’est une réalité qu’on peut toucher du doigt des maintenant. Il peut s’établir entre Dieu et sa créature une véritable communion, nous pouvons le sentir, sentir cette transcendance lorsqu’elle nous habite.

En fait recevoir le saint Esprit correspond à apprendre une nouvelle langue, la langue de Dieu, c’est l’occasion de pouvoir comprendre pleinement l’enseignement qu’il nous a donné et d’entendre son appel. En d’autres termes Jésus nous dit « vivez comme je vous l’ai enseigné, ce sera le signe que vous venez a moi de tout votre cœur, que vous m’aimez réellement. Et faites le non pour être vertueux et être fier de ce que vous aurez accompli, non pour éviter des châtiments par peur de l’enfer, mais faîtes le par amour gratuitement parce que vous avez compris que Dieu vous aime. » Voila ce que le Christ nous dit, vous entrerez alors dans un monde nouveau celui d’un dieu qui vous aime et qui m a envoyé pour que vous le compreniez.

Et la porte de ce nouveau monde n’est pas faite de tous nos mérites, elle n’est pas la peur qui consiste à fuir le châtiment de Dieu. La porte c’est l’amour qui se veut obéissant, d’ailleurs il est dit du Christ qu’il a obéi jusqu’à la croix. Il ne s’agit pas d’une auto flagellation lorsqu’il dit qu’il faut aimer, que c’est un commandement, mais simplement d’accepter que nous ne sommes pas aimables nous ne méritons pas d’être aimés. Encore moins sommes nous capables d’aimer quelqu’un d’autre, c’est la première des conditions. Ce n’est pas simplement aimer sa famille, ses enfants, son chien, là encore, si je voulais paraphraser Jésus, je dirais les non croyants le font aussi. C’est être capable d’ouvrir son cœur et de dire « oui je suis une créature qui a été faite par Dieu, pour Dieu ». Pour ceux qui peuvent le comprendre et l’entendre, aujourd’hui c’est tellement difficile de parler ce langage !

Pour aimer et accepter l’autre comme mon semblable, mon frère, il faut aimer le Christ assez pour le préférer au dessus de tout ce que nous pouvons aimer. Encore une fois, ce langage peut paraître poussiéreux pour beaucoup d’entre vous mais c’est pourtant bien le message. C’est pourtant bien cela que jésus nous dit, d’ouvrir notre cœur notre esprit, d’être parfaitement disponible. Dire « je ne sais rien même pas aimer et toi tu peux me l enseigner et me montrer comment te suivre ». Il ne s’agit pas de comprendre, ce n’est pas l’intérêt, ce n’est pas la morale qui va pouvoir nous le faire accepter, c’est ça souvent notre écueil, nous voulons trop analyser comprendre « oui mais, oui mais », et rester sur une petite vie. Il s’agit simplement de se laisser porter et d’accepter que l’Esprit agisse en nous sans que nous le comprenions.

« Shalom », à la fin il dit « l’Esprit vous donne la paix ». Vous savez bien à quel point ce mot juif est compliqué, même pour les juifs, à quel point leur propre pays est divisé par les guerres et les haines qui séparent. Nous ne somme pas là ce matin pour juger, chacun d’entre nous a sa propre guerre à livrer à l’intérieur de lui-même mais l esprit donne la paix. La paix c’est la promesse dernière cette étape que Dieu promet pour la fin et où on verra régner le bonheur sous la houlette du Messie c’est ce que le prophète Esaïe promet. C’est la promesse d’être en paix avec soi même, avec les autres et avec Dieu. Ouvrons nos cœurs et nos esprits, arrêtons de juger les autres, et nous recevrons ce que nous recherchons toujours sans jamais le retrouver. Amen

prédication de Jean-Christophe Perrin retranscrite par Philippe Riglet

prédication du 04 mai 2008 : “pour qu’ils soient un”

Thursday, May 8th, 2008

La prédication portait sur Jean 17,1-26

… J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. … Je te prie pour eux ; je ne te prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés …

J’ai pris les quelques notes ci-après durant la prédication, complétées avec un enregistrement audio que vous pouvez télécharger sur votre PC (clic droit sur le lien).

« Ce texte est une prière la plus longue de Jésus dans l’évangile de Jean et en même temps un condensé admirable de la christologie johannique. C’est une prière de louange, d’intercession pour les chrétiens.
Il comporte trois parties :
1 – Jésus s’adresse au Père
2 – Il prie pour ses disciples
3 – Jésus intercède pour d’autres croyants qui ne sont pas avec lui. Il inclut les autres croyants dans son projet d’amour.

1 – Jésus s’adresse au Père :
Il y a toute une série de paradoxes typiques chez Jean, lorsque Jésus parle de glorification il désigne sa mise en croix. Dans l’évangile de Jean il est dit que Jésus sera élevé parmi les hommes ce qui a également un double sens d’élevé sur la croix et d’élévation spirituelle et morale. Dieu se révèle en pleine gloire dans cette humiliation jusqu’à la mort. Cette révélation, cette gloire, c’est justement cet amour, qui va jusqu’à la mort. Jésus nous montre qu’il nous aime malgré notre méchanceté malgré notre refus de le voir jusqu’à la croix. Voir la gloire de Dieu c’est voir Dieu lui-même. En Jésus le nom de Dieu qui n’était pas accessible dans l’Ancien Testament est connu.
Jésus nous parle ici d’une prédestination au salut voulue de toute éternité. Il n’y a pas de double prédestination, les uns au salut, les autres à l’enfer. Tout le monde est prédestiné au salut depuis l’éternité, c’est cela qu’il faut annoncer. Cela ne veut pas dire que tout le monde ira au paradis. Ce qui est importe ce n’est pas le paradis, mais la connaissance de Dieu. Le message c’est ce que nous devons faire, c’est que nous devons croire. Ce qui importe c’est de croire dans la joie de la promesse faite de toute l’éternité. Est-ce-que les hommes veulent cela ?

2 – Qu’ils soient un (les disciples)
Jésus dit «je voudrais qu’ils soient un avec toi comme moi je suis un avec mon père». La question initiale qui peut se poser par rapport aux disciples, aux chrétiens, est à qui on appartient, au monde ou à Dieu. Les prêtres catholiques sanctifient des personnes parce qu’ils les considèrent spéciales et en font des saints. La sainteté dans l’Ancien Testament est participation à Dieu une communion avec Dieu semblable à celle du Fils avec le Père. Nous sommes tous appelés à cette sainteté c’est-à-dire à transcender cette nature humaine souvent centrée sur notre ego. La rationalité occidentale, cartésienne revient a ce cogito ergo sum, je pense donc je suis. Cette conviction du « je » nous éloigne parfois de cette communion avec Dieu. Nous croyons être le centre du monde parce que nous pensons. Ce qui est certain, c’est que nous sommes face à un mystère puisqu’en Jésus le jugement dernier et le salut ont lieu maintenant dans notre propre vie. Il y a opposition avec le monde qui se rebelle contre l’amour, le Dieu de l’Evangile. La raison du plus fort a toujours le dernier mot, nous en avons des exemples tous les jours. Jésus prie pour ses disciples. Le monde est hostile pour tout chrétien qui ne cache pas sa foi derrière toutes sortes de justifications. La plupart des gens ne veulent pas de cet évangile. C’est pourtant le monde dans lequel nous devons vivre, nous devons faire face au monde dans lequel nous sommes, avec Foi, car Jésus nous accompagne dans notre vie, face aux critiques.

3 – Unité de tous les chrétiens
Jésus prie pour l’unité de tous les chrétiens, des différentes églises, pour qu’ils soient un. Cette unité que nous faisons de façon symbolique tous les ans avec nos amis les chrétiens de toutes les églises. Pour certains cela traduit peut être le désir de voir une seule église, un clocher. Fantaisie, utopie de croire que tout le monde peut avoir la même façon de pratiquer. Nous avons cette fantaisie, de croire que ce serait tellement mieux si tout le monde avait les mêmes valeurs, les mêmes façons de faire, ce qui est impossible comme nous l’a montré le récit de Babel. Dieu a voulu la diversité. L’unité des chrétiens, c’est dans la communion, et non pas la communion symbolique, puisque là encore nous n’arrivons jamais à nous entendre quand à la cène, mais l’union de savoir que nous croyons au même Dieu d’amour qui est venu pour nous sauver depuis l’éternité. Nous devrons être capables de cette unité comme jésus a dit « je voudrais qu’ils soient un comme moi je suis un avec le Père. ». Non pas être tous pareils, utopie qui justifie toutes les guerres, mais cette acceptation de l’autre différent avec la même compréhension du message central de l’Evangile que Dieu est amour et qu’il veut que nous puissions faire la même chose entre nous cela pourra nous unir. A la fin, l’Eglise et toutes les églises seront avec le Fils en Dieu et cette manifestation dernière sera la manifestation parfaite du dessin éternel de Dieu qui est amour. Amen »

Philippe Riglet, d’après la prédication du pasteur Jean-Christophe Perrin