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	<title>Eglise Réformée de Dreux Marsauceux &#187; oecuménisme</title>
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	<description>Eglise Réformée de France - Paroisse de Dreux Marsauceux - Bienvenue</description>
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		<title>Soirée de prière pour l&#8217;unité des chrétiens à Dreux &#8211; 21 janvier à Dreux</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 19:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une soirée qui a concrétisé notre volonté intacte de persister et progresser avec sérénité dans le dialogue œcuménique à Dreux. Ce dialogue se manifeste au jour le jour à diverses occasions, et au sein de diverses activités, comme les études bibliques communes et le travail de l’association « Bible en Eure et Loir »ou une émission hebdomadaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Une soirée qui a concrétisé notre volonté intacte de persister et progresser avec sérénité dans le dialogue œcuménique à Dreux. Ce dialogue se manifeste au jour le jour à diverses occasions, et au sein de diverses activités, comme les études bibliques communes et le travail de l’association « Bible en Eure et Loir »ou une émission hebdomadaire à Radio Grand-Ciel par exemple.</p>
<p align="justify">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><img title="Pendant la célébration par Emmanuel Blondeau, Jérémie Chamard, JC Perrin" src="http://erf-dreux.net/photos/Album_10/2010_01_21_semaine_unite/DSC00458_w350.JPG" alt="Pendant la célébration par Emmanuel Blondeau, Jérémie Chamard, JC Perrin" width="350" height="263" /><p class="wp-caption-text">Pendant la célébration par Emmanuel Blondeau, Jérémie Chamard, Jean-Christophe Perrin</p></div>
<p align="justify">Cette assemblée à l’Eglise des Rochelles était co-présidée par le père Emmanuel Blondeau, le pasteur évangélique Jérémie Chamard et le pasteur réformé Jean-Christophe Perrin. Trois églises protestantes étaient représentées. Ensemble, nous avons pu prier(en particulier pour Haïti), chanter, et réfléchir, catholiques et protestants mêlés par petits groupes,  au sens de cette phrase :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« Etre témoin de Jésus-Christ, qu’est-ce que cela veut dire pour chacun de nous aujourd’hui ? »</p>
<p align="justify">
</blockquote>
<p align="justify">
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><a href="http://erf-dreux.net/photos/Album_10/2010_01_21_semaine_unite/DSC00460_w1600.JPG" target="_blank"><img title="(Cliquez pour voir l image agrandie)" src="http://erf-dreux.net/photos/Album_10/2010_01_21_semaine_unite/DSC00460_w350.JPG" alt="Un pot nous réunit à la sortie" width="350" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Un pot nous réunit à la sortie</p></div><br />
&nbsp; </p>
<p align="justify">Après un pot de l’amitié préparé par nos amis des Rochelles, qui a prolongé notre dialogue, chacun est reparti heureux et fortifié vers sa vie de tous les jours.</p>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><a href="http://erf-dreux.net/photos/Album_10/2010_01_21_semaine_unite/DSC00462_w1600.JPG" target="_blank"><img title="(Cliquez pour voir l image agrandie)" src="http://erf-dreux.net/photos/Album_10/2010_01_21_semaine_unite/DSC00462_w350.JPG" alt="Pendant le pot de l'amitié" width="350" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Pendant le pot de l'amitié</p></div><br />
&nbsp; </p>
<p align="center">Nicole Soubeyran</p>
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		<title>Pour un dialogue judéo-chrétien &#8211; 18 fevrier 2009</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 15:58:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualites-Paroisse]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[judaisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce texte a été écrit par notre pasteur pour préparer la réunion du 18 février entre juifs et chrétiens.
Le peuple juif est-il le peuple déicide ?
Pour les théologiens modernes, cette question peut sembler carrément absurde. Comment un peuple en son entier peut-il être responsable du sort tragique d&#8217;un seul individu ? De plus, il est à peu près [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce texte a été écrit par notre pasteur pour préparer la réunion du 18 février entre juifs et chrétiens.</em><br />
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<p><strong>Le peuple juif est-il le peuple déicide ?</strong></p>
<p align="justify">Pour les théologiens modernes, cette question peut sembler carrément absurde. Comment un peuple en son entier peut-il être responsable du sort tragique d&#8217;un seul individu ? De plus, il est à peu près certain que la plupart des juifs de l&#8217;époque n&#8217;avait pas même entendu parler de l&#8217;existence de Jésus et encore moins de sa mise à mort sous Ponce Pilate. Cela dit, il faut bien admettre qu&#8217;en milieu chrétien le refus des juifs à accepter Jésus comme le Messie a toujours posé problème. Et quand bien même nous sommes aujourd&#8217;hui sortis de ce que l&#8217;historien Jules Isaac nommait, il y a un demi-siècle, le « temps du mépris », la méfiance chrétienne vis-à-vis du judaïsme, qu&#8217;alimente un bon nombre de préjugés concernant les juifs,  perdure.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 230px"><img title="Chandelier a 7 branches symbole du judaisme" src="http://erf-dreux.net/articles/18_02_09_Menorah_w220.jpg" alt="Chandelier a 7 branches symbole du judaisme" width="220" height="311" /><p class="wp-caption-text">Chandelier a 7 branches symbole du judaisme</p></div>
<p align="justify">L&#8217;accusation de « meurtre » du Christ remonte à Paul (1 Th. 2.15-16) et cette accusation circonstancielle a été reprise par les Pères de l&#8217;Eglise, à savoir par les tenants d&#8217;une religion qui à l&#8217;origine était issue du judaïsme, mais qui s&#8217;en est résolument éloignée par la suite. A cet égard, la doctrine officielle de l&#8217;Eglise devint que les juifs portent le poids de la malédiction divine parce qu&#8217;il ont rejeté le Christ, qui était <em>leur</em> Messie, annoncé par <em>leurs </em>prophètes. C&#8217;est cette croyance qui a permise que l&#8217;on tolère, voire que l&#8217;on initie, les pogromes, les croisades,  la destruction des synagogues et les exterminations de la communauté juive.</p>
<p align="justify">Cependant, le coup de sang de Paul concernant les juifs doit être remis dans le contexte de son époque. Paul est lui-même juif et, bien qu&#8217;il se dispute avec Jacques et Pierre à propos de la circoncision des païens, il est clair que pour Paul, Dieu n&#8217;a pas rejeté son peuple (Rms 11.1-36) et nulle part il n&#8217;écrit que l&#8217;élection soit passée d&#8217;Israël à l&#8217;Eglise. Quant à la phrase : « ce sont eux qui ont tué le Seigneur et les prophètes,&#8230; ils ne plaisent pas à Dieu et sont hostiles à tous les humains », elle va plus ou moins dans le même sens que l&#8217;exclamation de Jésus : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues tes prophètes ! » (Mtt 23.37). Jésus fait référence aux prophètes qui ont été rejeté par le  peuple juif parce que leurs paroles étaient dérangeantes et il sait pertinemment que tel est le sort qui l&#8217;attend lui-même, comme en témoigne la parabole des mauvais vignerons (Mtt 21. 33-41 ; Mc 12.1-12 ; Lc 20.9-1).</p>
<p align="justify">De même, quand Jésus s&#8217;écrie « malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites » il est clair que Jésus ne veut maudire personne. Plutôt que d&#8217;interpréter le mot « malheur » comme une malédiction, on devrait l&#8217;entendre comme une lamentation :  « quel malheur de vous voir vous comporter de la sorte ! » Par ailleurs, cette critique peut très bien s&#8217;adresser à nous aujourd&#8217;hui. Jésus constate que ceux qui auraient dû être les serviteurs de la Parole font exactement le contraire de ce que Dieu attendait d&#8217;eux. C&#8217;est exactement comme si l&#8217;on nous faisait le reproche aujourd&#8217;hui d&#8217;être un mauvais pasteur, d&#8217;être un contre-témoignage de l&#8217;évangile, et que, malheureusement, ce soit un reproche fondé.</p>
<p><span id="more-2392"></span></p>
<p align="justify">Reste que, contrairement aux enseignements des rabbins qui s&#8217;en réfèrent toujours aux textes, le message évangélique est essentiellement fondé sur la seule personne de Jésus. Jésus s&#8217;affirme « le seul maître » (Matt 23.10), l&#8217;unique médiateur : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14.6). On peut voir, dans cette dernière affirmation, une certaine exclusivité qui se concentre sur la suivance du Christ, mais celle-ci ne va pas jusqu&#8217;à enjoindre l&#8217;exclusion, un pas qui est pourtant franchis par certains.  Jésus dit plutôt : « Viens et suis-moi » (Matt19.16-22). Cette injonction, qui  résume toute la spiritualité chrétienne, s&#8217;adresse à chaque individu, indépendamment de toute médiation extérieure, et chacun est appelé à y répondre en toute liberté. La conversion forcée des juifs, qui fut pratiquée dans le passé, est à l&#8217;encontre de cette invitation à se mettre librement au service du Christ. En fait, « l&#8217;anti-judaïsme chrétien ne sera dépassé que lorsque nous serons parvenus à percevoir dans un sens positif le &#8216;non&#8217; des juifs à Jésus<a name="_ftnref1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn1">[1]</a> ».</p>
<p align="justify">Car c&#8217;est bien le refus des juifs à reconnaître la messianité de Jésus qui se trouve au cœur de la problématique, poussant ainsi les chrétiens à accuser les juifs d&#8217;être un peuple « déicide ». Pour faire bref, l&#8217;argumentation chrétienne n&#8217;est pas de dire que tout juif ait voulu la mort du Christ, mais qu&#8217;en refusant d&#8217;admettre qu&#8217;il est le Messie, le peuple juif se rend responsable de sa mort. Le chrétien ferait bien d&#8217;admettre ici à quel point l&#8217;image de Dieu prenant  forme humaine et mourant sur une croix est choquante pour le juif, comme l&#8217;avait pressenti d&#8217;ailleurs l&#8217;apôtre Paul : « scandale pour les juifs, folie pour les Grecs » (1 Cor 1.23).</p>
<p align="justify">Il est certain que la théologie chrétienne fait une surenchère de la crucifixion. La croix n&#8217;est-elle pas le symbole de notre identité religieuse ? Rappelons que la mort du Seigneur a été un choc pour les premiers disciples. Et, à la lumière de la résurrection, il s&#8217;agissait d&#8217;un événement dont il fallait bien rendre compte. Si Christ était ressuscité, il fallait désormais donner sens au non-sens, d&#8217;où la « théologie de la Croix » élaborée par Paul. L&#8217;idée du sacrifice sanglant de Jésus a elle-même subi plusieurs interprétations au cours des siècles, la plus célèbre étant celle développée par saint Anselme au XI° siècle, qui explique comment  le Fils serait venu sauver les hommes de la colère du Père et de l&#8217;emprise du diable en mourant sur la croix. Cette idée est totalement absurde pour les juifs. Dieu n&#8217;est pas en colère contre les hommes et il désire encore moins la mort du juste, voire même d&#8217;un sacrifice, pour l&#8217;apaiser :  « c&#8217;est l&#8217;amour qui me plaît, non le sacrifice » (Os. 6.6). L&#8217;idée que Dieu puisse mourir et que ce soit eux, les juifs, qui l&#8217;aient mis à mort, est également absurde. En fait, le concept d&#8217;un Dieu qui s&#8217;incarne, meurt et renaît au printemps est plus grec que juif<a name="_ftnref2" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p align="justify">A la lumière de ces considérations, ne serait-il pas plus sage de dire que Jésus est le Messie des Goyims, qu&#8217;il est <em>notre</em> Christ ? Pourquoi vouloir l&#8217;imposer aux Juifs comme si c&#8217;était le <em>leur</em> ? Et pourquoi voir en eux les meurtriers de <em>notre</em> Dieu ? Un juif n&#8217;aurait pas de mal à ressentir de la compassion devant la condamnation injuste et la mort de Jésus, il pourrait même concevoir la résurrection de Jésus comme la preuve que l&#8217;image de Dieu ne peut être détruite et que la vie, malgré ses épreuves, continue. Mais il ne peut être d&#8217;accord avec le fait de présenter la Résurrection comme l&#8217;acte décisif de Dieu, ou comme l&#8217;événement inaugural de l&#8217;établissement du Royaume de Dieu (Rms 14.7).</p>
<p><strong>Les chrétiens croient-ils que les juifs iront au Paradis ?</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;obstacle majeur entre nos deux religions, c&#8217;est le discours paulinien sur le judaïsme. C&#8217;est de Paul que les chrétiens héritent une vision négative des juifs. Cependant, il est impensable que Dieu puisse renier le peuple qu&#8217;il s&#8217;est choisi. Dieu ne serait-il pas fidèle à ses promesses ? Dans ce cas, il ne sera pas plus fidèle à celle qu&#8217;il nous a faite par l&#8217;intermédiaire de Jésus, qui dit lui-même que « le salut vient des Juifs ». Car si le salut résulte du fait de suivre le Christ, on doit alors admettre la parenté des injonctions entre le judaïsme et le christianisme.</p>
<p align="justify">Jésus résume la Loi entière dans l&#8217;amour de Dieu et des hommes. Des deux commandements cités par Jésus, le premier fait référence au Deutéronome : « Tu aimeras l&#8217;Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes facultés » (Dt. 6.5). Mais les chrétiens, qui aiment à citer ce commandement, ignorent très souvent que le verset qui le précède - « écoute Israël, l&#8217;Eternel est notre Dieu, l&#8217;Eternel est un » &#8211; constitue la prière centrale du judaïsme, son credo en quelque sorte. Les chrétiens ont également tendance à n&#8217;accorder que peu d&#8217;importance aux versets qui suivent ce premier commandement et qui sont des marques de l&#8217;identité juive : « Que les commandements que je te prescris aujourd&#8217;hui soient gravés dans ton cœur. Tu les répèteras à tes enfants ; tu en parleras quand tu resteras dans ta maison et quand tu partiras en chemin : à ton coucher et à ton lever. Tu les lieras sur ta main, et ils seront un témoignage entre tes yeux (les <em>teffilins</em>). Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et de tes villes (la <em>mezouza</em>) » (Dt. 6.4-9). De même la dernière partie du Shema Israël<a name="_ftnref3" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn3">[3]</a> évoque l&#8217;obligation de porter des franges (<em>tsitsits</em>) &#8211; aussi nombreuses que les commandements &#8211; que l&#8217;on retrouve aujourd&#8217;hui sur le châle de prière (<em>tallit</em>) (Nbs 15.37)</p>
<p align="justify">Rappelons encore que nous partageons également la même idée du salut, avec les conceptions concomitantes de résurrection de la chair, de la venue (ou du retour) du Messie, du  jugement dernier, du Royaume de Dieu. La Bible hébraïque est reçue par nous aussi comme Parole de Dieu, même si on l&#8217;entend en des sens différents. La difficulté, pour nous chrétiens, vient du fait de n&#8217;admettre qu&#8217;une seule interprétation possible du texte, à savoir la mort et la résurrection de Jésus. Par exemple, dans l&#8217;épisode du Bon Larron, qu&#8217;est-ce qui le sauve : sa confession de foi (indirecte, car ce n&#8217;est pas lui qui désigne Jésus en tant que Christ, mais son compère) ou sa repentance (« nous méritons ce qui nous arrive ») ? Notons que, dans le deuxième cas, la notion de « retour à Dieu » ou « repentance » (<em>teshouva</em>) est typiquement juive, car un pécheur repentant est plus proche de Dieu que l&#8217;homme juste. Jésus répond: « En vérité, je te le dis, aujourd&#8217;hui, tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23.39-43).</p>
<p align="justify">Qui seront sauvés ? Le Messie reniera-t-il les siens ? Le Rav Joseph Sitruk rapporte les paroles d&#8217;un rabbin disant : « je sais que, quand je mourrais, j&#8217;irais au Paradis. Comment je le sais ? Parce que, quand j&#8217;arriverai là-bas, la première question qui me sera demandée est : &#8216;as-tu étudié la Tora ?&#8217; Alors je répondrais : &#8216;non !&#8217; et j&#8217;entrerai dans le paradis, car pour la première fois de ma vie, j&#8217;aurais dit la vérité ». Dans le judaïsme, l&#8217;idée du paradis est ainsi liée au développement moral de la personne. L&#8217;idée de suivre les 613 <em>mitzvot</em>,  c&#8217;est bien cela. Mais nous n&#8217;y voyons que du légalisme. Pour nous, toutes ces prescriptions ne sont que la Loi. La question devient donc : les Juifs iront-ils au Paradis des chrétiens?</p>
<p align="justify">D&#8217;autant plus que l&#8217;idée du Paradis est une notion fort complexe dans le judaïsme. Le Talmud  raconte comment quatre rabbins sont montés au ciel et sont entrés dans le Paradis. Le premier Ben Azzaï est mort, le second, Ben Zoma, est devenu fou, le troisième Elicha ben Abouya, est devenu hérétique, le dernier, Rabbi Aquiba, est entré en paix et sorti en paix (<em>Talmud Haguiga</em> 14a). Le mot <em>pardes </em>(« jardin », « paradis »)  comporte quatre lettres PRDS indiquant les quatre sens de l&#8217;Ecriture : le sens simple (<em>pchat</em>), l&#8217;intertextualité (<em>rémez</em>), le sens des mots eux-mêmes (<em>drach</em>), et le sens spirituel (<em>sod</em>)<a name="_ftnref4" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn4">[4]</a>. La notion du Paradis est ainsi liée à l&#8217;interprétation des Ecritures. De fait, plusieurs passages de la Torah sont parfaitement incompréhensibles, sans l&#8217;aide de l&#8217;interprétation des rabbins. A nous chrétiens, qui découvrons la richesse du judaïsme, les commentaires du Talmud nous permettent de mieux comprendre l&#8217;ensemble de la Bible et même certaines paroles de Jésus. </p>
<p align="justify">Chaque phrase de la Bible, comme le dit le Talmud, est susceptible de soixante-dix interprétations. Nous avons trop eu tendance à n&#8217;en regarder qu&#8217;une seule valable : la mort et  la résurrection de Jésus. Par exemple, dans le texte :  « Maltraité, il s&#8217;humiliait, il n&#8217;ouvrait pas la bouche, comme l&#8217;agneau qui se laisse mener à l&#8217;abattoir » (Is. 53.7), nous y voyons la Passion du Christ, alors que, comme nous l&#8217;avons vu plus haut, l&#8217;ensemble du texte désigne Israël. Certes, pour nous le Christ ne s&#8217;oppose pas à Israël, mais récapitule en sa personne la figure d&#8217;Israël, dans le sens que tout homme juste (<em>tsadik</em>) représente le « tout Israël ». Mais prenons garde à ne pas christianiser indûment la souffrance du peuple juif qui a été mené, lui aussi, tel « un agneau mené à l&#8217;abattoir ». Elie Wiesel raconte l&#8217;histoire d&#8217;un juif qui, assistant à la pendaison d&#8217;un adolescent dans un camp de concentration durant la Guerre, se demandait « Où est Dieu ? Où est Dieu ? » et qui entendit une voix derrière lui : « Dieu est là, pendu au gibet ». Il est sûr que, même dans le récit de cette histoire affreuse, juifs et chrétiens ne voient pas Dieu de la même façon, sans que la vision de l&#8217;une n&#8217;obstrue celle de l&#8217;autre.</p>
<p align="justify">Interpréter, c&#8217;est créer du sens. Lors du premier discours dans la synagogue de Nazareth (Lc 3.18), Jésus lit: « L&#8217;Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu&#8217;Il m&#8217;a consacré par l&#8217;onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres&#8230; » (Is. 61) et donne un commentaire, d&#8217;une courte  phrase, faisant référence à « l&#8217;accomplissement de l&#8217;Ecriture ».<strong> </strong>Il est vrai que si le verbe « accomplir » signifie pour nous une clôture définitive, ou encore l&#8217;annulation pure et simple de tout ce qui a été écrit auparavant, on dénature le sens. Mais si on entend « accomplir les Ecritures » dans le sens que lui donne Paul Beauchamp, alors nous faisons référence à l&#8217;élasticité du récit total. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une relecture de l&#8217;Ecriture, d&#8217;une lecture chrétienne en l&#8217;occurrence, mais qui n&#8217;épuise pas la totalité du texte. Ou comme le dit Ricœur : « le premier effet de l&#8217;écriture est de conférer au texte une autonomie, une existence indépendante, qui l&#8217;ouvre ainsi à des développements, à des enrichissements ultérieurs, lesquels affectent sa signification même. C&#8217;est ici le lieu de rappeler la magnifique sentence de saint Grégoire le Grand&#8230; : &#8216;l&#8217;Ecriture grandit avec ses lecteurs&#8217;<a name="_ftnref5" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftn5">[5]</a> ».</p>
<p align="justify">Pour en revenir à la question du salut, il est difficile de concevoir un Messie qui rejetterait son propre peuple. Jésus envoie ses disciples vers les brebis perdues d&#8217;Israël (Mtt 15.26 ; 10.6 ; Lc 19.10). Il veut leur bien-être et leur salut. Certaines de ses paroles témoignent d&#8217;une grande compassion envers son peuple: il s&#8217;adresse aux pauvres, aux opprimés, aux misérables, aux exclus de la société. Peut-on concevoir qu&#8217;il les laisserait tomber pour une question de croyances, voire de dogmes ? A  bien des égards, la dogmatique chrétienne (Trinité, double Nature du Christ, Résurrection) rend le dialogue interreligieux difficile, sinon quasiment impossible. Nous sommes les héritiers des Grecs par la pensée et notre logique cartésienne, en ce sens, nous conduit souvent à l&#8217;exclusivisme. Si nous voulons un véritable dialogue, nous devons cesser de penser Israël <em>ou </em>Jésus, mais bien Israël <em>et</em> Jésus. Alors seulement pourrons-nous annoncer l&#8217;actualité de l&#8217;existence juive pour le salut des nations. </p>
<p align="center">Jean-Christophe Perrin</p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref1">[1]</a> Frierich-Wilhelm Marquardt, cité par Gilles Bernheim dans <em>Le rabbin et le cardinal</em>, Paris, Stock, p.133.</p>
<p><a name="_ftn2" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref2">[2]</a> Les mythes d&#8217;Attis, Adonis, Tammuz, et aussi Perséphone (une variante du mythe d&#8217;Osiris),  racontent une mort et une renaissance qui correspondent aux cycles de la nature.</p>
<p><a name="_ftn3" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref3">[3]</a> Le Shema Israël est composé de trois passages bibliques : Dt 6.4-9, Dt 11.13-21, et Nbs 15.37-41.</p>
<p><a name="_ftn4" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref4">[4]</a> En scolastique, l&#8217;herméneutique chrétienne distingue également quatre niveaux de sens de l&#8217;Ecriture : le sens littéral, allégorique, tropologique et anagogique.</p>
<p><a name="_ftn5" href="http://erf-dreux.net/Blog/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/blank.htm#_ftnref5">[5]</a> Paul Ricœur &amp; André LaCocque, <em>Penser la Bible</em>, Paris, Seuil, p.9.</p>
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		<title>La mission oecuménique</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 19:18:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meditations - Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Perrin]]></category>
		<category><![CDATA[oecuménisme]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 
 Nous vivons dans un monde qui est de moins en moins chrétien. Dans une telle situation, vouloir que les Eglises continuent à se conduire comme à l&#8217;ère de l&#8217;Eglise constantinienne est  voué à l&#8217;échec. D&#8217;un autre côté, la volonté de se conformer à la culture ambiante afin de vendre l&#8217;Evangile, mais dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; <br />
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<p align="justify"> Nous vivons dans un monde qui est de moins en moins chrétien. Dans une telle situation, vouloir que les Eglises continuent à se conduire comme à l&#8217;ère de l&#8217;Eglise constantinienne est  voué à l&#8217;échec. D&#8217;un autre côté, la volonté de se conformer à la culture ambiante afin de vendre l&#8217;Evangile, mais dans une situation où le christianisme contribue de moins en moins à la former, ne vaut guère mieux. Que faire alors? Nous ne devons pas abdiquer, mais retourner aux sources de notre foi. Dans une Eglise en diaspora, on doit confesser avec une force nouvelle Jésus-Christ comme la norme de la vie chrétienne si on ne veut pas que la foi soit dissoute par les « acides de la modernité ». </p>
<p align="justify"> Force est pour nous de constater que la déchristianisation se situe non seulement dans la société, mais aussi au sein même de nos communautés ecclésiales. Les Eglises sont soumises à la pression d&#8217;une demande du grand public pour qu&#8217;elles deviennent des supermarchés où l&#8217;on trouve des produits religieux de toutes sortes avec pour résultat que leurs caractéristiques chrétiennes spécifiques sont de plus en plus marginales. Nous sommes désemparés devant cette situation et craignons la disparition complète du christianisme. </p>
<p align="justify"> Ce phénomène de déchristianisation n&#8217;est cependant pas une aberration, mais une partie du plan de Dieu. A bien des égards, il s&#8217;avère être un appel missionnaire <em>ad gentes. </em>L&#8217;Eglise est en effet de retour à une situation semblable à celle des premiers siècles et  notre responsabilité première est de rechristianiser des cultures entières. Ce principe d&#8217;évangélisation a été mis en exergue par le pape Jean-Paul II, dans son <em>Redemptoris missio</em>, une encyclique qui débute en disant que « la mission du Christ Rédempteur, confiée à l&#8217;Eglise, est encore bien loin de son achèvement ». Et cette mission concerne tous les chrétiens, tous les diocèses et toutes les paroisses, toutes les institutions et toutes les associations ecclésiales. </p>
<p align="justify"> On peut voir, dans cet appel missionnaire, un avenir prometteur pour l&#8217;œcuménisme. En effet,  les communautés pratiquant le culte dans un environnement de moins en moins chrétien sont de nouveau dépendantes les unes des autres. Et, en dépit de certaines différences, il subsiste, en chaque église chrétienne, une unité « méta-doctrinale » des axiomes qui assurent que les règles restent dans les limites du jeu du langage chrétien. En ce sens, un christianisme recatholicisé (vraiment « universel »), analogue en quelque sorte à celui des premiers siècles, pourrait très bien être le triomphe, et non la fin, de la Réforme. </p>
<p align="justify"> Pour ce faire, la reconquête d&#8217;une herméneutique biblique pré-moderne est cruciale. La Bible  est censée expliquer qui est Jésus-Christ. Aller en deçà ou au-delà du texte, c&#8217;est dénaturer sa force en tant que témoignage et manuel de la foi vivante. Les Ecritures ne sont assujetties à aucune autre autorité que leur propre référence et leur propre interprétation. C&#8217;est d&#8217;abord à travers le texte inspiré des Ecritures et dans l&#8217;action et l&#8217;enseignement de l&#8217;Eglise que l&#8217;œuvre salvifique de Dieu entre dans le monde pour le transformer. L&#8217;Ecriture crée son propre domaine de signification et la tâche de l&#8217;interprétation est d&#8217;étendre celui-ci à l&#8217;ensemble de la réalité. Les Ecritures ont été capables de créer un univers chrétien au fil des siècles. Chaque période, chaque culture pouvaient être interpellés directement par Dieu parlant dans et à travers les Ecritures. C&#8217;est pour ainsi dire le texte qui absorbe le monde et non l&#8217;inverse. </p>
<p align="justify"> Bien entendu, dans un monde déchristianisé, ne se référer qu&#8217;à l&#8217;autorité de la Bible ou du Magistère devient totalement dénué de sens. De même, il est absurde de supposer que les hommes et les femmes contemporains qui fabriquent leur propre religion à la manière d&#8217;un <em>patchwork</em>, font suffisamment preuve de sentiment religieux pour participer pleinement aux pratiques internes de l&#8217;Eglise. Les théologiens ne peuvent pas non plus partir du  principe que les modes de pensée et de langage qu&#8217;ils utilisent soient compris par l&#8217;ensemble des croyants.  En effet, la plupart des membres d&#8217;Eglises eux-mêmes sont fondamentalement analphabètes lorsqu&#8217;on en vient à utiliser un discours spécifiquement chrétien. Il existe d&#8217;ailleurs une erreur fort répandue qui consiste à croire que savoir quelques bribes du langage d&#8217;une religion suffit pour la connaître, alors qu&#8217;il ne viendrait à l&#8217;idée de personne de faire cette supposition pour le latin ou pour l&#8217;anglais. De fait, une demi-vérité n&#8217;est pas une vérité et des bribes de croyances ne constituent pas la foi. </p>
<p align="justify"> Ce qui compte, finalement, c&#8217;est d&#8217;apprendre à utiliser les paradigmes chrétiens dans la prière, la louange, l&#8217;exhortation et l&#8217;action pour façonner les détails tout à fait ordinaires de nos pensées et de nos vies. La tâche des chrétiens est d&#8217;absorber le monde dans leur vision biblique et liturgique, c&#8217;est-à-dire absorber toutes choses dans le Royaume de Dieu. En un tel moment de l&#8217;histoire, il est crucial de ne pas succomber trop facilement aux transpositions du texte chrétien dans des catégories extérieures, mais plutôt de ré-imaginer et de remettre en œuvre le langage de la foi. Ce qui est finalement décisif n&#8217;est pas l&#8217;accord théologique entre experts, mais savoir s&#8217;il est ou non possible de découvrir et de créer une nouvelle identité commune qui puisse embrasser la pensée et la pratique des Eglises. Dans ce contexte, une coopération interconfessionnelle laisse présager une puissante relecture de la tradition pour un nouvel âge œcuménique.</p>
<p> </p>
<p align="center">Pasteur JC PERRIN.  </p>
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		<title>Ils seront unis dans ta main &#8211; semaine de l&#8217;unité 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 11:16:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualites-Paroisse]]></category>
		<category><![CDATA[Ezéchiel]]></category>
		<category><![CDATA[oecuménisme]]></category>
		<category><![CDATA[unité]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi 19 janvier 20h30, nous partagerons au temple de Dreux une célébration œcuménique avec les catholiques et les autres Eglises protestantes du Drouais pour la semaine de l&#8217;unité.
La Semaine de prière pour l&#8217;unité des chrétiens est célébrée du 18 au 25 janvier. Ces dates furent proposées en 1908 par le prêtre épiscopalien (anglican) Paul Watson [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lundi 19 janvier 20h30, nous partagerons au temple de Dreux une célébration œcuménique avec les catholiques et les autres Eglises protestantes du Drouais pour la semaine de l&#8217;unité.</p>
<p align="justify">La Semaine de prière pour l&#8217;unité des chrétiens est célébrée du 18 au 25 janvier. Ces dates furent proposées en 1908 par le prêtre épiscopalien (anglican) Paul Watson de manière à couvrir la période entre la fête de saint Pierre et celle de saint Paul (voir le <a href="http://www.oikoumene.org/fr/coe.html"><strong>site </strong></a>du conseil Œcuménique des Eglises) .</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 265px"><a href="http://erf-dreux.net/photos/Album_08/23_01_08_VeilleeOecumenique/23_01_08_VeilleeOecumenique-04.JPG" target="_blank"><img title="Le père Emmanuel Blondeau curé doyen de Dreux et les pasteurs protestants à la célébration oecuménique de 2008" src="http://erf-dreux.net/photos/Album_08/23_01_08_VeilleeOecumenique/23_01_08_VeilleeOecumenique-04_w255.JPG" alt="Le père Emmanuel Blondeau curé doyen de Dreux et les pasteurs protestants à la célébration oecuménique de 2008" width="255" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Le père Emmanuel Blondeau curé doyen de Dreux et les pasteurs protestants à la célébration oecuménique de 2008</p></div>
<p align="justify">Ce sont les chrétiens de Corée qui ont préparé la Semaine de prière pour l&#8217;unité des chrétiens 2009. (Voir le <a href="http://erf-dreux.net/articles/WOP2009_fre.pdf" target="_blank"><strong> document </strong> </a> de préparation en PDF).</p>
<p align="justify">Dans ce pays coexistent de nombreuses Églises séparées. Aujourd&#8217;hui encore, les divisions sur les questions fondamentales de la foi et de la vie de disciple du Christ portent gravement atteinte au témoignage des chrétiens dans le monde. Les Églises de Corée ont cherché leur inspiration chez Ézéchiel qui vécut, comme eux, dans un pays divisé et qui aspirait à l&#8217;unité de son peuple. Dans un geste symbolique (<em>Ez 37, 15‑28</em>), le prophète inscrit les noms des tribus d&#8217;Israël sur deux morceaux de bois qui deviennent un dans la main de Dieu :</p>
<blockquote>
<p align="justify">Il y eut une parole du Seigneur pour moi :<br />
« Toi, fils d&#8217;homme, prends un morceau de bois, écris dessus : Juda et les fils d&#8217;Israël qui lui sont associés. Puis prends un autre morceau de bois, écris dessus : Joseph &#8211; ce sera le bois d&#8217;Ephraïm &#8211; et toute la maison d&#8217;Israël qui lui est associée.<br />
Rapproche ces morceaux l&#8217;un contre l&#8217;autre pour en former un seul ; ils seront unis dans ta main.<br />
Lorsque les gens de ton peuple te diront : &#8220;Ne veux-tu pas nous expliquer ce que tu fais ? &#8220;,<br />
dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais prendre le morceau de bois de Joseph &#8211; qui est dans la main d&#8217;Ephraïm &#8211; et des tribus d&#8217;Israël qui lui sont associées ; je les placerai contre lui, c&#8217;est-à-dire contre le morceau de bois de Juda ; j&#8217;en ferai un seul morceau et ils seront un dans ma main&#8230;.</p></blockquote>
<p align="justify">C&#8217;est bien la même espérance qui habite le cœur des chrétiens aujourd&#8217;hui : ce que l&#8217;être humain est incapable de faire, la puissance de Dieu peut l&#8217;accomplir ; à la division peut succéder l&#8217;unité.</p>
<p align="justify">Chaque année à Dreux cette semaine est marquée par une veillée de prière partagée entre les catholiques et les différentes églises protestantes. Cette veillée de prière, comme nos autres partages œcuméniques (études bibliques de Dreux et de St Lubin, Café Théo) est une occasion d&#8217;échange de nos convictions, et d&#8217;approfondissement de notre foi. Venez nombreux le lundi 19 janvier.</p>
<p align="justify"> Philippe Riglet </p>
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